Découvrez les départements de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Six départements, six climats, six façons de passer des vacances. Le littoral concentre les villes et les ports, l’arrière-pays provençal les villages perchés et les vignes, les Alpes du Sud les sommets et les lacs. Chaque fiche ci-dessous recense les activités, les sites et les prestataires du territoire concerné. Alpes-de-Haute-Provence (04) : les gorges du Verdon, le plateau de Valensole et le premier Géoparc mondial créé au monde, en 2000. Préfecture : Digne-les-Bains. Hautes-Alpes (05) : la barre des Écrins, le lac de Serre-Ponçon et les fortifications de Vauban inscrites à l’UNESCO. Préfecture : Gap, la plus haute de France à 740 mètres. Alpes-Maritimes (06) : de la Promenade des Anglais aux 3 143 mètres de la cime du Gélas, avec le Mercantour au milieu. Préfecture : Nice. Bouches-du-Rhône (13) : les calanques, la Camargue, Arles et sa ville romaine inscrite à l’UNESCO. Préfecture : Marseille. Var (83) : 432 kilomètres de côtes, les îles d’Hyères et le premier vignoble mondial de rosé. Préfecture : Toulon. Vaucluse (84) : le mont Ventoux, le Luberon, Avignon et sa cité des Papes. Préfecture : Avignon.
Quels musées et monuments visiter en Provence-Alpes-Côte d’Azur ?
La région concentre l’une des plus fortes densités de patrimoine antique et médiéval de France. Arles conserve un amphithéâtre du Ier siècle avant J.-C., un théâtre antique, les cryptoportiques, les thermes de Constantin et la nécropole des Alyscamps, inscrits ensemble à l’UNESCO en 1981, la même année que le théâtre antique d’Orange et son mur de scène de 37 mètres. Avignon lui répond avec le Palais des Papes, chantier ouvert en 1317 et plus vaste construction gothique du Moyen Âge, qui a reçu 774 325 visiteurs en 2023. S’y ajoutent les places fortes de Vauban à Briançon et Mont-Dauphin, l’abbaye du Thoronet fondée en 1146, l’abbaye de Sénanque et les musées niçois, deuxième ensemble muséal de France après Paris.
Culture, conférences, spectacles, concerts et festivals à découvrir en Provence-Alpes-Côte d’Azur
Découvrez l’effervescence culturelle de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, où conférences, spectacles, concerts et festivals se succèdent tout au long de l’année. Des événements variés qui célèbrent l’art sous toutes ses formes, offrant une immersion unique dans un cadre enchanteur. Laissez-vous séduire par la richesse de la programmation et vivez des moments inoubliables au cœur de cette région dynamique.
Quelles activités nautiques pratiquer en Provence-Alpes-Côte d’Azur ?
La Méditerranée offre ici plus de mille kilomètres de trait de côte, îles comprises, avec trois types de rivages : dunes et étangs à l’ouest, lagune intérieure autour de l’étang de Berre, falaises calcaires et calanques à l’est. On y pratique la voile et la plongée dans le parc national de Port-Cros, le kayak de mer dans les calanques, le funboard sur la plage de l’Almanarre à Hyères, qui accueille une manche de coupe du monde depuis 1988, et le kitesurf à Port-Saint-Louis-du-Rhône. À l’intérieur, l’eau vive prend le relais : la Durance et le Guil dans les Hautes-Alpes, l’Ubaye, dépourvue de barrage jusqu’à son embouchure, le Verdon, et les lacs de Serre-Ponçon et de Sainte-Croix, où seuls la voile et le moteur électrique sont autorisés.
Que faire en plein air en Provence-Alpes-Côte d’Azur ?
Le relief régional autorise à peu près tout, du sentier littoral au 4 000. Le GR 51, dit Balcons de la Méditerranée, relie Menton à Marseille sur 508 kilomètres ; le GR 54, tour de l’Oisans et des Écrins, aligne 14 cols et près de 12 000 mètres de dénivelé positif. Les cyclistes montent le mont Ventoux par Bédoin, 22 kilomètres pour 1 622 mètres de dénivelé, ou enchaînent Galibier, Izoard et col Agnel, deuxième col routier de France à 2 744 mètres. L’escalade dispose de terrains de réputation internationale au Verdon, plus de 2 500 voies, à Céüse, à Buoux et dans les calanques. L’hiver, les Alpes du Sud ouvrent des domaines skiables de Serre Chevalier à Isola 2000.
Que faire en Provence-Alpes-Côte d’Azur quand il pleut ou en cas de canicule ?
Une journée de mistral, de pluie ou de forte chaleur se remplit sans difficulté, et les solutions sont souvent les mêmes. Les musées d’Aix, de Marseille, de Nice et d’Antibes couvrent l’archéologie comme l’art moderne, du MuCEM ouvert en 2013 au musée Picasso installé dans le château Grimaldi d’Antibes. Les sites souterrains prennent le relais ailleurs : mines d’ocre du pays d’Apt, grottes du Mercantour, Carrières des Lumières des Baux-de-Provence et leurs 4 000 mètres carrés de parois projetées, où la température reste basse même en août. Les stations thermales de Gréoux-les-Bains, Digne-les-Bains et Le Monêtier-les-Bains proposent des espaces thermoludiques ouverts toute l’année, et les grandes agglomérations disposent d’aquariums, de centres aqualudiques, de patinoires et de salles de jeux d’évasion. En période de canicule, deux réflexes valent mieux que tous les programmes : prendre de l’altitude, les Alpes du Sud perdant environ 6 °C par millier de mètres, ou suivre l’eau, gorges du Verdon, Fontaine-de-Vaucluse, lacs de Sainte-Croix et de Serre-Ponçon. À noter : l’accès aux massifs forestiers des Bouches-du-Rhône et du Var est réglementé chaque jour du 1er juin au 30 septembre selon l’indice de risque d’incendie, et les épisodes de forte chaleur entraînent souvent des fermetures.
Envie d’une expérience inoubliable proche de vous ?
Où découvrir l’artisanat et les produits du terroir en Provence-Alpes-Côte d’Azur ?
Le terroir régional se visite autant qu’il se goûte, et il est fortement protégé. Quatre appellations d’origine protégée couvrent l’huile d’olive à elles seules : Provence, Haute-Provence, vallée des Baux-de-Provence et Nice. S’y ajoutent le fromage de chèvre Banon affiné en feuille de châtaignier, le taureau de Camargue, le riz de Camargue, l’agneau de Sisteron, le petit épeautre de Haute-Provence, la figue de Solliès, le muscat du Ventoux, le citron de Menton et les pommes des Alpes de Haute-Durance. La lavande fine bénéficie depuis 1981 d’une appellation d’origine, Huile essentielle de lavande de Haute-Provence, et une cinquantaine de distilleries fonctionnent dans le seul département des Alpes-de-Haute-Provence. Les ateliers de faïence de Moustiers, les verriers de Biot et les champs de fleurs à parfum du pays de Grasse, dont les savoir-faire sont inscrits au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO depuis 2018, complètent le circuit.
Où camper ou dormir insolite en Provence-Alpes-Côte d’Azur ?
L’hôtellerie de plein air régionale suit le littoral et les grandes vallées. Sur la côte varoise et dans le pays d’Arles, les terrains ombragés de pins parasols voisinent avec les campings de bord d’étang ; en Camargue, on dort au milieu des manades ; dans les Alpes du Sud, les emplacements se serrent autour des lacs de Serre-Ponçon et de Sainte-Croix et au pied des domaines skiables. L’hébergement atypique s’est beaucoup développé depuis vingt ans : cabanes perchées dans les chênaies du Luberon, bulles installées face au Ventoux, yourtes et roulottes sur les plateaux du Verdon, refuges d’altitude dans les Écrins et le Queyras pour les randonneurs du GR 5.
Quels hébergements de charme en Provence-Alpes-Côte d’Azur ?
L’offre hôtelière régionale se lit comme une carte géographique. Le littoral azuréen a hérité de la villégiature d’hiver anglaise et russe du XIXe siècle, un héritage architectural qui a valu à Nice son inscription à l’UNESCO en 2021 ; on y trouve des palaces de front de mer et des maisons de maître transformées. En Provence intérieure, la bastide de pierre blonde à volets ocre domine, souvent installée au milieu des vignes du Luberon ou des Alpilles. Les villages perchés du Var et des Alpes-Maritimes proposent des adresses de quelques chambres dans d’anciennes maisons de village, et les vallées alpines des chalets et des auberges de montagne ouverts hiver comme été.
La Provence-Alpes-Côte d’Azur, de la Camargue aux glaciers des Écrins
Trois littoraux qui n’ont rien en commun. On parle d’un seul littoral méditerranéen, mais il y en a au moins trois. À l’ouest, le delta du Rhône étale ses plages de sable, ses salins et ses étangs sur des dizaines de kilomètres : c’est la Camargue, 856,9 km² de parc naturel régional depuis 1970, reconnue réserve de biosphère par l’UNESCO et zone humide d’importance internationale au titre de la convention de Ramsar. Le paysage y est horizontal, ouvert, traversé de chevaux et de taureaux élevés en semi-liberté. Cent kilomètres plus à l’est, le décor bascule à la verticale : de Marseille à La Ciotat, le calcaire tombe dans la mer en calanques étroites. Le parc national des Calanques, créé le 18 avril 2012, protège 85 km² de terres et 435 km² d’espace marin, soit cinq fois plus de mer que de terre, et attire entre 1,5 et 2 millions de visiteurs par an aux portes de la deuxième ville de France. La route des Crêtes longe ensuite les falaises Soubeyranes, dont les 394 mètres sont souvent présentés comme les plus hautes falaises maritimes du pays. Passé Toulon, le rivage varois s’adoucit et se fragmente : rade de 1 500 hectares, presqu’île de Giens et son double tombolo, îles d’Hyères où Port-Cros, protégé depuis 1963, fut le premier parc national marin d’Europe. Enfin, la Côte d’Azur proprement dite s’appuie sur le porphyre rouge de l’Estérel puis sur les corniches des Alpes-Maritimes, où la montagne tombe presque directement dans l’eau.
La haute montagne, à moins de trois heures de la mer. C’est le contraste qui définit la région. Les Hautes-Alpes affichent une altitude moyenne supérieure à 1 000 mètres et plus d’un tiers de leur surface au-dessus de 2 000 mètres. Le parc national des Écrins, créé le 27 mars 1973, protège 93 000 hectares de cœur, 150 sommets de plus de 3 000 mètres et plus de 7 000 hectares de glaciers, avec la barre des Écrins pour point haut, gravie pour la première fois le 21 juillet 1855. Au sud-est, le Mercantour, classé en 1979, s’étend sur 685 km² de cœur entre Alpes-Maritimes et Alpes-de-Haute-Provence ; le loup y est revenu naturellement d’Italie en 1992, et la vallée des Merveilles y conserve près de 40 000 gravures rupestres de l’âge du Bronze au pied du mont Bego. Le Queyras, parc naturel régional depuis 1977, est le moins peuplé de France avec 2 300 habitants permanents ; Saint-Véran y culmine à 2 042 mètres, avec ses maisons de bois et sa vingtaine de cadrans solaires. Cette montagne est habitée et fortifiée depuis longtemps : les places fortes de Briançon, sous-préfecture la plus haute de France à 1 326 mètres, et de Mont-Dauphin figurent depuis 2008 au patrimoine mondial de l’UNESCO au titre du réseau des sites majeurs de Vauban.
Provence intérieure : villages perchés, ocres et lavande. Entre les deux s’étend la Provence des collines, celle que les peintres ont fixée. La montagne Sainte-Victoire, 1 011 mètres au pic des Mouches, a occupé Cézanne dans environ quatre-vingts œuvres ; elle est labellisée Grand Site de France depuis 2004. Plus au nord, le Luberon déploie 185 145 hectares de parc naturel régional créé en 1977, également réserve de biosphère et géoparc, où les villages de Gordes, Roussillon, Ménerbes, Lourmarin et Ansouis figurent parmi les vingt-quatre communes classées Plus Beaux Villages de France en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Le sol y change de couleur : les carrières d’ocre de Roussillon et le Colorado provençal de Rustrel, exploités jusqu’en 1992, ont laissé plus de trente hectares de cheminées de fées et de cirques rouges et jaunes. À l’est, le plateau de Valensole aligne 800 km² de lavandin qui fleurit en juin et juillet, tandis que le plateau de Sault, à 800 mètres, produit la lavande fine. Le mont Ventoux, 1 910 mètres, domine l’ensemble : réserve de biosphère depuis 1990, il est devenu parc naturel régional par décret du 27 juillet 2020, le cinquante-cinquième de France.
Une région qui vit dehors, toute l’année. Le calendrier régional est saturé, et il commence en février. Le Carnaval de Nice, dont la forme moderne date de 1873, sort une vingtaine de chars et distribue près de 100 000 fleurs lors de ses batailles ; au même moment, Menton monte sa Fête du Citron, née en 1934, avec environ 140 tonnes d’agrumes, et Bormes-les-Mimosas fait défiler le plus ancien corso fleuri de la Côte d’Azur, créé en 1920. Le printemps amène la feria pascale d’Arles et le pèlerinage des Gitans aux Saintes-Maries-de-la-Mer, les 24 et 25 mai, qui rassemble plus de 10 000 pèlerins autour de sainte Sara. L’été appartient aux scènes : le Festival de Cannes en mai depuis 1946, le Festival d’Avignon fondé par Jean Vilar en 1947, les Chorégies d’Orange, dont les premières Fêtes romaines remontent à 1869, les Rencontres de la photographie d’Arles créées en 1970, le festival d’art lyrique d’Aix-en-Provence né en 1948. L’automne ramène les vendanges, les foires à la truffe du Comtat Venaissin, premier bassin français, et les régates du golfe de Saint-Tropez. Pour composer votre séjour, Totem Adventure recense les activités, les sites et les prestataires de chaque département et de chaque commune de la région, du delta du Rhône aux vallées du Queyras.
À retenir
- Six départements : Alpes-de-Haute-Provence (04), Hautes-Alpes (05), Alpes-Maritimes (06), Bouches-du-Rhône (13), Var (83), Vaucluse (84). Chef-lieu : Marseille.
- 31 400 km² et 5 218 960 habitants au 1er janvier 2023 (INSEE), pour 946 communes.
- Seule région française à compter quatre parcs nationaux : Port-Cros (1963), Écrins (1973), Mercantour (1979), Calanques (2012), plus neuf parcs naturels régionaux.
- Point culminant : la barre des Écrins, 4 102 m, seul sommet de plus de 4 000 mètres au sud de la Savoie.
- Cinq ensembles inscrits à l’UNESCO : Arles et Orange (1981), Avignon (1995), fortifications de Vauban à Briançon et Mont-Dauphin (2008), Nice (2021).
- Vingt-quatre communes classées Plus Beaux Villages de France, dont sept dans le Var et sept en Vaucluse.
- Première destination touristique française après l’Île-de-France : 36,6 millions de séjours et 237,7 millions de nuitées (Comité régional de tourisme).
Vos questions sur les vacances en Provence-Alpes-Côte d’Azur
Choisir entre six départements aussi différents n’a rien d’évident, surtout quand on dispose d’une semaine et d’un seul coffre de voiture. Les questions qui reviennent le plus souvent portent sur la saison, la répartition mer-montagne, le budget et le temps de trajet. Voici de quoi trancher.
Les six sites les plus demandés sont les calanques entre Marseille et Cassis, les gorges du Verdon et le lac de Sainte-Croix, la Camargue et ses flamants roses, le Palais des Papes d’Avignon, la vieille ville de Nice avec sa Promenade des Anglais, et les arènes d’Arles. Le mont Ventoux et le lac de Serre-Ponçon complètent la liste pour qui veut prendre de l’altitude.
Mai, juin et septembre offrent le meilleur compromis : lavande en fleur de mi-juin à mi-juillet sur Valensole et Sault, mer déjà chaude en septembre, sentiers accessibles et fréquentation moindre. Juillet et août concentrent les festivals mais aussi les fortes chaleurs, et l’accès aux massifs forestiers des Bouches-du-Rhône et du Var est réglementé du 1er juin au 30 septembre en raison du risque d’incendie. De décembre à avril, les Alpes du Sud prennent le relais.
Oui, dans les Alpes-Maritimes. Isola 2000 se trouve à 90 kilomètres de Nice et Auron à environ 1 h 30 de route, ce qui rend le combiné possible en fin de saison, quand la neige tient encore en altitude et que la mer commence à remonter. C’est plus théorique qu’agréable en plein hiver, mais l’écart de 3 143 mètres entre la cime du Gélas et le niveau de la mer est bien réel.
Les valeurs sûres sont les sorties en bateau vers les îles de Lérins, de Port-Cros et de Porquerolles, la découverte de la Camargue à cheval ou en calèche, les pédalos et le canoë sur le lac de Sainte-Croix et la basse vallée du Verdon, les mines d’ocre du pays d’Apt, le musée de Préhistoire des gorges du Verdon à Quinson, et les centres aqualudiques des stations thermales de Gréoux-les-Bains et du Monêtier-les-Bains.
Une semaine permet de couvrir sérieusement un binôme littoral plus arrière-pays, par exemple Marseille et le Luberon, ou Nice et le Mercantour. Dix jours ouvrent un troisième territoire. Vouloir enchaîner Camargue, calanques, Verdon, Côte d’Azur et Écrins en une semaine revient à passer ses vacances sur l’autoroute A8 : mieux vaut choisir deux départements et les creuser.
Les valeurs sûres sont l’huile d’olive AOP, quatre appellations distinctes selon le secteur, le fromage Banon, le riz et la fleur de sel de Camargue, l’huile essentielle de lavande de Haute-Provence, les calissons d’Aix, les berlingots de Carpentras, les fruits confits d’Apt, la figue de Solliès en fin d’été et, côté cave, un Châteauneuf-du-Pape ou un rosé de Bandol.