Découvrez les villes emblématiques des Deux-Sèvres
Le département se lit par petites capitales : une préfecture au bord du marais, deux sous-préfectures posées sur le bocage, et une constellation de bourgs à clocher roman. Dix communes portent le label Petites Cités de Caractère, ce qui donne une idée de la densité patrimoniale d’un territoire pourtant peu peuplé. Voici les villes à connaître pour organiser votre séjour. Niort : préfecture des Deux-Sèvres, 60 074 habitants, dominée par un donjon roman à deux tours de 28 et 23 mètres élevé à partir de 1180 sur ordre d’Henri II Plantagenêt. Parthenay : cité médiévale de Gâtine ceinte de trois kilomètres de remparts, dont la porte Saint-Jacques ouvre encore sur un pont fortifié franchissant le Thouet. Bressuire : capitale du bocage, dont le château fondé au tournant des Xe et XIe siècles par la famille de Beaumont conserve une seconde enceinte de 165 mètres. Thouars : Ville d’art et d’histoire perchée dans une boucle du Thouet, avec le château des ducs de La Trémoïlle reconstruit à partir de 1635 par l’architecte Jacques Lemercier. Saint-Maixent-l’École : ville d’abbaye et de garnison, dont l’abbatiale conserve une crypte remaniée en 1681 sous les voûtes de François Le Duc dit Toscane. Melle : trois églises romanes dans un mouchoir de poche, dont Saint-Hilaire inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1998 au titre des chemins de Compostelle.
Coulon : capitale de la Venise verte et Petite Cité de Caractère depuis le 14 octobre 2015, point de départ des balades en barque sur les conches. Arçais : port du marais mouillé où subsistent les grues de bois qui servaient à hisser les grumes acheminées par voie d’eau. Magné : commune du Marais poitevin aux abords de Niort, sillonnée de conches ombragées de frênes têtards et desservie par la Vélo Francette. Celles-sur-Belle : abbaye royale érigée en 1137, reconnaissable à son porche roman à six voussures polylobées, unique en Poitou. Airvault : Petite Cité de Caractère du Thouarsais, groupée autour de son abbatiale Saint-Pierre et d’une fontaine souterraine sous le parvis. Oiron : village-château dont la galerie peinte de 55 mètres est la plus vaste conservée en France après celle de Fontainebleau. Mauléon : porte nord du bocage, surnommée capitale de la Vendée militaire pendant les guerres de Vendée de 1793 à 1796. Chef-Boutonne : petite cité du sud Mellois où la Boutonne prend sa source, extrémité de l’itinéraire cyclable La Vélidéale. Saint-Loup-Lamairé : bourg du Thouarsais dont le château Louis XIII et le lac du Cébron forment un duo rare entre pierre et eau douce.
Quelles activités nautiques pratiquer dans les Deux-Sèvres ?
La barque à fond plat, poussée à la pigouille, reste l’expérience nautique signature du département : la Venise verte compte à elle seule 2 100 des 8 200 kilomètres de voies d’eau du Marais poitevin, et les embarcadères publics de Coulon, Arçais, Magné et La Garette proposent des sorties guidées ou en location libre. Le canoë et le kayak s’y pratiquent aussi, dans le sillage du Rallye du Marais, épreuve nocturne d’orientation créée en 1973. Sur le Thouet et la Sèvre Niortaise, la descente en canoë se fait entre moulins et lavoirs. Le lac du Cébron accueille voile et pêche en deuxième catégorie.
Que faire en plein air dans les Deux-Sèvres ?
Le vélo est devenu la première activité de plein air du département, qui compte cinq véloroutes aménagées. La Vélo Francette (V43) y déroule 181 kilomètres entre Marais poitevin et bocage, tandis que La Vélidéale (V93) relie Chef-Boutonne à Mauléon sur 195 kilomètres. À pied, les chemins creux de la Gâtine et le sentier de Saint-Jacques par la voie de Tours traversent Melle et Parthenay. Zoodyssée, parc animalier du conseil départemental installé en forêt de Chizé depuis 1973, présente plus de 800 animaux de 77 espèces sur une trentaine d’hectares. Parcs acrobatiques en forêt, fermes pédagogiques et parcours d’orientation complètent le tableau.
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Où camper ou dormir insolite dans les Deux-Sèvres ?
Dormir au bord d’une conche du Marais poitevin ou sous les frênes têtards figure parmi les nuits les plus dépaysantes de Nouvelle-Aquitaine. Autour de Coulon, Arçais, Magné et Sansais-La Garette, les campings s’installent souvent à quelques mètres de l’eau, avec accès direct aux embarcadères et location de barques. Dans le bocage de Gâtine et le Thouarsais, l’offre insolite se développe : cabanes perchées dans les chênaies, roulottes en prairie bocagère, bulles transparentes pour observer un ciel peu pollué par les lumières, yourtes et tiny houses en bord de plan d’eau. Le lac du Cébron et la forêt de Chizé concentrent plusieurs de ces hébergements de plein air.
Les Deux-Sèvres, de la Venise verte aux chemins creux du bocage
Un marais que l’on parcourt à la rame. Le Marais poitevin ne ressemble à rien d’autre en France. Cette zone humide de près de 100 000 hectares, deuxième du pays après la Camargue, se partage entre environ 47 000 hectares de marais desséché, 19 000 hectares de marais intermédiaire et 29 000 hectares de marais mouillé. C’est ce dernier, la Venise verte, que l’on vient chercher dans les Deux-Sèvres : un labyrinthe de conches et de rigoles bordées de frênes têtards, où l’eau porte les reflets d’une lentille d’eau qui se referme derrière la barque. Le réseau hydraulique atteint 8 200 kilomètres au total, dont 2 100 pour la seule Venise verte, héritage de neuf siècles de travaux entamés au XIIe siècle par les abbayes de la région. Le site a été classé le 9 mai 2003 sur 18 620 hectares, puis labellisé Grand Site de France le 20 mai 2010, devenant le septième site français à recevoir cette distinction. Le Parc naturel régional, créé en 1979, avait perdu son classement en 1996 avant d’être reclassé en janvier 2014. Depuis le 23 novembre 2023, 69 034 hectares sont inscrits à la convention de Ramsar. Coulon, capitale de la Venise verte et Petite Cité de Caractère depuis 2015, aligne ses embarcadères le long du quai Louis-Tardy, au pied d’une église Sainte-Trinité fondée vers 830 et classée en 1929.
Le fil roman, des abbayes aux mines d’argent. Le sud des Deux-Sèvres se lit comme une page d’art roman poitevin. À Melle, trois églises se répondent à quelques centaines de mètres : Saint-Pierre, classée dès 1862, Saint-Savinien et Saint-Hilaire, toutes deux classées en 1914. Cette dernière, bâtie en deux campagnes vers 1109 pour le chœur et le transept, vers 1150 pour la nef, est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1998 au titre des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France, sur la voie de Tours. Son cavalier en haut-relief, logé dans une niche du mur nord, intrigue depuis des siècles, et ses chapiteaux sculptés dépassent le nombre de deux cent quatre-vingts. Sous la ville dorment les mines d’argent des rois francs, exploitées entre le VIIe et le Xe siècle pour alimenter en métal les ateliers monétaires carolingiens : les deniers de Melle circulaient dans tout l’empire de Charlemagne. À Celles-sur-Belle, l’abbaye royale érigée en 1137 par l’évêque de Poitiers conserve un porche roman à six voussures polylobées, reconstruit au XVe siècle sous Louis XI, puis relevé au XVIIe par François Le Duc dit Toscane après le passage des huguenots en 1568. Le même architecte signe l’abbatiale de Saint-Maixent-l’École, où la première messe solennelle fut célébrée le 3 août 1682.
Gâtine, bocage et vallées du Thouet. Passé Saint-Maixent, le paysage change de nature. La Gâtine et le bocage bressuirais posent leur socle de granit, leurs haies vives et leurs chemins creux, un pays d’élevage où la race bovine parthenaise est née et où son herd-book fut créé en 1893. Parthenay y déploie près de trois kilomètres de remparts édifiés aux XIIe et XIIIe siècles, démantelés en 1487 puis relevés dès 1492 ; la porte Saint-Jacques, encadrée de deux tours en amande, commande toujours un pont fortifié sur le Thouet et rappelle que les pèlerins de Compostelle empruntaient cette route. Bressuire garde les ruines spectaculaires d’un château des Beaumont, dont la seconde enceinte de 165 mètres date du XIIIe siècle. Plus au nord, Thouars occupe une boucle serrée du Thouet : Ville d’art et d’histoire, elle veille sur un château reconstruit à partir de 1635 pour Marie de La Tour d’Auvergne, par Jacques Lemercier, l’architecte du Louvre. Aux environs, le château d’Oiron réunit une galerie peinte de 55 mètres illustrant quatorze scènes de la guerre de Troie et de l’Énéide, et l’église préromane de Saint-Généroux, classée dès 1846, compte parmi les plus anciennes du Poitou. Le lac du Cébron, à Saint-Loup-Lamairé, offre son plan d’eau aux marcheurs et aux pêcheurs.
Une année ponctuée de fêtes, une table de chèvre et de beurre. Le Département soutient plus de quarante festivals, ce qui fait beaucoup pour 375 000 habitants. Parthenay accueille en juillet le Festival Ludique International de Parthenay, le FLIP, créé en 1986 : douze jours durant, la cité médiévale se transforme en ville-jeu, gratuite et ouverte à tous, avec des villages thématiques installés dans les rues du quartier Saint-Jacques. Fin octobre, Ménigoute reçoit le Festival International du Film Ornithologique, rendez-vous des naturalistes et des cinéastes animaliers depuis quatre décennies. Ajoutez Nouvelles Scènes à Niort en mars, Terri’Thouars Blues à Thouars, les Théâtrales en Venise verte à Coulon en mai, ou le Festival au Village à Brioux-sur-Boutonne en juillet. Entre deux concerts, la table s’appuie sur des produits protégés : le chabichou du Poitou, en appellation d’origine depuis 1990, résume à lui seul un département qui produit environ un cinquième du fromage de chèvre français, et le beurre Charentes-Poitou AOP donne au broyé du Poitou sa texture sablée. Le tourteau fromager et l’angélique confite de Niort complètent la liste des gourmandises à rapporter. Barque à la pigouille dans la Venise verte, chemins creux de la Gâtine, abbayes du Mellois, douze jours de jeu à Parthenay : par quoi commencerez-vous ? Sur Totem Adventure, les activités, les visites et les hébergements des Deux-Sèvres se consultent commune par commune, et l’itinéraire se décide ensuite.
À retenir
- Un département rural et vaste : 5 999 km² pour 375 229 habitants en 2023, soit 62,5 habitants au km².
- Le Marais poitevin en vedette : deuxième zone humide de France, près de 100 000 hectares et 8 200 km de voies d’eau, dont 2 100 km dans la Venise verte.
- Un cœur labellisé Grand Site de France depuis le 20 mai 2010, sur 18 620 hectares et 23 communes.
- Dix Petites Cités de Caractère : Coulon, Arçais, Melle, Celles-sur-Belle, Airvault, Oiron, Saint-Loup-Lamairé, La Mothe-Saint-Héray, Chef-Boutonne et Mauléon.
- Un patrimoine roman de premier plan : l’église Saint-Hilaire de Melle est inscrite à l’UNESCO depuis 1998 au titre des chemins de Compostelle.
- Le vélo comme fil conducteur : cinq véloroutes, dont 181 km de Vélo Francette et 195 km de Vélidéale entre Chef-Boutonne et Mauléon.
Vos questions sur les activités et loisirs dans les Deux-Sèvres
Le département surprend souvent ceux qui n’en connaissent que le Marais poitevin. Entre la Venise verte au sud, les abbayes du Mellois au centre et le bocage de Gâtine au nord, les distances restent courtes et les rythmes tranquilles. Voici les réponses aux questions que se posent le plus souvent les visiteurs avant de venir.
Une journée type combine une balade en barque au départ de Coulon ou d’Arçais le matin, un déjeuner dans la Venise verte, puis la visite du donjon de Niort l’après-midi. Comptez une trentaine de minutes de route entre Coulon et le centre de Niort. En version patrimoine, remplacez le marais par les trois églises romanes de Melle et ses mines carolingiennes.
De mai à septembre, quand la lentille d’eau referme la surface des conches et que les frênes têtards sont en feuilles. Mai et juin offrent les meilleures conditions : eau haute, chaleur mesurée, fréquentation encore modérée avant les 1,4 million de visiteurs annuels. Les embarcadères de Coulon, Arçais et Magné fonctionnent généralement d’avril à la Toussaint.
Oui, et particulièrement en été. Zoodyssée, parc animalier départemental installé en forêt de Chizé depuis 1973, présente plus de 800 animaux de 77 espèces sur une trentaine d’hectares. Le FLIP de Parthenay, festival de jeux gratuit créé en 1986, occupe douze jours de juillet. La barque à fond plat plaît dès quatre ou cinq ans.
Le département n’a pas de littoral : l’océan Atlantique se trouve à environ 80 kilomètres. La baignade se pratique dans les bassins surveillés des plans d’eau aménagés, comme celui du site du Cébron à Saint-Loup-Lamairé, où la baignade est interdite dans le lac lui-même. Chaque ville moyenne dispose d’un centre aquatique couvert.
Le chabichou du Poitou AOP, fromage de chèvre tronconique de 150 grammes reconnu en 1990, vient en tête d’un département qui produit environ 20 % du fromage de chèvre français. Suivent le beurre Charentes-Poitou AOP, la viande de race parthenaise, l’angélique confite de Niort, le tourteau fromager, le broyé du Poitou et le farci poitevin.
Le Département soutient plus de quarante festivals chaque année. Les plus connus sont le Festival Ludique International de Parthenay en juillet, créé en 1986, et le Festival International du Film Ornithologique de Ménigoute fin octobre. S’y ajoutent Nouvelles Scènes à Niort en mars, Terri’Thouars Blues à Thouars et les Théâtrales en Venise verte à Coulon.