Découvrez les villes emblématiques du Loiret
Le département s’articule autour d’une métropole ligérienne, d’une ville d’eau à l’est et d’un chapelet de bourgs classés le long du fleuve et des canaux. Les fiches ci-dessous rassemblent les activités, les sites et les prestataires recensés autour de chaque commune. Orléans : la préfecture et ses 116 357 habitants, sa cathédrale Sainte-Croix et la mémoire de Jeanne d’Arc. Montargis : la Venise du Gâtinais, ses 131 ponts et passerelles et ses pralines. Gien : son château-musée dominant la Loire et sa faïencerie fondée en 1821. Pithiviers : la ville du gâteau feuilleté à la frangipane, aux portes de la Beauce. Beaugency : son donjon du XIe siècle et son pont médiéval sur la Loire. Sully-sur-Loire : le château à douves qui marque la limite est du Val de Loire UNESCO. Meung-sur-Loire : sa collégiale, son château et les canaux des Mauves. Saint-Benoît-sur-Loire : l’abbaye de Fleury et sa basilique romane, Petite Cité de Caractère. Germigny-des-Prés : son oratoire carolingien de 806 abrite la seule mosaïque byzantine de France. Cléry-Saint-André : la basilique Notre-Dame, bâtie de 1449 à 1485, où repose Louis XI. Yèvre-le-Châtel : seul Plus Beau Village de France du département, forteresse du XIIIe siècle labellisée Jardin remarquable. Ferrières-en-Gâtinais et Châtillon-Coligny : deux Petites Cités de Caractère du Gâtinais. Olivet : les bords du Loiret, ses moulins et le parc floral de la Source. Jargeau : port de Loire et capitale de l’andouille.
Quels monuments et musées visiter dans le Loiret ?
L’oratoire carolingien de Germigny-des-Prés, construit entre 803 et 806 pour l’évêque d’Orléans Théodulf, conserve la seule mosaïque byzantine de France, redécouverte vers 1820 et représentant l’Arche d’Alliance entre deux anges. À quelques kilomètres, l’abbaye de Fleury à Saint-Benoît-sur-Loire déploie l’une des plus grandes basiliques romanes du pays. Ajoutez la cathédrale Sainte-Croix d’Orléans, la basilique Notre-Dame de Cléry bâtie de 1449 à 1485 où repose Louis XI, les châteaux de Sully-sur-Loire, de Gien, de Chamerolles et de La Bussière, ainsi que les musées orléanais des Beaux-Arts et de l’Hôtel Cabu.
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Le Loiret, le coude de la Loire et la plus grande forêt de France
Orléans, la ville que la Loire a placée là. Tout part d’un accident de géographie. Remontant vers le nord depuis le Massif central, la Loire atteint à Orléans le point le plus proche de Paris, à environ 120 kilomètres, avant de repartir vers l’ouest. Ce coude a fait de la ville un point de rupture de charge pendant deux mille ans : ce qui remontait le fleuve y était déchargé pour rejoindre la capitale par la route, puis par le canal. La marine de Loire, avec ses bateaux à fond plat et à voile carrée, y a prospéré jusqu’à l’arrivée du chemin de fer. La ville en garde ses quais, ses ports et un festival : le Festival de Loire, créé en 2003 et organisé les années impaires fin septembre, réunit sur les quais le plus grand rassemblement de marine fluviale d’Europe, avec plus de deux cents bateaux et une fréquentation qui a atteint environ 750 000 visiteurs lors de l’édition record de 2017. Orléans est aussi indissociable de Jeanne d’Arc, qui y fait lever le siège anglais le 8 mai 1429 : la ville le commémore chaque année depuis, ce qui en fait l’une des plus anciennes fêtes civiques de France. La cathédrale Sainte-Croix, reconstruite après les guerres de Religion et achevée au XIXe siècle, domine un centre historique reconstitué après les destructions de 1940.
Une forêt domaniale sans équivalent en France. Au nord et à l’est de la ville commence un massif que peu de visiteurs mesurent correctement. La forêt d’Orléans couvre environ 50 000 hectares, dont près de 35 000 en domanial, s’étend sur 35 communes et se déploie sur une soixantaine de kilomètres entre Orléans et Gien : c’est la plus vaste forêt domaniale de France métropolitaine. Le chêne pédonculé y représente plus de la moitié du peuplement, le pin sylvestre environ un tiers, ce qui donne des ambiances très contrastées d’un secteur à l’autre. Elle abrite un symbole de la reconquête écologique française : le balbuzard pêcheur, rapace piscivore disparu du continent, y a recolonisé un site en 1984 et s’y reproduit depuis, ce qui a justifié la création d’observatoires et de zones de quiétude. Les GR 3 et GR 32 la traversent, avec l’étang de la Vallée et un arboretum comme points d’ancrage. Plus au sud, la Sologne loirétaine prolonge ce couvert forestier de ses bois, de ses landes et de ses étangs, tandis que le long du fleuve, la réserve naturelle nationale de Saint-Mesmin protège depuis 2006 les 263 hectares d’une Loire laissée à ses bancs de sable, où l’on a recensé 261 espèces d’oiseaux et 748 espèces végétales.
Un patrimoine carolingien, royal et industriel. Le Loiret conserve un monument que rien ne laisse deviner de l’extérieur. À Germigny-des-Prés, l’oratoire bâti entre 803 et 806 pour Théodulf, évêque d’Orléans et proche de Charlemagne, abrite dans son abside une mosaïque byzantine figurant l’Arche d’Alliance encadrée de deux anges : c’est la seule mosaïque de ce type conservée en France, redécouverte vers 1820 et classée dès la première liste des monuments historiques en 1840. À cinq kilomètres, l’abbaye de Fleury, à Saint-Benoît-sur-Loire, aligne l’une des plus vastes basiliques romanes du pays, avec son clocher-porche à chapiteaux sculptés. La suite est royale. À Cléry-Saint-André, Louis XI fait bâtir de 1449 à 1485 la basilique Notre-Dame après un vœu de guerre, et choisit d’y être inhumé plutôt qu’à Saint-Denis. À Sully-sur-Loire, la forteresse à douves, dont la charpente médiévale est l’une des mieux conservées d’Europe, marque la porte d’entrée du Val de Loire inscrit à l’UNESCO. À Beaugency, un donjon du XIe siècle et un pont médiéval commandent le passage du fleuve. Puis vient l’ère industrielle : en 1821, un Anglais installe à Gien, dans un ancien couvent, une manufacture de faïence qui deviendra l’une des grandes maisons françaises et fournira, de 1906 à 1980, les plaques de céramique du métro parisien. À Montargis, ce sont les canaux qui font le paysage urbain, avec 131 ponts et passerelles enjambant les bras du Loing, d’où le surnom de Venise du Gâtinais.
Un département que l’on parcourt au fil de l’eau. Le Loiret a fait de ses voies d’eau une colonne vertébrale touristique. Trois canaux, ceux d’Orléans, de Briare et du Loing, complètent la Loire et permettent des itinéraires en boucle : la boucle Loiret au fil de l’eau relie ainsi le fleuve et les canaux sur environ 200 kilomètres. Depuis 2025, la voie verte du canal d’Orléans offre 80 kilomètres continus entre Châlette-sur-Loing et Orléans, greffés sur la Loire à Vélo qui longe le fleuve d’est en ouest. Le rythme de l’année suit la même logique fluviale : commémorations johanniques début mai, Festival de Loire sur les quais d’Orléans les années impaires, marchés de producteurs et récolte du safran du Gâtinais à l’automne. Pour composer votre séjour, Totem Adventure recense les activités, les sites et les prestataires de chaque commune du département, de la Sologne au Gâtinais.
À retenir
- Département 45, en Centre-Val de Loire : près de 6 800 km², 687 063 habitants (2022), préfecture Orléans.
- La forêt d’Orléans, environ 50 000 hectares sur 35 communes, est la plus vaste forêt domaniale de France métropolitaine.
- Le Val de Loire UNESCO commence à Sully-sur-Loire : 280 km inscrits en 2000 jusqu’à Chalonnes-sur-Loire.
- L’oratoire de Germigny-des-Prés, construit entre 803 et 806, abrite la seule mosaïque byzantine conservée en France.
- Yèvre-le-Châtel, seul Plus Beau Village de France du département, également labellisé Jardin remarquable.
- Le Festival de Loire, créé en 2003 et organisé les années impaires à Orléans, est le plus grand rassemblement de marine fluviale d’Europe.
Vos questions sur les activités et loisirs dans le Loiret
Le département est souvent traversé plus que visité, ce qui produit des questions pratiques : par où commencer, que voir en une journée depuis Paris, où se promener en forêt et à quelle saison venir. Voici les réponses les plus utiles pour caler un séjour.
Les cinq sites les plus demandés sont la cathédrale Sainte-Croix et le centre historique d’Orléans, le château de Sully-sur-Loire, l’oratoire carolingien de Germigny-des-Prés et sa mosaïque byzantine, l’abbaye de Fleury à Saint-Benoît-sur-Loire, et le château-musée de Gien avec sa faïencerie. Yèvre-le-Châtel complète la liste pour un détour de quelques heures.
Orléans est à environ une heure de train de Paris-Austerlitz, ce qui rend la journée facile : centre historique le matin, musée des Beaux-Arts ou bords de Loire l’après-midi, avec la possibilité de louer un vélo pour rejoindre Olivet et les sources du Loiret. Une seconde option consiste à viser Montargis et ses canaux, également accessible en train.
Le massif propose des dizaines de départs balisés, dont les GR 3 et GR 32 qui le traversent. L’étang de la Vallée, l’arboretum et les observatoires installés autour des sites de nidification du balbuzard pêcheur constituent les points d’entrée les plus intéressants pour une première visite.
Les balades en bateau traditionnel sur la Loire, la descente du Loiret en canoë depuis Olivet, le parc floral de la Source et ses sources jaillissantes, les observatoires à rapaces de la forêt d’Orléans, et les 80 kilomètres de voie verte du canal d’Orléans, sans circulation automobile.
Mai et juin pour le parc floral, le vélo et les commémorations johanniques d’Orléans. Septembre pour le Festival de Loire les années impaires et pour les vendanges. L’automne met en valeur la forêt d’Orléans et la récolte du safran du Gâtinais. L’hiver reste favorable aux musées et aux châteaux.
Les appellations Orléans et Orléans-Cléry, reconnues en 2006, se dégustent à l’ouest et au sud de la préfecture ; le coteaux-du-giennois, reconnu en 1998, à l’est vers Gien. Les marchés d’Orléans, de Montargis et de Pithiviers réunissent volailles IGP, safran du Gâtinais, vinaigre d’Orléans et fromages affinés au foin.