Les sites naturels autour d’Injoux-Génissiat
Le Crêt du Nû, point culminant de la commune à 1 351 mètres, offre un panorama qui s’étend des Alpes au Jura en passant par la vallée du Rhône ; plusieurs boucles de randonnée y grimpent depuis les hameaux voisins. À quelques kilomètres en aval, le Rhône se fraie un passage entre le Jura et le massif du Vuache au niveau du défilé de l’Écluse, dominé par le fort du même nom. Les 200 hectares de forêt communale et les grandes étendues du plateau de Retord complètent ce paysage de moyenne montagne.
Musées et monuments à découvrir
Le barrage-centrale de Génissiat, achevé en 1948, se visite lors de circuits guidés de deux heures organisés par la Compagnie nationale du Rhône, et reste l’un des grands témoins du patrimoine industriel du XXe siècle en France. À Léaz, le fort de l’Écluse, remanié entre 1820 et 1848, relie ses deux forts par 1 165 marches pour 200 mètres de dénivelé. Sur la commune, le château des Nobles de Génissiat (XIVe siècle) et les églises Saint-Laurent-et-Didier d’Injoux, Saint-Martin de Génissiat et Saint-Maurice de Craz complètent ce patrimoine. À une vingtaine de kilomètres, le musée de la Résistance et de la Déportation de l’Ain, à Nantua, retrace l’histoire du maquis local.
Activités outdoor et randonnée
Le GR9 traverse la commune par le Plan Vanel, à 1 157 mètres d’altitude, avant de poursuivre vers le col de Richemond. Les boucles vers le Crêt du Nû, accessibles depuis Hotonnes ou Châtillon-en-Michaille, conviennent aux marcheurs en quête d’un sommet accessible. En famille, un parc dédié à la découverte des dinosaures et de la préhistoire, à quelques kilomètres du côté de Plagne, complète l’offre outdoor pour les plus jeunes.
Envie d’une expérience inoubliable proche de vous ?
Entre la force du Rhône et le calme des sommets : le visage d’Injoux-Génissiat
Sur la rive française du Rhône, à la frontière de la Haute-Savoie, Injoux-Génissiat réunit trois villages, Injoux, Génissiat et Craz, ainsi que six hameaux : Chaix, Bériaz, Lingiaz, La Tullières, Balavant et Bourbouillon. Cette mosaïque de hameaux, éparpillée sur environ 30 km² entre vallée et premiers contreforts du Jura, forme une porte d’entrée vers le Haut-Bugey, à mi-chemin entre le bassin genevois et les plaines de l’Ain.
L’histoire récente de la commune se confond avec celle de son barrage. Le chantier démarre en 1937, en pleine crise économique, et s’achève en 1948 sous la présidence de Vincent Auriol, qui inaugure l’ouvrage. Porté par la Compagnie nationale du Rhône, fondée en 1933 par le sénateur Léon Perrier et l’ancien président du Conseil Édouard Herriot, le barrage de Génissiat culmine à 104 mètres de hauteur pour 165 mètres de longueur et près de 412 000 m³ de béton coulé. Ses six turbines Francis, de 70 MW chacune, produisent environ 1,7 milliard de kWh par an, soit plus d’un dixième de la production totale de la CNR. À sa mise en service, l’ouvrage est présenté comme le plus important d’Europe occidentale : on le surnomme vite le « Niagara français ». Chaque été, les visites guidées se concentrent sur le jeudi, organisées avec l’office de tourisme Terre Valserine, pour découvrir les galeries et la salle des machines avant de repartir crapahuter sur les hauteurs voisines.
Cette prouesse industrielle n’a pas effacé la nature qui l’entoure. Le Crêt du Nû, point culminant de la commune à 1 351 mètres, domine un paysage qui s’étend des Alpes au massif du Jura. Plus au nord, le Rhône se resserre entre le Jura et le Vuache pour former le défilé de l’Écluse, que surveille depuis les hauteurs le fort du même nom : un ouvrage militaire remanié entre 1820 et 1848, relié à son fort supérieur par 1 165 marches et 200 mètres de dénivelé, aujourd’hui ouvert à la visite. Sous terre, la grotte des Huguenots, explorée par les spéléologues entre 1973 et 1989, complète ce relief karstique typique du Jura méridional. En hiver, les larges étendues du plateau de Retord, tout proche, se couvrent de pistes de ski nordique.
Le patrimoine plus discret de la commune se lit dans ses trois clochers, l’église Saint-Laurent-et-Didier d’Injoux, la chapelle Saint-Martin de Génissiat et l’église Saint-Maurice de Craz, et dans les vestiges du château des Nobles de Génissiat, bâti au XIVe siècle. Au hameau de Chaix, un four à pain communal, toujours entretenu, rappelle une vie rurale antérieure à l’arrivée du grand chantier hydroélectrique. Le vignoble du Bugey, reconnu en AOC depuis 2009 et connu pour son pétillant Bugey-Cerdon, prolonge cette identité de terroir jusque dans les verres.
Randonneurs venus fouler le GR9 au Plan Vanel, curieux attirés par les turbines de Génissiat ou amateurs de vins du Bugey trouvent ici un même point commun : un territoire où l’énergie du fleuve et la patience des sommets se répondent depuis près d’un siècle. Totem Adventure vous accompagne pour organiser votre étape à Injoux-Génissiat et dans le Haut-Bugey.
À retenir
- Barrage de Génissiat : construit 1937-1948, 104 m de hauteur, 420 MW, surnommé le « Niagara français »
- Point culminant : Crêt du Nû, 1 351 m
- Population : 1 123 habitants (2022)
- Trois villages (Injoux, Génissiat, Craz) et six hameaux
- Le GR9 traverse la commune via le Plan Vanel (1 157 m)
- Vignoble du Bugey : AOC depuis 2009, spécialité pétillante Bugey-Cerdon
préparer votre visite à Injoux-Génissiat
Les questions les plus fréquentes des visiteurs avant de partir découvrir le barrage, les sentiers et le terroir du Bugey.
Oui. La Compagnie nationale du Rhône organise des visites guidées de deux heures, généralement le jeudi en été. La réservation passe par l’office de tourisme Terre Valserine.
Le Crêt du Nû, à 1 351 mètres, offre une vue sur les Alpes, le Jura et la vallée du Rhône.
Le GR9 passe par le Plan Vanel, à 1 157 mètres d’altitude, et plusieurs boucles locales mènent au Crêt du Nû depuis Hotonnes ou Châtillon-en-Michaille.
À Nantua, à une vingtaine de kilomètres, la quenelle sauce Nantua reste la référence culinaire du secteur.
Les vins de l’appellation Bugey, en AOC depuis 2009, notamment le pétillant Bugey-Cerdon, sont typiques de la région.
Oui : un parc dédié aux dinosaures à Plagne, des randonnées accessibles et un centre aquatique à Valserhône en cas de canicule en font une destination adaptée aux enfants.
