Quels espaces naturels découvrir à La Sône et autour ?
Les espaces naturels de La Sône tiennent à l’eau : des sources chargées de calcaire, venues du plateau de Chambaran, changent mousses et branches en tuf au bord de l’Isère, et un sentier longe la rivière jusqu’à Saint-Romans, à 3,3 km, entre roselières et îlots où l’on observe hérons et aigrettes. Le phénomène se visite dans un jardin de 8 000 m² bâti autour des sources pétrifiantes de La Sône, labellisé Jardin remarquable en 2018 : plus de 800 espèces de plantes, une cascade et de larges bassins calmes. Ouvert du 1er mai au 30 septembre en 2026, il est fermé pour l’hiver et rouvre en mai 2027. Le sentier du Martin-Pêcheur, entre Saint-Romans et La Sône, porte trois panneaux d’interprétation consacrés aux oiseaux de la rivière. Au sud, les premières falaises du Vercors ferment l’horizon du Royans. Les grottes et les gorges de la Bourne sont présentées sur la page Choranche, à 10,2 km.
Quelles activités nautiques pratiquer sur l’Isère à La Sône ?
Sur l’Isère, à La Sône, on navigue surtout en passager : le bateau à roue qui remonte la rivière depuis Saint-Nazaire-en-Royans, à environ 7 km, pousse un peu au-delà du village avant de regagner son embarcadère, au terme d’une croisière commentée d’environ 1 h 30, d’avril à septembre. Des départs ornithologiques embarquent un guide naturaliste, pour les hérons, les aigrettes et les martinets. En 2026, un forfait réunissant la croisière et le jardin des sources coûtait 25,30 € pour un adulte en mai, juin et septembre. L’embarcadère et l’aqueduc sont décrits sur la page Saint-Nazaire-en-Royans. Un club d’aviron du Sud-Grésivaudan encadre aussi des sorties en canoë-kayak sur les eaux calmes de l’Isère ; sa randonnée des Roselières, 25 km le 28 juin 2026, passait sous le château de La Sône. Aucune baignade surveillée n’est signalée sur la rivière : pour nager, allez aux piscines de Chatte ou de Vinay.
Que faire à La Sône quand il pleut ou en cas de canicule ?
Par temps de pluie, La Sône n’a pas de musée, mais ses environs en ont : le musée départemental et l’abbatiale de Saint-Antoine-l’Abbaye (9,2 km), le Grand Séchoir de Vinay (14,8 km) et le centre aquatique intercommunal l’Olympide, à Chatte, ouvert toute l’année. En 2026, le Grand Séchoir ouvre du mardi au dimanche, de 10 h à 18 h jusqu’au 30 octobre, puis de 14 h à 17 h 30 ; l’entrée coûte 5 €, gratuite avant 10 ans. Par forte chaleur, cherchez la fraîcheur sous la roche : il fait 13 °C dans la grotte de Thaïs, à environ 7 km, et la grotte de Choranche, à 10,2 km, reste autour de 10 °C. Au jardin des sources, l’ombre tombe des arbres et des bambous, près de la cascade ; venez le matin, la dernière entrée est à 17 h. L’Olympide compte un bassin de 25 mètres, un bassin ludique à 28 °C et un toboggan de 20 mètres, et la piscine de Vinay ouvre en plein air l’été.
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La Sône, des sources qui font de la pierre sous un château de l’Isère
Un village de plaine au pied du Chambaran. L’Isère borde La Sône au sud, et l’essentiel de la commune s’étend sur sa plaine alluviale : les terres agricoles couvrent 63,7 % du territoire, les forêts 11,3 %. L’autoroute A49, mise en service en 1992 entre Romans et Grenoble, traverse la commune. La station de Chatte relève une température moyenne de 12,0 °C et 967,8 mm de pluie par an sur la période 1991-2020. Le tuf est la pierre du village : léger, plein de vides, il a servi à bâtir l’ancienne manufacture de tresses et de lacets.
De la maison forte de la Reffrairie à Françoise Sagan. Le château apparaît en 1210 dans des lettres de l’empereur Othon IV qui confirment les droits de l’abbaye de Montmajour sur les terres de La Sône. Au début du XIVe siècle, Ardanchon de la Reffrairie l’agrandit et le fortifie, et la haute tour à mâchicolations date de la seconde moitié du siècle. Le dauphin Louis y loge en 1448 pour chasser dans la forêt de Claix. Pendant les guerres de Religion, Lesdiguières l’assiège. Félicien de Boffin, avocat général au parlement de Grenoble, l’achète en 1603 et lui donne sa forme actuelle ; sa famille le garde près de deux siècles. Suivent le baron de Jarente en 1875, le docteur Collignon, médecin des princes de Monaco, en 1890, puis la famille Morel, qui y vit dès 1939 et en devient propriétaire en 1952. Françoise Sagan y séjourne souvent et s’en inspire pour sa pièce Château en Suède. Le parc de 4 hectares, avec son bassin rond et son allée de platanes, est inscrit depuis le 30 juin 1995.
La soie des Jubié, puis le tuf mis en jardin. Au XVIIIe siècle, Joseph-Noël Jubié fonde à La Sône une manufacture de soie. Le Musée dauphinois la cite, avec celle de Pierre Effantin à Romans, parmi les manufactures du Dauphiné qui eurent des démêlés avec Jacques de Vaucanson, nommé inspecteur des manufactures de soie du royaume en 1741. Les Jubié achètent le château en 1820, mais la vente est annulée le 3 décembre 1848, leur industrie s’étant effondrée. Les tufières, elles, restent longtemps une friche. Au début des années 1990, les exploitants de la croisière sur l’Isère rachètent le terrain pour dégager les berges. Le jardin ouvre en 1994, reçoit la marque Qualité Tourisme en 2014 et le label Jardin remarquable en 2018. Sous la cascade, dans une cave creusée à la main, des objets accrochés à des échelles de bois se couvrent peu à peu de cristaux.
Saint-Antoine-l’Abbaye et le mal des ardents. Vers 1074, le chevalier Jocelin de Châteauneuf part chercher en Orient les reliques de saint Antoine. En 1088, des bénédictins de Montmajour s’installent pour les garder. Vers 1095, Gaston et son fils Guérin de Valloire, touché par le « feu sacré », fondent une confrérie laïque et un hospice, la Maison de l’Aumône, pour les malades du mal des ardents, l’ergotisme, dont les membres se gangrènent. Le pape Alexandre IV autorise en 1256 un grand hôpital, dit des démembrés. En 1289, Boniface VIII confie l’abbaye aux chanoines antonins, qui en font la tête de leur ordre, réuni en 1777 à l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem. L’abbatiale, bâtie d’environ 1280 au milieu du XVe siècle, monte à 22 mètres sous voûte. Élu Village préféré des Français en 2025, Saint-Antoine-l’Abbaye accueillait du 22 au 26 juillet 2026 la 22e édition de Textes en l’air, festival d’écritures né en 2004. Le musée départemental y présente jusqu’au 8 novembre 2026 l’exposition « Entre fleuve et mer. Une histoire médiévale ».
Saint-Marcellin, ville delphinale et nom d’un fromage. Saint-Marcellin compte 7 700 habitants (Insee, recensement 2023). Le conseil delphinal y siège de 1337 à 1340 avant de partir pour Grenoble, où il deviendra le parlement du Dauphiné. En 1343, Humbert II accorde à la ville une charte de libertés et autorise son enceinte, dont sept des treize tours carrées tiennent encore debout. Sous la Révolution, elle prend un temps le nom de « les Thermopyles ». Le fromage figure dans les comptes de la maison de Louis XI à partir de 1461. Longtemps fait d’un mélange de lait de chèvre et de vache, il n’est fabriqué qu’au lait de vache depuis les années 1980. Au printemps, la ville accueille le festival Barbara de la chanson française.
Les grottes, Pont-en-Royans et les gorges de la Bourne sont détaillés sur la page Choranche, l’aqueduc et la grotte de Thaïs sur la page Saint-Nazaire-en-Royans, et le reste du département sur la page Isère. Totem Adventure recense autour de La Sône des visites, des sorties et des hébergements classés par type d’expérience ; la page Auvergne-Rhône-Alpes ouvre sur le reste de la région.
À retenir
- 634 habitants, les Sonois (Insee, recensement 2023), pour 3,05 km² sur la rive droite de l’Isère, dans le Sud-Grésivaudan ; Saint-Marcellin est à 4,9 km.
- Les sources pétrifiantes, nourries par les eaux du plateau de Chambaran, déposent de la calcite qui change mousses et objets en tuf ; sous la cascade du jardin, 3 mm se forment en deux à trois mois.
- Le jardin des sources : 8 000 m², plus de 800 espèces, label Jardin remarquable en 2018 ; saison 2026 du 1er mai au 30 septembre, réouverture en mai 2027 ; 12,50 € à 13,50 € pour un adulte en 2026.
- Château de La Sône : XIVe et début XVIIe siècles, façades, toitures et chapelle inscrites en 1968, parc inscrit en 1995 ; propriété privée, fermée à la visite.
- Saint-Antoine-l’Abbaye (9,2 km) : abbatiale de 72 m classée en 1840, châsse de saint Antoine offerte en 1648, trésor d’environ 350 objets ; Textes en l’air du 22 au 26 juillet 2026.
- Terroir : noix de Grenoble AOP (franquette, mayette, parisienne) et saint-marcellin IGP, fêtés ensemble à Saint-Marcellin le 14 juin 2026.
- En cas de canicule : grotte de Thaïs (13 °C, environ 7 km), grotte de Choranche (environ 10 °C, 10,2 km), centre aquatique couvert de Chatte (2,5 km), piscine de plein air de Vinay l’été.
- Sans voiture : gares TER de Saint-Hilaire-du-Rosier (3,8 km) et de Saint-Marcellin (4,9 km), puis la voie verte La Belle Via, qui passe par La Sône.
Préparer sa venue à La Sône : les questions fréquentes
Les questions posées avant une visite à La Sône portent sur le château, sur la saison du jardin des sources et sur la chaleur de l’été. Nous avons construit les réponses à partir de l’Insee, de la base Mérimée, de l’office de tourisme Saint-Marcellin Vercors Isère et des sites des exploitants, lus en octobre 2026. Avant de partir, contrôlez horaires et tarifs sur le site de chaque lieu, car ils changent d’une année sur l’autre.
Non. Le château de La Sône est une propriété privée qui n’ouvre pas à la visite. On le voit du dehors, sur son éperon rocheux au-dessus de l’Isère, depuis le pont, les berges ou le bateau à roue qui remonte la rivière. Cité dès 1210, il date pour l’essentiel du XIVe et du début du XVIIe siècle. Ses façades, ses toitures et sa chapelle sont inscrites aux monuments historiques depuis 1968, et son parc de 4 hectares depuis 1995.
Commencez la journée au jardin des sources pétrifiantes, en saison, à l’ombre des arbres et des bambous, près de la cascade. L’après-midi, descendez dans une grotte : 13 °C à Thaïs, à environ 7 km, et environ 10 °C à Choranche, à 10,2 km ; emportez un pull. Pour nager, le centre aquatique couvert de Chatte, à 2,5 km, ouvre toute l’année, et la piscine de plein air de Vinay ouvre l’été. Le Grand Séchoir de Vinay reste une visite à l’abri.
Comptez une heure à une heure et quart de visite libre sur 8 000 m², selon l’exploitant. En 2026, le jardin a ouvert du 1er mai au 30 septembre ; il est fermé pour l’hiver et rouvre en mai 2027. Les tarifs 2026 allaient de 12,50 € à 13,50 € pour un adulte et de 7,70 € à 8,70 € de 4 à 10 ans, avec la gratuité avant 4 ans. Pentes, escaliers et passages étroits le ferment aux fauteuils et aux poussettes, et les chiens n’y entrent pas.
Le jardin des sources plaît aux enfants pour sa cascade et sa cave aux cristaux, où des objets suspendus se couvrent de calcite, 3 millimètres en deux à trois mois. Prenez un porte-bébé, les poussettes n’y passent pas. À Chatte, à 2,5 km, un jardin fait circuler des trains miniatures, et le centre aquatique a une pataugeoire et un toboggan de 20 mètres. Au Grand Séchoir de Vinay, un espace de jeux raconte la noix, et l’entrée y était gratuite avant 10 ans en 2026.
En train, descendez à la gare de Saint-Hilaire-Saint-Nazaire, à Saint-Hilaire-du-Rosier, à 3,8 km à vol d’oiseau, ou à celle de Saint-Marcellin, à 4,9 km, desservie par les TER entre Valence et Grenoble. Depuis Saint-Hilaire-du-Rosier, la voie verte La Belle Via remonte l’Isère jusqu’à La Sône, sans circulation automobile. L’office de tourisme propose même un séjour à vélo de deux jours qui part de la gare de Saint-Hilaire-du-Rosier et revient en TER, vélos à bord, vers Grenoble ou Valence.
Chatte et son jardin de trains miniatures (2,5 km), Saint-Romans et le sentier du Martin-Pêcheur (3,3 km), Saint-Marcellin et sa fête du fromage (4,9 km), Beauvoir-en-Royans, son château delphinal et son couvent des Carmes (5,5 km), Saint-Nazaire-en-Royans et son aqueduc (environ 7 km), Pont-en-Royans (8,2 km), Saint-Antoine-l’Abbaye et son abbatiale (9,2 km), la grotte de Choranche (10,2 km), le séchoir à noix de Cognin-les-Gorges (12,3 km) et le Grand Séchoir de Vinay (14,8 km). Distances à vol d’oiseau, de centre à centre.
