Quels monuments et musées visiter à Saint-Priest ?
À Saint-Priest, le patrimoine se découvre à pied dans le Village, où un parcours historique balisé de bornes relie 14 sites : le château, l’église, l’ancienne gendarmerie, l’école, l’alambic ou encore l’Atlante du Payet. Le château ne se visite pas, mais il accueille des manifestations et son parc est libre d’accès ; une sculpture de Lynn Chadwick, Le Couple en marche, s’y dresse. L’église Saint-Priest a été bénite à Noël 1838, et son clocher date de 1867. La cité Berliet, commencée en 1917 à l’ouest de la commune, et le fort se visitent aux Journées européennes du patrimoine, en septembre. Côté musées, comptez 10 km jusqu’au musée des Confluences et 11 km jusqu’au musée Lugdunum, à Fourvière, où ont été transférés des vestiges gallo-romains découverts au château.
Que faire en plein air à Saint-Priest ?
À Saint-Priest, le plein air commence sur les sentiers du parc du fort et de la forêt de Feuilly. Le circuit des forts de Bron à Saint-Priest fait 9 km, environ 2 h 30 de marche pour 70 m de dénivelé : il part du tram T5 à Bron, traverse le bois de Feuilly et finit au tram T2, à Saint-Priest Bel Air. Au nord, à 4 km de la mairie, l’aéroport d’affaires de Lyon-Bron est le point de départ de baptêmes de l’air au-dessus de la métropole. Parcours suspendus, paintball et balades à cheval complètent les activités à sensations référencées sur Totem Adventure. Avec des enfants, un parc de jeux de 10 hectares en forêt, à Diémoz, à 17 km, aligne cabanes perchées, tyroliennes et trampolines d’avril à début novembre.
Que faire à Saint-Priest quand il pleut ou en cas de canicule ?
Un jour de pluie, Saint-Priest propose une soufflerie qui simule la chute libre dès 5 ans, un parc d’aventure couvert à énigmes, un trampoline park, des escape games et des salles de réalité virtuelle ou d’escalade. Le théâtre Théo Argence, entièrement rénové en 2023, et la médiathèque François-Mitterrand, place Charles-Ottina, complètent la liste. En cas de canicule, nagez le matin au centre nautique Pierre-Mendès-France, qui associe bassins couverts et lagune de plein air, puis restez à l’intérieur entre 12 h et 16 h, comme le conseille la Métropole de Lyon. Le musée des Confluences est à 10 km ; lors des dernières canicules, la Ville de Lyon a rendu gratuits le musée des Beaux-Arts et les musées Gadagne. La carte des lieux frais de la Métropole recense fontaines, parcs et salles fraîches. Pendant le plan canicule, le parc de Parilly reste accessible le soir, et celui du château l’est à toute heure.
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Où découvrir l’artisanat et les produits du terroir à Saint-Priest ?
À Saint-Priest, le terroir passe par le grand marché du mardi et du dimanche matin, place Roger-Salengro, où environ 150 forains s’installent de 6 h à 13 h ; un autre marché se tient le vendredi matin, place Ferdinand-Buisson. Depuis 1987, la foire aux plantes rares occupe le parc du château le dernier week-end de mars : plus de 70 exposants les 28 et 29 mars 2026, avec une entrée à 6 €, gratuite jusqu’à 16 ans. En janvier, la foire aux artistes s’installe au château, et la foire d’automne revient en septembre. L’est de la commune, au-delà de Bel Air, garde des terres agricoles.
Quels hôtels et hébergements choisir près de Saint-Priest ?
À Saint-Priest, l’hôtellerie vise d’abord les visiteurs des salons d’Eurexpo, à Chassieu, et les passagers de l’aéroport de Lyon-Bron. Un hôtel quatre étoiles avec spa, cours du 3e-Millénaire, compte 131 chambres et 2 suites, à moins d’un quart d’heure d’Eurexpo. Plusieurs hôtels économiques complètent l’offre dans la commune. Pour un séjour tourné vers Lyon, le tram T2 mène sans changement à Perrache, où les hôtels sont à deux pas de la gare. En période de salon, les chambres partent vite.
Que manger à Saint-Priest ?
À Saint-Priest, la table se compose d’abord au marché de la place Roger-Salengro, le mardi et le dimanche, puis dans des restaurants qui vont de la cuisine lyonnaise aux cuisines méditerranéennes et asiatiques. Le château abrite un restaurant : on peut y déjeuner avant une promenade dans le parc. Quenelle de brochet, cervelle de canut et saucisson brioché relèvent de la tradition lyonnaise ; les bouchons sont décrits sur la page Lyon, à 11 km.
Saint-Priest, du « San Prix » dauphinois à la cité Berliet
Une commune du Dauphiné rattachée au Rhône. Saint-Priest occupe 29,71 km² de plaine à l’est de Lyon. Vénissieux, Mions et Corbas sont à moins de 4 km de la mairie, Bron à 5 km et Chassieu à 6 km. Pendant la Révolution, la commune porte un temps les noms de Zélé-Patriote et de Beau-Priest. Elle dépend alors de l’Isère et y reste jusqu’à la loi du 29 décembre 1967, qui la rattache au Rhône ; elle entre dans la Métropole de Lyon en 2015. Les recensements disent le reste : 1 100 habitants en 1793, 2 608 en 1906, 5 957 en 1931, 20 419 en 1968, 42 677 en 1982 et 49 229 en 2023.
Le château, des Richard aux Missions africaines. En 1336, le chevalier Humbert Richard reçoit la maison forte de l’abbaye d’Ainay, et sa famille la garde trois siècles. Jacques Guignard l’achète en 1645 ; l’année suivante, des lettres patentes de Louis XIV érigent la seigneurie en vicomté. Les Guignard agrandissent le château pendant deux siècles. Le plus connu, François-Emmanuel Guignard, comte de Saint-Priest, est ministre de la Maison du roi sous Louis XVI ; il meurt en 1821. En 1830, Armand Guignard de Saint-Priest et son fils Alexis aménagent un jardin à l’anglaise. Vendu en 1838, le domaine passe en 1903 à la Société des missions africaines, qui l’occupe jusqu’en 1938. Le 11 juin de cette année-là, la municipalité de Théophile Argence l’achète pour 380 000 francs. Le château est réquisitionné pendant la guerre, et les Allemands installent un radar dans le parc en 1942. La rénovation décidée en 1995 par le maire Bruno Polga met au jour des vestiges gallo-romains, dont une stèle funéraire du IIe ou du IIIe siècle au nom de Julius Victor.
Un fort tourné vers l’est. Le fort de Saint-Priest appartient à la seconde ceinture de défense de Lyon, conçue dans le système Séré de Rivières. Commencé en 1888, il surveille les routes venant de l’est et la voie ferrée de Grenoble. Il est désarmé dès 1900, sert de dépôt pendant la Première Guerre mondiale, puis l’armée allemande l’occupe jusqu’en 1944. La ville le rachète en 1969. Il abrite aujourd’hui un centre aéré, et l’association La San-Priode le fait visiter sur demande. Un circuit pédestre de 9 km le relie au fort de Bron, construit avant lui, par le bois de Feuilly.
Berliet, l’usine et la cité. Marius Berliet produit déjà des automobiles à Monplaisir, dans l’actuel 8e arrondissement de Lyon, quand il achète en 1916 un vaste terrain à Vénissieux-Saint-Priest pour y bâtir son usine principale. Face à elle, la cité ouvrière prend forme à partir de 1917. Une chapelle y est construite en 1930, puis démolie vers 1954. Dans la nuit du 2 mai 1944, un bombardement allié frappe la cité. La cession des logements par Renault Véhicules industriels devient effective en 2002 ; le site industriel voisin est aujourd’hui celui de Renault Trucks. Aux Journées européennes du patrimoine, des visites guidées parcourent environ 1 000 mètres dans la partie historique de la cité, au départ de la place Steven-Spielberg ; en 2026, elles ont eu lieu le 20 septembre. Pour aller plus loin, la villa Berliet, bâtie en 1911-1912 avenue Esquirol, dans le 3e arrondissement de Lyon, abrite le siège de la Fondation Marius-Berliet ; elle est inscrite aux monuments historiques depuis 1989. Les amateurs de voitures anciennes pousseront jusqu’au musée de l’automobile Henri-Malartre, à Rochetaillée-sur-Saône, à 18 km.
Les rendez-vous de l’année. En février, les Foulées San-Priotes rassemblent les coureurs depuis 1996. Fin mars, la foire aux plantes rares, née en 1987, attire plus de 10 000 visiteurs dans le parc du château. En juin, le festival Music en Ciel donne des concerts gratuits en plein air ; en 2024, il s’est tenu au parc Mandela. Le 14 juillet a son feu d’artifice, septembre sa foire d’automne et ses Journées du patrimoine, où le fort, la cité Berliet et le théâtre Théo Argence ouvrent leurs portes. Fin novembre ou début décembre, le cross des Myriades, créé en 1993, clôt la saison.
Pour poursuivre, la page Chassieu présente Eurexpo, et la page Décines-Charpieu le Grand Parc Miribel-Jonage. Vaulx-en-Velin et Villeurbanne sont à 9 km, et Lyon détaille Fourvière, le Vieux-Lyon et la Presqu’île. Notre article Explorez la Métropole de Lyon passe en revue les communes de l’agglomération. Les autres villes du département sont sur la page Rhône, et la page Auvergne-Rhône-Alpes ouvre sur le reste de la région.
À retenir
- Saint-Priest compte 49 229 habitants, les San-Priots (Insee, 2023), sur 29,71 km², à 11 km à vol d’oiseau à l’est de la place Bellecour.
- La commune a appartenu à l’Isère jusqu’à la loi du 29 décembre 1967 ; elle fait partie de la Métropole de Lyon depuis 2015.
- Le château (XIVe, XVIe et XIXe siècles) appartient à la commune depuis le 11 juin 1938 ; ses façades et toitures sont inscrites aux monuments historiques depuis le 28 décembre 1984. Son parc est ouvert jour et nuit.
- Le fort, commencé en 1888 dans le système Séré de Rivières, a été racheté par la ville en 1969 ; son parc couvre 35 hectares. Visites sur demande avec La San-Priode et aux Journées du patrimoine.
- La cité Berliet prend forme à partir de 1917, face à l’usine installée en 1916 ; visites guidées aux Journées du patrimoine.
- Parc de la Porte des Alpes : 140 hectares autour de la forêt de Feuilly. Parc de Parilly : 159 hectares, à 5 km.
- En cas de canicule : centre nautique Pierre-Mendès-France (lagune extérieure de 370 m²), lieux couverts entre 12 h et 16 h, carte des lieux frais de la Métropole, parc de Parilly ouvert le soir.
- Marchés le mardi et le dimanche matin place Roger-Salengro (environ 150 forains), le vendredi matin place Ferdinand-Buisson ; foire aux plantes rares le dernier week-end de mars, depuis 1987.
- Accès depuis Lyon : tram T2 de Perrache à Saint-Priest Bel Air, TER de la ligne de Grenoble jusqu’à la gare de Saint-Priest.
- Alentours : Vénissieux, Mions et Corbas (4 km), Bron (5 km), Chassieu (6 km), Décines-Charpieu (8 km), Lyon (11 km), Diémoz (17 km), à vol d’oiseau.
Venir à Saint-Priest : les réponses aux questions fréquentes
Avant de venir à Saint-Priest, on se demande surtout si le château se visite, comment rejoindre la ville depuis Lyon et où trouver de la fraîcheur en été. Les réponses ci-dessous s’appuient sur l’Insee, la base POP du ministère de la Culture, la Métropole de Lyon, l’office de tourisme ONLYLYON et les programmes des Journées du patrimoine, relevés en octobre 2026. Vérifiez les horaires avant de partir.
Commencez par le Village : son parcours historique de 14 sites mène du château à l’église Saint-Priest, bénite en 1838, et le parc du château s’ouvre à toute heure. L’après-midi, gagnez le parc du fort, 35 hectares, ou la forêt de Feuilly, dans le parc de la Porte des Alpes. Finissez à l’ouest par la cité Berliet, bâtie à partir de 1917 face à l’usine du même nom. Un jour de pluie, remplacez la balade par le centre nautique Pierre-Mendès-France.
Non, l’intérieur du château ne se visite pas, mais il accueille des manifestations et son parc est ouvert tous les jours, à toute heure, rue de l’Égalité. Aménagé aux XVIIe et XVIIIe siècles et restauré dans les années 1960, ce parc aligne ses parterres le long d’une allée d’ifs taillés. Le château, propriété de la commune depuis 1938, a ses façades et toitures inscrites aux monuments historiques depuis 1984. Fin mars, le parc reçoit la foire aux plantes rares.
Nagez tôt au centre nautique Pierre-Mendès-France, qui associe bassins couverts et lagune extérieure de 370 m², puis restez à l’intérieur entre 12 h et 16 h, comme le recommande la Métropole de Lyon : médiathèque, théâtre, loisirs couverts ou musées lyonnais à 10 km. La carte des lieux frais de la Métropole signale fontaines, parcs et salles fraîches. Pendant le plan canicule, le parc de Parilly, à 5 km, reste accessible le soir. Le numéro national canicule est le 0 800 06 66 66.
Le tram T2, qui dessert Saint-Priest depuis 2003, part de Perrache et va jusqu’à son terminus, Saint-Priest Bel Air. Les TER de la ligne de Grenoble, au départ de Perrache, s’arrêtent à la gare de Saint-Priest. Sur place, des bus TCL desservent la cité Berliet et l’esplanade des Arts. La mairie est à 11 km à vol d’oiseau de la place Bellecour.
Le fort de Saint-Priest, propriété de la ville depuis 1969, se visite sur demande auprès de l’association La San-Priode et pendant les Journées européennes du patrimoine, en septembre ; son parc de 35 hectares se parcourt à pied. La cité Berliet fait l’objet de visites guidées lors des mêmes Journées : en 2026, le 20 septembre, au départ de la place Steven-Spielberg, pour un parcours d’environ 1 000 mètres dans la partie historique.
Vénissieux, Mions et Corbas (4 km), le parc de Parilly (5 km), Bron (5 km), Chassieu et Eurexpo (6 km), Genas (7 km), Décines-Charpieu (8 km) et, plus au nord, le Grand Parc Miribel-Jonage, Villeurbanne et Vaulx-en-Velin (9 km), le musée des Confluences (10 km), le centre de Lyon (11 km), Diémoz et son parc de jeux en forêt (17 km), Rochetaillée-sur-Saône et son musée de l’automobile (18 km). Distances à vol d’oiseau depuis la mairie.
