Quels sites naturels voir dans les Hautes-Pyrénées ?
Le cirque de Gavarnie ouvre la liste : ses parois de près de 1 500 mètres et sa grande cascade de 422 mètres lui ont valu l’inscription au bien UNESCO « Pyrénées-Mont Perdu » en 1997. Ses voisins, les cirques d’Estaubé et de Troumouse, se visitent dans la foulée. Plus à l’est, la réserve naturelle nationale du Néouvielle, créée en 1935 et classée en 1968 sur 2 313 hectares, abrite plus de 70 lacs et des pins à crochets qui poussent jusqu’à 2 600 mètres, un record européen. À Cauterets, le Pont d’Espagne marque la confluence des gaves du Marcadau et de Gaube. Le spectacle se prolonge sous terre : découvertes en 1810 et ouvertes au public en 1903, les grottes de Bétharram déroulent 2,8 kilomètres de galeries et 115 mètres de dénivelé, que l’on franchit à pied, en barque sur la rivière souterraine, puis en petit train. Elles sont à cheval sur les Hautes-Pyrénées, à Saint-Pé-de-Bigorre, et les Pyrénées-Atlantiques, à 11 kilomètres de Lourdes
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La Bigorre, mode d’emploi : des estives du Néouvielle aux allées de Tarbes
Une montagne classée, protégée, et pourtant accessible. Peu de départements français concentrent autant de statuts de protection sur un espace aussi ramassé. Le Parc national des Pyrénées, institué en 1967, place environ 60 % de sa zone cœur dans les Hautes-Pyrénées et partage plus de 100 kilomètres de frontière avec le parc espagnol d’Ordesa et du Mont-Perdu. Il abrite 230 lacs d’altitude, l’isard qui lui sert d’emblème, le gypaète barbu et le desman des Pyrénées, petit mammifère semi-aquatique que l’on ne trouve nulle part ailleurs en Europe occidentale. À l’intérieur de ce périmètre, la réserve naturelle nationale du Néouvielle, créée en 1935 puis classée en 1968, protège 2 313 hectares entre 1 800 et 3 091 mètres d’altitude, plus de 70 lacs et une pinède à crochets qui atteint 2 600 mètres, ce qui constitue un record européen. Le lac d’Aumar, avec ses 25 hectares, y est le plus vaste plan d’eau naturel. Le cirque de Gavarnie, lui, relève du bien UNESCO « Pyrénées-Mont Perdu » inscrit en 1997 et complété en 1999, et fait l’objet d’une Opération Grand Site engagée dès 1988 sous le nom de Cirques et Vallées de Gavarnie Gèdre. Environ 650 000 personnes s’y rendent chaque année. Le site reste pourtant simple d’accès : depuis le village de Gavarnie, une heure et demie de marche suffit pour se retrouver face à la grande cascade et ses 422 mètres de chute.
Là où l’on regarde le ciel et où l’on grimpe des cols. Le pic du Midi de Bigorre culmine à 2 876 mètres et porte l’un des plus anciens observatoires de haute montagne au monde : les premiers terrassements du sommet ont commencé en 1875, à l’initiative du général de Nansouty et de l’ingénieur Vaussenat. Le télescope Bernard-Lyot, de deux mètres de diamètre, y a été installé en 1980. Depuis 2001, un téléphérique à double câble monte de La Mongie, à 1 785 mètres, jusqu’au sommet en passant par le Taoulet. On y accède aussi le soir pour observer le ciel, et l’on peut y dormir. En 2013, l’International Dark-Sky Association a labellisé autour du pic une Réserve internationale de ciel étoilé de 3 000 kilomètres carrés couvrant 251 communes, l’une des premières d’Europe. Juste en dessous, le col du Tourmalet, à 2 115 mètres, relie Sainte-Marie-de-Campan à Barèges. Le Tour de France l’a franchi 85 fois depuis 1910, année où Octave Lapize y lança aux organisateurs son fameux « vous êtes des assassins ». Chaque été, une statue de cycliste surnommée le Géant du Tourmalet est hissée au sommet. Les cols d’Aspin, du Soulor et d’Aubisque complètent un réseau de routes d’altitude que les cyclistes remontent d’avril à octobre, et que les skieurs récupèrent l’hiver venu, le Tourmalet reliant alors les domaines de Barèges et de La Mongie.
L’eau chaude, la ferveur et la mémoire. Les Hautes-Pyrénées vivent depuis longtemps de leurs sources. Huit stations thermales fonctionnent aujourd’hui, à Cauterets, Bagnères-de-Bigorre, Barèges, Luz-Saint-Sauveur, Argelès-Gazost, Capvern-les-Bains, Beaucens et Saint-Lary-Soulan, avec des indications qui vont de la rhumatologie aux voies respiratoires en passant par la phlébologie. Le passage de Napoléon III à Saint-Sauveur en 1859 accéléra la construction des routes de vallée, et l’arrivée du chemin de fer à Tarbes fit le reste. Cette architecture de villégiature se lit encore dans les façades des bourgs thermaux. Autre héritage, autre échelle : Lourdes. Après les apparitions rapportées par Bernadette Soubirous en 1858, la ville est devenue l’un des premiers lieux de pèlerinage catholique au monde, qui accueille plusieurs millions de visiteurs par an. Le sanctuaire couvre 52 hectares. À Tarbes, enfin, le haras créé en 1806 sur décision de Napoléon a donné naissance à la race anglo-arabe à partir du cheval tarbais ; il accueille chaque été le festival Équestria. La maison natale du maréchal Foch, né en 1851, et le musée de la Déportation et de la Résistance, ouvert en 1989, disent une autre histoire du département.
Une table qui a ses appellations, un calendrier qui a ses rendez-vous. Trois productions du département portent un signe officiel de qualité, avec des cahiers des charges précis. Le mouton Barèges-Gavarnie a décroché son AOC le 14 septembre 2003, puis l’AOP en 2008, sur dix-huit communes du canton de Luz-Saint-Sauveur et 25 000 hectares d’estives. Le haricot tarbais, arrivé du Nouveau Monde et installé dans la plaine de Tarbes au début du XVIIIe siècle, cultivé à l’origine sur pied de maïs, a obtenu le Label Rouge en 1997 puis l’IGP en 2000 après une relance de la filière lancée en 1986. Le porc Noir de Bigorre, élevé en plein air et nourri de glands et de châtaignes, donne un jambon sous AOP. Au nord, le vignoble de Madiran et de Pacherenc du Vic-Bilh mord sur le Val d’Adour. Côté agenda, le Festival de Gavarnie, créé en 1985 par François Joxe, plante son théâtre en plein air sur la plaine de la Courade à 1 450 mètres d’altitude, ce qui en fait le plus haut festival d’Europe ; il se tient de la mi-juillet au début août. Équestria investit le haras de Tarbes en été. Pour organiser tout cela sans perdre une journée, Totem Adventure recense les expériences vallée par vallée et vous aide à composer votre séjour selon la saison, le niveau et l’âge des participants.
À retenir
- Un bien UNESCO transfrontalier : le cirque de Gavarnie relève du site « Pyrénées-Mont Perdu », inscrit en 1997, avec une cascade de 422 mètres.
- Un observatoire à 2 876 mètres : le pic du Midi de Bigorre, dont les travaux ont débuté en 1875, est au centre d’une Réserve internationale de ciel étoilé labellisée en 2013.
- Deux espaces naturels protégés majeurs : le Parc national des Pyrénées (1967) et la réserve du Néouvielle, 2 313 hectares et plus de 70 lacs.
- Le col le plus emprunté du Tour : le Tourmalet, à 2 115 mètres, franchi 85 fois depuis 1910.
- Huit stations thermales en activité, de Cauterets à Capvern-les-Bains.
- Trois signes de qualité au menu : haricot tarbais IGP (2000), mouton Barèges-Gavarnie AOP (2008), jambon Noir de Bigorre AOP.
Vos questions sur les activités et loisirs dans les Hautes-Pyrénées
La saison à privilégier, le temps à prévoir pour Gavarnie, les sorties possibles avec de jeunes enfants, les lieux de baignade : ces six questions reviennent plus souvent que les autres. Les réponses ci-dessous s’appuient sur les sources officielles du département et valent pour l’ensemble du territoire, de la plaine de l’Adour aux vallées frontalières.
De juin à septembre pour la randonnée, les lacs d’altitude et les cirques, la route des cols étant généralement dégagée à partir de fin mai. De décembre à mars pour le ski, avec des domaines étagés jusqu’à 2 380 mètres à Saint-Lary-Soulan. Le thermalisme et les grottes se pratiquent toute l’année.
Comptez une demi-journée. Depuis le village de Gavarnie, le chemin du fond du cirque demande environ une heure et demie de marche à l’aller, sur un dénivelé modéré, pour rejoindre le pied de la grande cascade de 422 mètres. Le site accueille environ 650 000 visiteurs par an.
Les grottes préhistoriques de Gargas et leurs 231 mains négatives, le gouffre d’Esparros et ses cristaux d’aragonite, la montée en téléphérique au pic du Midi depuis La Mongie, le funiculaire du pic du Jer à Lourdes installé en 1899, et les plans d’eau aménagés de Payolle et de Génos-Loudenvielle.
Oui, sur les plans d’eau aménagés de basse et moyenne altitude, principalement le lac de Génos-Loudenvielle dans la vallée du Louron, le lac de Payolle dans la vallée de Campan et le lac des Gaves près d’Argelès-Gazost. Les lacs de haute montagne, dont le lac de Gaube à 1 725 mètres, restent glacés.
La garbure, soupe de chou et de viande confite, le haricot tarbais sous IGP depuis 2000, le mouton Barèges-Gavarnie sous AOP depuis 2008, le jambon Noir de Bigorre AOP, l’oignon doux de Trébons et le gâteau à la broche, cuit par couches devant un feu ouvert.
Au pic du Midi de Bigorre, à 2 876 mètres, cœur d’une Réserve internationale de ciel étoilé labellisée en 2013 sur 3 000 kilomètres carrés et 251 communes. Les vallées d’Aure, du Louron et de Campan bénéficient du même ciel préservé, avec des sites d’observation libres et gratuits.