Quels monuments et musées visiter à Sainte-Foy-lès-Lyon ?
À Sainte-Foy-lès-Lyon, la visite commence par l’aqueduc du Gier : le pont-siphon de Beaunant, classé en 1875, puis les arches de la rue Georges-Clemenceau, classées en 1986. La tour du télégraphe Chappe (1821) ouvre le premier dimanche du mois, l’après-midi. L’église Sainte-Foy garde son clocher-porche roman ; son zodiaque de pierre est conservé aux musées Gadagne, dans le Vieux-Lyon. À la Gravière, la pagode Thiên Minh se visite toute l’année. Juste au nord, le musée Lugdunum expose à Fourvière la ville que l’aqueduc alimentait, et le musée des Confluences se trouve de l’autre côté de la Saône.
Que faire en plein air à Sainte-Foy-lès-Lyon ?
Sainte-Foy-lès-Lyon se parcourt à pied, et ses escaliers comptent autant que ses sentiers, tant le relief oblige à monter et descendre d’un quartier à l’autre. Des boucles balisées relient le centre-bourg aux vallons, d’autres rejoignent Oullins-Pierre-Bénite par la tour Chappe ou par le fond de l’Yzeron. Un parc accrobranche occupe les bois de la commune. Au pied du fort, le parc Marius-Bourrat a été aménagé à partir de 1946. Chaque 8 mai, Nature en Fête investit le quartier du Grand Vallon avec un marché aux plantes et des animations gratuites ; l’édition 2026 était la 25e.
Que faire à Sainte-Foy-lès-Lyon quand il pleut ou en cas de canicule ?
Quand il pleut, Sainte-Foy-lès-Lyon a de quoi occuper la journée : son cinéma art et essai de deux salles, rue Deshay ; la bibliothèque Léopold-Sédar-Senghor et ses 1 500 m² ; le premier dimanche du mois, la tour Chappe et la réplique de son mécanisme. En cas de canicule, la piscine municipale du Kubdo ouvre son espace extérieur de 1 100 m² d’avril à septembre. Un centre aquatique de bien-être de la commune a aussi des bassins intérieurs et extérieurs. Aux heures chaudes, passez à l’intérieur : le musée Lugdunum, enfoui dans la colline de Fourvière, ou l’aquarium de La Mulatière. En vigilance orange ou rouge, la carte des lieux frais de la Métropole de Lyon recense fontaines, piscines, parcs et salles fraîches, et la Ville de Lyon rend gratuits les musées des Beaux-Arts et Gadagne. Gardez les vallons pour le matin.
Envie d’une expérience inoubliable proche de vous ?
Où découvrir l’artisanat et les produits du terroir à Sainte-Foy-lès-Lyon ?
Sainte-Foy-lès-Lyon a son marché hebdomadaire depuis 1840 ; la commune compte aujourd’hui quatre marchés de quartier, dont ceux des places Soubeyrat et Révy. Le 8 mai, Nature en Fête y ajoute un marché aux plantes et aux produits du terroir. Les coteaux de Sainte-Foy étaient plantés de vignes jusqu’au phylloxéra des années 1880. Une association entretient aujourd’hui la vigne des Coteaux de Montraÿ, ouverte lors des Journées du patrimoine. Pour remplir la cave, le vignoble des coteaux-du-lyonnais, en AOC depuis 1984, commence à une dizaine de kilomètres à l’ouest de Lyon.
Quels hôtels et hébergements choisir près de Sainte-Foy-lès-Lyon ?
Sainte-Foy-lès-Lyon est d’abord une ville résidentielle : pour l’hôtel, regardez vers ses voisines. Sur les pentes de Fourvière, des hôtels occupent des demeures anciennes avec vue sur la Saône. Perrache, terminus du bus qui monte au centre de Sainte-Foy, regroupe des hôtels pratiques pour les voyageurs en train. Au sud, Oullins-Pierre-Bénite a le métro B et des hôtels à quelques minutes de Beaunant. Pour la Fête des Lumières, en décembre, réservez tôt.
Que manger à Sainte-Foy-lès-Lyon ?
La cuisine de Sainte-Foy-lès-Lyon est celle de Lyon. Sur les marchés, cherchez la rosette, la cervelle de canut (fromage blanc battu aux herbes et à l’échalote) et la praline rose. Au restaurant, goûtez la quenelle de brochet et le saucisson brioché. Pour un repas de bouchon, descendez dans le Vieux-Lyon, à un quart d’heure. Côté vin, les coteaux-du-lyonnais, surtout du gamay en rouge, se produisent à quelques kilomètres.
Sainte-Foy-lès-Lyon, de l’aqueduc romain au télégraphe Chappe
Un plateau au-dessus du confluent : Sainte-Foy-lès-Lyon s’étend sur 6,83 km² à l’ouest de Lyon. Elle touche le 5e arrondissement au nord, La Mulatière à l’est, Francheville à l’ouest, Oullins-Pierre-Bénite et Chaponost au sud. Le « lès » de son nom vient du latin latus, « à côté de » : il distingue cette Sainte-Foy de ses homonymes en rappelant la proximité de Lyon. Le plateau culmine à 320 mètres. Il tombe à l’est vers le confluent, à l’ouest et au sud vers l’Yzeron, d’où les escaliers, les balmes et les vallons boisés qui découpent la ville. Jusqu’en 1885, la commune descendait jusqu’à la Saône ; un décret du président Jules Grévy en détache alors La Mulatière.
L’eau de Lugdunum : Au début du IIe siècle, à la fin du règne de Trajan, les Romains construisent l’aqueduc du Gier, environ 85 km de canal entre le Pilat et Lugdunum. À Sainte-Foy, il traverse toute la commune sur 4 170 mètres, de Beaunant au sud-ouest jusqu’au Petit Sainte-Foy au nord-est.
Pour franchir la vallée de l’Yzeron, large d’environ 1,5 km et profonde de 125 mètres, les ingénieurs ont choisi un siphon de 2 660 mètres. L’eau descend dans des conduites sous pression, passe le fond du vallon sur le pont de Beaunant, puis remonte de l’autre côté par le principe des vases communicants. Le pont mesure 290 mètres. Ses 30 arches reposent sur 29 piles et s’élèvent à 18 mètres au centre. Classé monument historique dès 1875, il a été fouillé en 2018 : sous la pile 18, les archéologues ont retrouvé le coffrage en bois des fondations, taillé dans des arbres abattus en 110.
D’autres vestiges jalonnent la ville, dont les arches de la rue Georges-Clemenceau, classées en 1986, et celles du chemin de Narcel. Une autre file d’arches, restaurée, se voit à Chaponost, au Plat de l’Air.
Du village castral à la commune : Le village apparaît dans les textes en 1170, propriété des chanoines de Saint-Just, puis passe en 1189 au chapitre de Saint-Jean, qui le garde jusqu’à la Révolution. De ce bourg fortifié restent le clocher-porche roman de l’église et un pan de rempart, le Vingtain, adossé au chevet. L’ensemble est inscrit aux monuments historiques depuis le 19 juillet 2022. L’église a été reconstruite au XIXe siècle sur un projet de l’architecte Fleury Gros, accepté en 1838-1839. Les vitraux de l’abside, détruits par le bombardement de juin 1944, ont été refaits par Jean Coquet. Pendant la Révolution, la commune s’appelle un temps Bonnefey, puis Mont-Chalier.
Le XIXe siècle la rapproche de Lyon. En 1821, une convention signée avec Abraham Chappe installe près de la chapelle Sainte-Marguerite une tour du télégraphe optique, deuxième relais de la ligne Lyon-Toulon. Elle transmet des messages jusqu’en 1852. Une association la sauve dans les années 1980, et elle est inscrite aux monuments historiques en 1987. Depuis le bicentenaire de 1993-1994, elle abrite une réplique du mécanisme réalisée par le Conservatoire national des arts et métiers. Viennent ensuite :
- le fort, bâti dans les années 1830-1840 pour défendre Lyon face à l’ouest et au sud ;
- l’omnibus à chevaux, en 1835 ;
- le marché hebdomadaire, en 1840 ;
- le tramway électrique jusqu’à Saint-Just, le 4 juin 1893.
Fidésiens et rendez-vous : Sainte-Foy a vu naître l’académicien Marcel Achard, en 1899, dans une maison de la place Xavier-Ricard, et l’écrivain Éric-Emmanuel Schmitt, en 1960. Laurent Mourguet, le créateur de Guignol, avait épousé une Fidésienne, Jeanne-Marie Trigon.
Quelques rendez-vous reviennent chaque année :
- en mars, le festival BD Sainte-Foy les Bulles s’installe à la bibliothèque Senghor ; la 9e édition, en 2025, a reçu 1 200 visiteurs ;
- le 8 mai, Nature en Fête remplit le Grand Vallon ;
- tous les deux ans au printemps, la Caravane des Cinémas d’Afrique, créée en 1991 par le cinéma de la ville, projette ses films à Sainte-Foy et dans une
- trentaine de salles de la région.
En septembre 2025, les Journées européennes du patrimoine ont ouvert la tour Chappe, le chantier de restauration intérieure de l’église et la vigne des Coteaux de Montraÿ.
Pour prolonger la visite, la page Lyon détaille Fourvière, le Vieux-Lyon et la Presqu’île. Notre article Explorez la Métropole de Lyon passe en revue les communes de l’agglomération. Sur Totem Adventure, les activités et les prestataires de Sainte-Foy-lès-Lyon et de ses environs, d’Oullins-Pierre-Bénite à Francheville, sont classés par type d’expérience sur la carte du Rhône.
À retenir
- Sainte-Foy-lès-Lyon compte 21 692 habitants, les Fidésiens (Insee, 2023), sur 6,83 km². Le plateau culmine à 320 m, à l’ouest de Lyon et au sud de Fourvière.
- La première mention écrite du village date de 1170.
- L’aqueduc romain du Gier (environ 85 km) traverse la commune sur 4 170 m.
- Le pont-siphon de Beaunant compte 30 arches, mesure 290 m de long et 18 m de haut. Il est classé monument historique depuis 1875 ; ses bois de fondation sont datés de l’an 110.
- Les arches de la rue Georges-Clemenceau sont classées depuis 1986.
- La tour du télégraphe Chappe (1821, ligne Lyon-Toulon jusqu’en 1852) est inscrite depuis 1987. Elle ouvre le premier dimanche du mois, l’après-midi.
- L’église Sainte-Foy, son clocher-porche roman et le rempart du Vingtain sont inscrits depuis le 19 juillet 2022.
- La pagode Thiên Minh a été construite de 1985 à 1990 et inaugurée le 9 mai 1990.
- En cas de canicule :
- l’espace extérieur du Kubdo (1 100 m², d’avril à septembre) ;
- la carte des lieux frais de la Métropole ;
- le musée Lugdunum ;
- les musées des Beaux-Arts et Gadagne, gratuits à Lyon pendant la canicule.
- Rendez-vous :
- Sainte-Foy les Bulles, en mars ;
- Nature en Fête, le 8 mai (25e édition en 2026) ;
- la Caravane des Cinémas d’Afrique, tous les deux ans depuis 1991.
Sainte-Foy-lès-Lyon pratique : vos questions avant de venir
À Sainte-Foy-lès-Lyon, les arches romaines se cachent au détour des rues et la tour Chappe n’ouvre qu’un dimanche par mois : avant de venir, mieux vaut savoir où aller et quand. Les réponses ci-dessous reprennent les informations publiées par la Ville de Sainte-Foy-lès-Lyon, la Métropole de Lyon, l’office de tourisme de Lyon et les archéologues qui ont fouillé le pont-siphon de Beaunant.
Commencez à la Gravière par la pagode Thiện Minh, puis descendez à Beaunant voir le pont-siphon romain de l’aqueduc du Gier. Remontez vers le centre par le vallon des Razes. Au centre-bourg, l’église Sainte-Foy et l’esplanade de Lichfield, d’où l’on voit tout Lyon, sont côte à côte. Finissez par les arches de la rue Georges-Clemenceau et le parc Marius-Bourrat, au pied du fort. Le premier dimanche du mois, ajoutez la tour Chappe.
Le vestige principal est le pont-siphon de Beaunant, au fond de la vallée de l’Yzeron : 30 arches sur 290 mètres, jusqu’à 18 mètres de haut, classé monument historique depuis 1875. Il se découvre depuis les rues du quartier. Sur le plateau, des arches subsistent rue Georges-Clemenceau, classées en 1986, et dans les murs du chemin de Narcel. L’aqueduc, long d’environ 85 km, amenait à Lugdunum l’eau du Gier captée au pied du Pilat.
Allez nager au Kubdo, la piscine municipale, dont l’espace extérieur de 1 100 m² ouvre d’avril à septembre, avec des horaires élargis l’été. Aux heures chaudes, restez à l’intérieur : cinéma art et essai, bibliothèque Senghor, musée Lugdunum enfoui dans la colline de Fourvière, aquarium de La Mulatière. En vigilance orange ou rouge, consultez la carte des lieux frais et des fontaines de la Métropole de Lyon. À Lyon, les musées des Beaux-Arts et Gadagne deviennent gratuits pendant la canicule. Gardez les vallons boisés pour le début de matinée.
La tour du télégraphe Chappe, rue Sainte-Marguerite, ouvre le premier dimanche de chaque mois, de 14 h 30 à 18 h, et sur rendez-vous pour les groupes. Elle participe aussi aux Journées européennes du patrimoine, en septembre. Construite en 1821 sur la ligne Lyon-Toulon, elle a fonctionné jusqu’en 1852. Inscrite aux monuments historiques en 1987, elle abrite une réplique de son mécanisme.
En bus TCL depuis Perrache : la ligne qui monte vers Francheville dessert le Petit Sainte-Foy, l’église, le centre et la mairie de Sainte-Foy. Le centre de Sainte-Foy est à moins de 20 minutes de la Presqu’île en transports en commun et à environ un quart d’heure en voiture. Au sud, la gare d’Oullins, sur la ligne B du métro, est le point de départ d’autres lignes de bus vers Sainte-Foy.
En mars, le festival BD Sainte-Foy les Bulles réunit auteurs et dédicaces à la bibliothèque Senghor. Le 8 mai, Nature en Fête installe un marché aux plantes et aux produits du terroir au Grand Vallon. Tous les deux ans au printemps, la Caravane des Cinémas d’Afrique, née en 1991, programme des films de tout le continent : 38 films de 20 pays en 2024. En septembre, les Journées européennes du patrimoine ouvrent la tour Chappe et d’autres lieux habituellement fermés.
