Une colline qui prie, une colline qui travaille, et deux rivières qui se rejoignent à la pointe de la Presqu'île.

Lyon compte 519 127 habitants, les Lyonnais (population municipale 2023), sur 47,87 km². C’est la troisième commune de France. La ville s’est construite au confluent du Rhône et de la Saône, entre deux collines que les Lyonnais opposent encore : Fourvière, « la colline qui prie », et la Croix-Rousse, « la colline qui travaille ». Les Romains fondent Lugdunum en 43 av. J.-C. sur les hauteurs de Fourvière, à l’initiative de Lucius Munatius Plancus, et en font la capitale des Gaules. En 1998, l’UNESCO inscrit le site historique de Lyon au patrimoine mondial. Ce site couvre 427 hectares, environ 9 % de la commune : le Vieux-Lyon et ses maisons Renaissance, la colline de Fourvière, la Presqu’île et les immeubles de canuts de la Croix-Rousse. Près de 500 traboules relient ces quartiers. Ce sont des couloirs qui traversent les immeubles d’une rue à l’autre. Une cinquantaine sont ouvertes au public, grâce aux conventions que la Ville signe avec les propriétaires depuis 1990. C’est à Lyon que Louis Lumière tourne La Sortie de l’usine Lumière, le 19 mars 1895. C’est ici aussi que les habitants posent chaque 8 décembre des lumignons sur leurs fenêtres, comme en 1852. Pour les loisirs, le parc de la Tête d’Or ouvre gratuitement ses 105 hectares. Les berges du Rhône ont été rendues aux piétons et aux cyclistes sur 5 kilomètres. À une quinzaine de kilomètres, le Grand Parc Miribel-Jonage propose baignade et voile sur un lac de 350 hectares. Reste la table : dans les années 1930, le gastronome Curnonsky a qualifié Lyon de « capitale mondiale de la gastronomie ».

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Quels monuments et musées visiter à Lyon ?

À Lyon, la visite commence à Fourvière. La basilique Notre-Dame (1872-1896) reçoit environ deux millions de visiteurs par an, le théâtre antique est en accès libre et le musée Lugdunum conserve la Table claudienne. Le Vieux-Lyon, premier secteur sauvegardé de France (1964), abrite la cathédrale Saint-Jean, les musées Gadagne et un musée du cinéma et des miniatures. Sur la Presqu’île, le musée des Beaux-Arts occupe 70 salles place des Terreaux. Le musée des Confluences a reçu 671 597 visiteurs en 2023, et les cours du Grand Hôtel-Dieu sont ouvertes au public. Au nord, à Rochetaillée-sur-Saône, le musée de l’automobile Henri-Malartre expose une centaine de voitures.

Que faire en plein air à Lyon ?

Lyon se parcourt à vélo : le réseau Vélo’v compte plus de 400 stations, et la ViaRhôna, véloroute de 815 km entre le Léman et la Méditerranée, traverse la ville par les berges du Rhône. À pied, montez à la Croix-Rousse par ses escaliers. Pour Fourvière, prenez la « ficelle », héritière du premier funiculaire urbain au monde, ouvert à Lyon en 1862. Pour grimper dans les arbres, des parcs accrobranche occupent les forêts de l’ouest lyonnais, par exemple à Sainte-Foy-lès-Lyon. Pour randonner, les Monts d’Or ont leurs boucles balisées au départ de Saint-Romain-au-Mont-d’Or et de Poleymieux-au-Mont-d’Or.

Que faire à Lyon quand il pleut ou en cas de canicule ?

Quand il pleut, les musées de Lyon suffisent à remplir plusieurs journées : Confluences, Beaux-Arts, Gadagne, Lugdunum et le musée Lumière. En cas de canicule, la Ville active un dispositif de fraîcheur. Certains musées deviennent gratuits en alerte, les parcs ferment plus tard (jusqu’à minuit pour Gerland et Blandan) et 340 fontaines fonctionnent de mai à septembre. Le centre nautique Tony-Bertrand propose un bassin extérieur de 50 m au bord du Rhône. Aux heures chaudes, pensez aussi au Planétarium de Vaulx-en-Velin, à l’aquarium de La Mulatière, à la vague de surf intérieure de Décines-Charpieu, aux escape games et aux salles d’escalade.

Envie d’une expérience inoubliable proche de vous ?

Où découvrir l’artisanat et les produits du terroir à Lyon ?

Les Halles de Lyon-Paul-Bocuse, à la Part-Dieu, réunissent environ 56 commerçants et restaurants sur trois niveaux. En plein air, les marchés du quai Saint-Antoine et du boulevard de la Croix-Rousse se tiennent tous les matins sauf le lundi. Sur les pentes de la Croix-Rousse, ancien quartier des canuts, des ateliers de tissage font encore battre des métiers Jacquard. À goûter : rosette, cervelle de canut, praline rose et vins des coteaux-du-lyonnais.

Quels hôtels et hébergements de charme choisir à Lyon ?

Pour le cadre, choisissez le Vieux-Lyon ou les pentes de Fourvière, où des hôtels occupent des immeubles anciens avec vue sur la Saône. Sur la Presqu’île, entre Perrache et Bellecour, les quais et les musées sont à quelques minutes à pied. La Part-Dieu accueille surtout les voyageurs en train et les séjours d’affaires, et les salons d’Eurexpo remplissent les hôtels de Chassieu et de Saint-Priest. Réservez tôt pour le Festival Lumière, en octobre, et la Fête des Lumières, en décembre.

Que manger à Lyon ?

À Lyon, on mange d’abord dans un bouchon, un restaurant de cuisine lyonnaise. Depuis 1997, une association labellise les adresses authentiques. Au menu : quenelle de brochet, cervelle de canut, tablier de sapeur, saucisson brioché et tarte aux pralines, avec un pot lyonnais de 46 cl. Cette tradition doit beaucoup aux mères lyonnaises, dont Eugénie Brazier, première femme à obtenir trois étoiles au guide Michelin en 1933. Elle doit aussi au chef Paul Bocuse, dont la maison se trouve à Collonges-au-Mont-d’Or.

Préparer votre visite à Lyon : vos questions

Deux collines, deux rivières et neuf arrondissements : avant de venir, on se demande souvent par où commencer, où trouver de la fraîcheur en été ou comment entrer dans une traboule. Les réponses ci-dessous reprennent les informations publiées par l’office de tourisme de Lyon, la Ville de Lyon, la Métropole et les musées concernés.

Le premier jour, montez à Fourvière en funiculaire depuis le Vieux-Lyon pour voir la basilique, le théâtre antique et le musée Lugdunum. Redescendez à pied vers la cathédrale Saint-Jean et les traboules du Vieux-Lyon. Le second jour, traversez la Presqu’île, de la place des Terreaux et du musée des Beaux-Arts jusqu’au musée des Confluences. Montez ensuite à la Croix-Rousse pour le mur des Canuts.

En vigilance orange ou rouge, la Ville de Lyon laisse les parcs de la Tête d’Or, de Gerland et de Blandan ouverts jusqu’à 23 h 30 ou minuit. 340 fontaines fonctionnent de mai à septembre, et plusieurs musées deviennent gratuits en alerte. Nagez au centre nautique Tony-Bertrand ou au Grand Parc Miribel-Jonage. Gardez les heures chaudes pour les musées et le Planétarium de Vaulx-en-Velin.

Au parc de la Tête d’Or, la partie zoologique est gratuite et les pédalos circulent sur le lac. Le musée des Confluences expose dinosaures et momies égyptiennes. Les musées Gadagne consacrent un musée entier aux marionnettes. En été, ajoutez le Planétarium de Vaulx-en-Velin et la plage surveillée du Grand Parc Miribel-Jonage.

Lyon compte près de 500 traboules : environ 200 dans le Vieux-Lyon, 160 à la Croix-Rousse et 130 sur la Presqu’île. Une cinquantaine sont ouvertes en journée, grâce aux conventions passées par la Ville avec les propriétaires depuis 1990. Poussez la porte et restez discret, car des habitants vivent au-dessus. Commencez par la longue traboule entre la rue Saint-Jean et la rue du Bœuf, puis la cour des Voraces.

C’est un restaurant de cuisine lyonnaise traditionnelle. On y sert quenelle de brochet, cervelle de canut, tablier de sapeur, saucisson brioché et tarte aux pralines, avec un pot lyonnais de 46 centilitres. Depuis 1997, une association attribue un label aux bouchons authentiques.

Chaque année, pendant quatre jours, autour du 8 décembre. La fête remonte au 8 décembre 1852 : ce soir-là, les Lyonnais ont posé des lumignons sur leurs fenêtres pour l’inauguration de la statue de la Vierge de Fourvière. Le 8 décembre au soir, beaucoup d’habitants perpétuent ce geste.