Quels monuments et musées visiter à Lyon ?
À Lyon, la visite commence à Fourvière. La basilique Notre-Dame (1872-1896) reçoit environ deux millions de visiteurs par an, le théâtre antique est en accès libre et le musée Lugdunum conserve la Table claudienne. Le Vieux-Lyon, premier secteur sauvegardé de France (1964), abrite la cathédrale Saint-Jean, les musées Gadagne et un musée du cinéma et des miniatures. Sur la Presqu’île, le musée des Beaux-Arts occupe 70 salles place des Terreaux. Le musée des Confluences a reçu 671 597 visiteurs en 2023, et les cours du Grand Hôtel-Dieu sont ouvertes au public. Au nord, à Rochetaillée-sur-Saône, le musée de l’automobile Henri-Malartre expose une centaine de voitures.
Que faire en plein air à Lyon ?
Lyon se parcourt à vélo : le réseau Vélo’v compte plus de 400 stations, et la ViaRhôna, véloroute de 815 km entre le Léman et la Méditerranée, traverse la ville par les berges du Rhône. À pied, montez à la Croix-Rousse par ses escaliers. Pour Fourvière, prenez la « ficelle », héritière du premier funiculaire urbain au monde, ouvert à Lyon en 1862. Pour grimper dans les arbres, des parcs accrobranche occupent les forêts de l’ouest lyonnais, par exemple à Sainte-Foy-lès-Lyon. Pour randonner, les Monts d’Or ont leurs boucles balisées au départ de Saint-Romain-au-Mont-d’Or et de Poleymieux-au-Mont-d’Or.
Que faire à Lyon quand il pleut ou en cas de canicule ?
Quand il pleut, les musées de Lyon suffisent à remplir plusieurs journées : Confluences, Beaux-Arts, Gadagne, Lugdunum et le musée Lumière. En cas de canicule, la Ville active un dispositif de fraîcheur. Certains musées deviennent gratuits en alerte, les parcs ferment plus tard (jusqu’à minuit pour Gerland et Blandan) et 340 fontaines fonctionnent de mai à septembre. Le centre nautique Tony-Bertrand propose un bassin extérieur de 50 m au bord du Rhône. Aux heures chaudes, pensez aussi au Planétarium de Vaulx-en-Velin, à l’aquarium de La Mulatière, à la vague de surf intérieure de Décines-Charpieu, aux escape games et aux salles d’escalade.
Envie d’une expérience inoubliable proche de vous ?
Où découvrir l’artisanat et les produits du terroir à Lyon ?
Les Halles de Lyon-Paul-Bocuse, à la Part-Dieu, réunissent environ 56 commerçants et restaurants sur trois niveaux. En plein air, les marchés du quai Saint-Antoine et du boulevard de la Croix-Rousse se tiennent tous les matins sauf le lundi. Sur les pentes de la Croix-Rousse, ancien quartier des canuts, des ateliers de tissage font encore battre des métiers Jacquard. À goûter : rosette, cervelle de canut, praline rose et vins des coteaux-du-lyonnais.
Quels hôtels et hébergements de charme choisir à Lyon ?
Pour le cadre, choisissez le Vieux-Lyon ou les pentes de Fourvière, où des hôtels occupent des immeubles anciens avec vue sur la Saône. Sur la Presqu’île, entre Perrache et Bellecour, les quais et les musées sont à quelques minutes à pied. La Part-Dieu accueille surtout les voyageurs en train et les séjours d’affaires, et les salons d’Eurexpo remplissent les hôtels de Chassieu et de Saint-Priest. Réservez tôt pour le Festival Lumière, en octobre, et la Fête des Lumières, en décembre.
Que manger à Lyon ?
À Lyon, on mange d’abord dans un bouchon, un restaurant de cuisine lyonnaise. Depuis 1997, une association labellise les adresses authentiques. Au menu : quenelle de brochet, cervelle de canut, tablier de sapeur, saucisson brioché et tarte aux pralines, avec un pot lyonnais de 46 cl. Cette tradition doit beaucoup aux mères lyonnaises, dont Eugénie Brazier, première femme à obtenir trois étoiles au guide Michelin en 1933. Elle doit aussi au chef Paul Bocuse, dont la maison se trouve à Collonges-au-Mont-d’Or.
Lyon, de Lugdunum à la Fête des Lumières
Lugdunum, capitale des Gaules. En 43 av. J.-C., Lucius Munatius Plancus fonde Lugdunum sur la colline de Fourvière. La ville devient la capitale des Trois Gaules. L’archéologue Amable Audin attribuait le théâtre antique aux séjours d’Auguste, vers 15 av. J.-C., mais d’autres spécialistes jugent cette datation incertaine. Entre le Ier et le IIe siècle, le théâtre est agrandi d’un troisième rang de gradins. Il atteint alors 108,50 mètres de diamètre et 10 000 places, ce qui en fait le deuxième de Gaule après celui d’Autun. Redécouvert par hasard en 1887, il est fouillé à partir de 1933. Il accueille depuis 1946 le festival des Nuits de Fourvière. En 48, l’empereur Claude plaide devant le Sénat pour l’entrée des notables gaulois. La Table claudienne, exposée au musée Lugdunum, en garde le texte.
La colline qui travaille. La Croix-Rousse doit son surnom aux canuts, les ouvriers de la soie. Dans les années 1830, quelque 8 000 maîtres-tisseurs et 30 000 compagnons font battre les métiers de la ville, dont le métier Jacquard, inventé en 1801. Quand les négociants baissent les prix, les canuts se soulèvent : en 1831 pendant douze jours, puis en 1834 pendant six jours. Leur devise : « Vivre en travaillant ou mourir en combattant ».
Le quartier garde leurs immeubles et leurs traboules, environ 160 sur les 500 de la ville, dont la cour des Voraces. Il garde aussi une fresque, le mur des Canuts, peinte en 1987 sur 1 200 m² au coin du boulevard des Canuts et de la rue Denfert-Rochereau. Elle a été reprise en 1997 et en 2013 pour faire vieillir ses personnages avec les habitants du quartier. Lyon compte plus d’une centaine de murs peints.
La ville des Lumière. Le 19 mars 1895, Louis Lumière filme la sortie des ouvriers de l’usine familiale, rue Saint-Victor, dans le quartier de Monplaisir. La rue s’appelle aujourd’hui rue du Premier-Film. L’Institut Lumière, une association créée en 1982, occupe la villa de la famille et le hangar de l’usine. Depuis 2009, il organise chaque octobre le Festival Lumière. Le festival projette plus de 200 films dans les salles de la ville et décerne le Prix Lumière à un cinéaste pour l’ensemble de son œuvre.
L’autre lumière lyonnaise date de 1852. Cette année-là, une statue dorée de la Vierge, œuvre du sculpteur Joseph-Hugues Fabisch, doit être inaugurée le 8 septembre en haut de Fourvière. Une crue de la Saône inonde l’atelier, et la cérémonie est reportée au 8 décembre. Ce soir-là, la pluie menace les illuminations prévues. Quand le ciel se dégage, les Lyonnais posent spontanément des lumignons sur le rebord de leurs fenêtres. Le geste s’est transmis. Depuis 1999, la Fête des Lumières dure quatre jours, avec des créations lumineuses dans toute la ville.
Le calendrier lyonnais. L’été, les Nuits de Fourvière occupent le théâtre antique. La Biennale de la danse, créée en 1984, et la Biennale d’art contemporain se relaient d’une année sur l’autre. La 18e Biennale d’art contemporain se tient du 19 septembre au 13 décembre 2026. Octobre ramène le Festival Lumière, et décembre la Fête des Lumières, centrée sur le 8 décembre.
La Métropole compte 59 communes, de Villeurbanne aux Monts d’Or. Pour les découvrir, lisez notre article Explorez la Métropole de Lyon. Sur Totem Adventure, les activités et les prestataires de Lyon et de ses environs sont classés par type d’expérience et par commune, jusqu’à Écully et Oullins-Pierre-Bénite. Ils figurent sur la carte du Rhône.
À retenir
- Lyon compte 519 127 habitants, les Lyonnais (population municipale 2023), sur 47,87 km² : c’est la troisième commune de France.
- Lugdunum est fondée en 43 av. J.-C. par Lucius Munatius Plancus, sur la colline de Fourvière.
- Le site historique de Lyon est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1998, sur 427 hectares.
- La ville compte près de 500 traboules, dont une cinquantaine ouvertes au public.
- La basilique de Fourvière (1872-1896) reçoit environ deux millions de visiteurs par an. Le théâtre antique voisin est en accès libre.
- Le parc de la Tête d’Or (105 ha, lac de 16 ha) et sa partie zoologique sont gratuits.
- Depuis juin 2025, la navette fluviale Navigône relie Vaise-Industrie à la Confluence sur 6,2 km, avec un ticket TCL.
- En cas de canicule : parcs ouverts tard en vigilance orange ou rouge, 340 fontaines, musées gratuits en alerte, piscines municipales, plage surveillée du Grand Parc Miribel-Jonage.
- Marchés : quai Saint-Antoine et boulevard de la Croix-Rousse, tous les matins sauf le lundi. Halles de Lyon-Paul-Bocuse à la Part-Dieu.
- La Fête des Lumières, née le 8 décembre 1852, dure quatre jours depuis 1999.
Préparer votre visite à Lyon : vos questions
Deux collines, deux rivières et neuf arrondissements : avant de venir, on se demande souvent par où commencer, où trouver de la fraîcheur en été ou comment entrer dans une traboule. Les réponses ci-dessous reprennent les informations publiées par l’office de tourisme de Lyon, la Ville de Lyon, la Métropole et les musées concernés.
Le premier jour, montez à Fourvière en funiculaire depuis le Vieux-Lyon pour voir la basilique, le théâtre antique et le musée Lugdunum. Redescendez à pied vers la cathédrale Saint-Jean et les traboules du Vieux-Lyon. Le second jour, traversez la Presqu’île, de la place des Terreaux et du musée des Beaux-Arts jusqu’au musée des Confluences. Montez ensuite à la Croix-Rousse pour le mur des Canuts.
En vigilance orange ou rouge, la Ville de Lyon laisse les parcs de la Tête d’Or, de Gerland et de Blandan ouverts jusqu’à 23 h 30 ou minuit. 340 fontaines fonctionnent de mai à septembre, et plusieurs musées deviennent gratuits en alerte. Nagez au centre nautique Tony-Bertrand ou au Grand Parc Miribel-Jonage. Gardez les heures chaudes pour les musées et le Planétarium de Vaulx-en-Velin.
Au parc de la Tête d’Or, la partie zoologique est gratuite et les pédalos circulent sur le lac. Le musée des Confluences expose dinosaures et momies égyptiennes. Les musées Gadagne consacrent un musée entier aux marionnettes. En été, ajoutez le Planétarium de Vaulx-en-Velin et la plage surveillée du Grand Parc Miribel-Jonage.
Lyon compte près de 500 traboules : environ 200 dans le Vieux-Lyon, 160 à la Croix-Rousse et 130 sur la Presqu’île. Une cinquantaine sont ouvertes en journée, grâce aux conventions passées par la Ville avec les propriétaires depuis 1990. Poussez la porte et restez discret, car des habitants vivent au-dessus. Commencez par la longue traboule entre la rue Saint-Jean et la rue du Bœuf, puis la cour des Voraces.
C’est un restaurant de cuisine lyonnaise traditionnelle. On y sert quenelle de brochet, cervelle de canut, tablier de sapeur, saucisson brioché et tarte aux pralines, avec un pot lyonnais de 46 centilitres. Depuis 1997, une association attribue un label aux bouchons authentiques.
Chaque année, pendant quatre jours, autour du 8 décembre. La fête remonte au 8 décembre 1852 : ce soir-là, les Lyonnais ont posé des lumignons sur leurs fenêtres pour l’inauguration de la statue de la Vierge de Fourvière. Le 8 décembre au soir, beaucoup d’habitants perpétuent ce geste.