Découvrez les villes emblématiques des Landes
Le département compte 327 communes réparties sur deux arrondissements, Mont-de-Marsan et Dax. Entre les stations de la Côte d’Argent, les villes d’eau de l’Adour et les bourgs de la Chalosse ou de l’Armagnac, chaque secteur possède son ambiance et ses activités propres. Voici quinze communes où poser vos valises. Mont-de-Marsan : préfecture née entre 1133 et 1141 au confluent du Midou et de la Douze, elle abrite le musée Despiau-Wlérick, consacré à la sculpture figurative, et les arènes du Plumaçon ouvertes en 1889. Dax : première ville thermale de France, célèbre pour sa Fontaine chaude et pour ses remparts gallo-romains du milieu du IVe siècle, longs de 1 465 mètres et jadis flanqués de 38 tours. Soorts-Hossegor : station au lac marin ouvert sur les marées, bâtie en style néo-basque à partir des années 1920, dont la vague de La Gravière accueille chaque automne une étape du circuit mondial de surf. Capbreton : seul port de plaisance des Landes ouvert sur l’océan, avec une estacade de bois de 189,60 mètres et le gouf, canyon sous-marin qui démarre à 300 mètres du rivage. Seignosse : station de surf doublée d’une réserve naturelle nationale, l’étang Noir, protégée depuis le 2 juillet 1974 et parcourue par une passerelle de bois sur pilotis. Vieux-Boucau-les-Bains : son nom gascon signifie « vieille embouchure », en souvenir de l’Adour ; son lac marin de Port d’Albret, aménagé dans les années 1970, offre une baignade sans vagues. Mimizan : dix kilomètres de plages et un clocher-porche des XIe-XIIIe siècles inscrit à l’UNESCO, autrefois amer visible depuis la mer. Biscarrosse : plus vaste commune du département avec 160,48 km², coincée entre deux étangs de plus de 1 000 hectares chacun, et berceau de l’hydraviation française. Soustons : bourg de l’arrière-plage lové près de son étang, relié à l’océan par un courant, et connu pour son arachide.
Léon : porte d’entrée du courant d’Huchet, réserve naturelle nationale depuis 1981, que l’on descend en galupe, la barque à fond plat des bateliers. Moliets-et-Maa : son parcours de golf posé sur les dunes est cité par la presse spécialisée internationale parmi les meilleurs du monde, à quelques encablures de l’embouchure du courant d’Huchet. Saint-Sever : le « Cap de Gascogne » veille sur une abbatiale fondée en 988, inscrite à l’UNESCO en 1998, qui conserve 150 chapiteaux dont 77 authentifiés gallo-romains et romans. Aire-sur-l’Adour : étape de la via Podiensis, son église Sainte-Quitterie abrite dans sa crypte un sarcophage de marbre blanc de l’Antiquité tardive. Labastide-d’Armagnac : bastide fondée en 1291 par Bernard VI d’Armagnac, labellisée Petite Cité de Caractère, dont la place Royale à couverts mesure 39 mètres sur 56. Sabres : village de la Haute Lande d’où un train mène en quelques minutes à l’écomusée de Marquèze, ouvert en 1970 sur 25 hectares.
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Quels hébergements de charme dans les Landes ?
Trois ambiances se partagent l’hôtellerie de caractère landaise. Sur la côte, les villas néo-basques des années 1920 et 1930 d’Hossegor, avec leurs colombages rouges et leurs toits débordants, abritent des maisons d’hôtes et des hôtels tournés vers le lac marin ou l’océan. Autour de Dax et d’Eugénie-les-Bains, l’héritage thermal a laissé des adresses consacrées au bien-être, souvent dotées de bassins d’eau chaude. Enfin, la Chalosse et le pays d’Orthe cachent des maisons de maître à colombages, des logis du XVIIIe siècle et quelques châteaux reconvertis, au milieu des vignes et des champs de maïs.
Entre océan, pins et arènes : les Landes en grand format
Une côte rectiligne, taillée par le vent et par un canyon sous-marin. Sur 106 kilomètres, la côte landaise ne dévie presque jamais. Elle appartient à la Côte d’Argent, ce long ruban de sable qui court du bassin d’Arcachon à l’embouchure de l’Adour, et son cordon dunaire, fixé à partir de la loi impériale du 19 juin 1857, protège l’arrière-pays des sables mouvants qui menaçaient jadis les villages. Cette rectitude a une conséquence heureuse pour les amateurs de vagues : la houle atlantique arrive sans obstacle. À Capbreton, un accident géologique change tout. Le gouf, canyon sous-marin qui s’ouvre à 300 mètres seulement du rivage et plonge à 50 mètres de fond dès cet endroit, s’étire ensuite sur 270 kilomètres jusqu’à 3 500 mètres de profondeur. En remontant brutalement vers la côte, il produit un effet de récif et engendre la vague de La Gravière, à Soorts-Hossegor, où se dispute chaque automne une étape du circuit mondial de surf. Le littoral se ponctue aussi de repères plus paisibles. Le phare de Contis, à Saint-Julien-en-Born, allumé dans la nuit du 19 au 20 décembre 1864, culmine à 41,50 mètres, se gravit par 192 marches et se reconnaît de loin à ses bandes noires en hélice peintes en 1937 : c’est le seul phare de la côte landaise. Un peu plus au sud, l’estacade de bois de Capbreton, longue de 189,60 mètres, prolonge la promenade au-dessus de l’eau.
Une forêt plantée par décret, ouverte aux loisirs. Le massif landais est une forêt de plantation, semée de main d’homme. Avant le XIXe siècle, la Grande Lande était un plateau marécageux où les bergers circulaient sur des échasses pour surveiller leurs moutons. La loi du 19 juin 1857, voulue par Napoléon III, a lancé l’assainissement et le semis massif du pin maritime, qui compose aujourd’hui neuf arbres sur dix des quelque un million d’hectares de la forêt des Landes de Gascogne, la plus vaste forêt cultivée d’Europe occidentale. Les Landes en sont devenues le premier département forestier français. Cette histoire se raconte à Sabres, à l’écomusée de Marquèze : ouvert en 1970 et desservi par un petit train sur quatre kilomètres, il reconstitue sur 25 hectares un quartier de la Haute Lande au XIXe siècle, avec sa maison de maître, sa bergerie, son moulin et son airial, cette clairière herbeuse plantée de chênes. Le Parc naturel régional des Landes de Gascogne, créé le 16 octobre 1970, gère ce site et veille sur 3 360 km² partagés entre Landes et Gironde. Il abrite aussi une réserve internationale de ciel étoilé dont la zone cœur couvre 945 km², de quoi observer la Voie lactée à l’œil nu. À Arjuzanx, une ancienne exploitation de lignite reconvertie accueille chaque hiver entre 25 000 et 30 000 grues cendrées, avec des pics migratoires bien supérieurs : c’est le premier site français pour cet oiseau.
Un patrimoine de pierre entre Compostelle et bastides. Loin du sable, l’est et le sud du département racontent une autre histoire. Quatre monuments landais sont inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1998 au titre des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France. L’abbatiale de Saint-Sever, fondée en 988 par le duc Guillaume Sanche, aligne un chevet à absidioles échelonnées et 150 chapiteaux, dont 77 authentifiés gallo-romains et romans ; le monastère a produit au XIe siècle le Beatus de Saint-Sever, l’un des manuscrits enluminés majeurs de l’Occident médiéval. L’abbaye Saint-Jean de Sorde-l’Abbaye, dont l’acte de donation remonte à 975, dissimule sous son sol les thermes et les mosaïques d’une villa gallo-romaine. À Hastingues, l’abbaye d’Arthous, fondée vers 1167 par des chanoines prémontrés, est devenue site départemental en 2003 et conserve plus de 20 000 pièces archéologiques. Ajoutez la basilique Notre-Dame de Buglose, élevée entre 1850 et 1865 sur la commune où naquit Vincent de Paul en 1581, et son carillon de 60 cloches, dernier au monde à fonctionner selon le système Maisonnave présenté à l’Exposition universelle de 1900. Les bastides médiévales complètent ce parcours : Labastide-d’Armagnac, créée en 1291 par Bernard VI d’Armagnac, garde une place Royale à couverts de 39 mètres sur 56, et Hastingues conserve son plan fortifié de la fin du XIIIe siècle.
Une table et des traditions qui se pratiquent toute l’année. Le calendrier landais tient debout grâce à ses fêtes. Les Fêtes de la Madeleine, à Mont-de-Marsan, débutent le premier mercredi après le 14 juillet et durent cinq jours, dans une ville qui accueille alors plusieurs centaines de milliers de visiteurs ; les arènes du Plumaçon, inaugurées en 1889, y programment corridas et courses landaises. Cette dernière est une discipline à part, sans mise à mort : l’écarteur esquive la coursière d’un mouvement de hanches, le sauteur la franchit d’un bond, et la technique dite de la feinte, inventée vers 1831 par les frères Darracq, a fixé sa forme moderne. Environ 500 courses se tiennent chaque année dans les Landes et le Gers. Dax organise de son côté ses propres férias estivales, héritées d’une tradition taurine que la ville pratique depuis le XVIIIe siècle. En août, le festival Arte Flamenco fait de Mont-de-Marsan une capitale du flamenco hors d’Espagne, avec cours, concerts et spectacles pendant une semaine. Le reste de l’année, la gourmandise prend le relais : marchés au gras hivernaux, saison de l’asperge des sables au printemps, récolte du kiwi de l’Adour en novembre, distillation de l’armagnac d’octobre à décembre. Aucune saison landaise ne ressemble à la précédente : férias en juillet, distillation de l’armagnac à l’automne, grues cendrées en janvier, asperge des sables au printemps. Quelle que soit la date de votre venue, Totem Adventure vous ouvre les activités et les adresses qui correspondent à ce moment-là de l’année.
À retenir
- Deuxième plus vaste département de France métropolitaine : 9 243 km² pour 428 427 habitants recensés en 2022.
- 106 kilomètres de plage atlantique sur la Côte d’Argent, entre le bassin d’Arcachon et l’embouchure de l’Adour.
- La plus grande forêt cultivée d’Europe occidentale : environ un million d’hectares, à neuf dixièmes en pin maritime depuis la loi du 19 juin 1857.
- Quatre monuments inscrits à l’UNESCO en 1998 au titre des chemins de Saint-Jacques : Saint-Sever, Mimizan, Aire-sur-l’Adour et Sorde-l’Abbaye.
- Premier département thermal de France : 58 500 curistes accueillis en 2024, Dax en tête.
- Un vivier d’hébergements de plein air : 147 208 lits en camping sur 448 724 lits touristiques au total.
Vos questions sur les activités et loisirs dans les Landes
Vous préparez un séjour dans le département 40 et vous hésitez entre la côte, la forêt et l’arrière-pays. Les questions reviennent souvent : quelle période choisir, où se baigner sans affronter les vagues, que voir en dehors des plages, combien de temps prévoir. Voici les réponses les plus utiles avant de boucler votre programme.
Le surf sur la côte, de Biscarrosse à Capbreton, la descente du courant d’Huchet en galupe depuis Léon, le vélo sur la Vélodyssée, la visite de l’écomusée de Marquèze à Sabres, une cure ou une journée de bien-être à Dax, et l’observation des grues cendrées à Arjuzanx entre novembre et février.
Juillet et août concentrent la moitié des nuitées annuelles et offrent l’océan le plus chaud. Mai, juin et septembre restent bien plus calmes, avec des lacs déjà baignables et des tarifs plus doux. L’automne et l’hiver conviennent aux thermes, aux marchés au gras et à l’observation des grues à Arjuzanx.
Les lacs marins d’Hossegor et de Port d’Albret, à Vieux-Boucau, offrent une eau salée sans houle. Les étangs de Soustons, Léon, Aureilhan et Cazaux-Sanguinet proposent des plages d’eau douce surveillées l’été. Sur l’océan, privilégiez les plages centrales des stations, surveillées et encadrées par des drapeaux.
Quatre monuments inscrits à l’UNESCO en 1998 se visitent à Saint-Sever, Mimizan, Aire-sur-l’Adour et Sorde-l’Abbaye. Ajoutez l’écomusée de Marquèze à Sabres, l’abbaye d’Arthous à Hastingues, la bastide de Labastide-d’Armagnac fondée en 1291, le phare de Contis à Saint-Julien-en-Born, le PréhistoSite de Brassempouy et la basilique Notre-Dame de Buglose.
Comptez trois à quatre jours pour la côte seule, entre plages, lacs et stations de surf. Une semaine permet d’ajouter la Haute Lande et Marquèze, Dax et ses thermes, puis la Chalosse et l’Armagnac. Le département fait 9 243 km² : les trajets intérieurs prennent du temps.
C’est un spectacle traditionnel sans mise à mort, où l’écarteur esquive une vache landaise d’un mouvement de hanches et où le sauteur la franchit d’un bond. Sa forme moderne date de la feinte inventée vers 1831 par les frères Darracq. Environ 500 courses ont lieu chaque année dans les Landes et le Gers.