Découvrez les villes emblématiques des Alpes-de-Haute-Provence
Le département s’organise en quatre bassins bien distincts : la vallée de la Durance et ses villes-marchés, le pays de Forcalquier et le plateau de Valensole, le Verdon et ses villages de falaise, l’Ubaye et la Blanche côté montagne. Chaque fiche ci-dessous rassemble les activités, les sites et les prestataires recensés autour de la commune. Digne-les-Bains : la préfecture, station thermale et capitale de la réserve géologique, avec sa dalle aux ammonites. Manosque : la commune la plus peuplée du département, 22 807 habitants, aux portes du Luberon. Sisteron : le verrou de la Durance, dominé par une citadelle perchée à 500 mètres, fortifiée par Jean Errard puis Vauban. Forcalquier : l’ancienne capitale comtale, cœur du pays de Forcalquier et de la montagne de Lure. Castellane : la porte amont des gorges du Verdon, sous son roc surmonté d’une chapelle. Moustiers-Sainte-Marie : Plus Beau Village de France, capitale de la faïence, avec son étoile suspendue à 227 mètres au-dessus des toits. Barcelonnette : sous-préfecture de l’Ubaye, marquée par l’émigration vers le Mexique et ses villas du XIXe siècle. Gréoux-les-Bains : station thermale d’origine gallo-romaine, troisième de France par la fréquentation. Valensole : chef-lieu du plateau du même nom, cœur du lavandin provençal. Riez : ses quatre colonnes romaines et son baptistère paléochrétien, entre Valensole et le Verdon. Quinson : le musée de Préhistoire des gorges du Verdon, signé Norman Foster, et la grotte de la Baume Bonne. Entrevaux et Colmars : deux Plus Beaux Villages de France, tous deux villages fortifiés. Annot : le chaos de grès qui porte son nom, et une gare du Train des Pignes. Saint-Michel-l’Observatoire : l’Observatoire de Haute-Provence, où fut découverte la première exoplanète autour d’une étoile de type solaire. Les Mées : ses Pénitents, colonnes de poudingue hautes de plus de cent mètres. Banon : le village qui a donné son nom au fromage de chèvre AOP affiné en feuille de châtaignier. Seyne-les-Alpes : la vallée de la Blanche, l’un des quatre pôles du Géoparc. Sainte-Croix-du-Verdon : village-balcon sur le lac, côté rive nord.
Que faire en plein air dans les Alpes-de-Haute-Provence ?
L’offre outdoor se lit à trois altitudes. En basse Provence, la randonnée suit le GR 4, qui traverse les gorges par le sentier Blanc-Martel, 15 kilomètres de Maline au Point Sublime avec trois tunnels, dont un de 670 mètres, et les 252 marches métalliques de la brèche Imbert. Le Verdon reste l’un des grands terrains d’escalade mondiaux, avec plus de 2 500 voies ouvertes depuis la première grande voie de 1968. En altitude, l’Ubaye et la vallée de la Blanche proposent randonnée, VTT, parapente et cyclotourisme sur les cols. Les familles trouvent des parcours acrobatiques en forêt installés dans les pinèdes du Verdon et les mélézins des vallées alpines, avec des ateliers accessibles dès le plus jeune âge. L’hiver, les domaines skiables du Val d’Allos, de Pra-Loup, du Sauze, de Montclar et de Chabanon prennent le relais.
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Les Alpes-de-Haute-Provence, un département où la géologie fait le paysage
Le Verdon, une entaille de 700 mètres dans le calcaire. Rien ne prépare vraiment au premier regard depuis le Point Sublime. Le Verdon, rivière de 166 kilomètres née au col d’Allos, a scié le plateau calcaire sur 25 kilomètres pour former le plus profond canyon d’Europe. Le lit se tient à 630 mètres d’altitude en amont et 510 mètres en aval ; les corniches, elles, dépassent souvent 1 500 mètres. La largeur varie de 6 mètres au plus étroit à 100 mètres, et l’écart entre les deux versants au sommet oscille entre 200 et 1 500 mètres. On visite les gorges de trois façons. Par la route, avec la corniche Sublime au sud et la route des Crêtes au nord, qui enchaîne les belvédères. Par l’eau, en canoë ou en pédalo depuis le pont du Galetas, à l’entrée du lac de Sainte-Croix. Et à pied, par le sentier Blanc-Martel, tracé sur l’itinéraire d’exploration d’Édouard-Alfred Martel en 1905 et rebaptisé en 2005 en hommage à l’instituteur Isidore Blanc : 15 kilomètres, sept à huit heures de marche, trois tunnels dont un de 670 mètres qui impose la lampe frontale, et une descente d’échelles de 252 marches à la brèche Imbert. Les grimpeurs, eux, ont ouvert plus de 2 500 voies dans ces falaises depuis 1968, ce qui fait du Verdon l’un des sites d’escalade les plus connus du monde.
Un musée géologique à ciel ouvert, le premier Géoparc de la planète. Le département a fait de ses roches un argument touristique, et il a été le premier à le faire à cette échelle. La réserve naturelle nationale géologique de Haute-Provence, créée par décret en 1984, protège 230 000 hectares et 18 sites classés répartis sur 59 communes : c’est la plus vaste réserve géologique d’Europe. On y voit la dalle aux ammonites de Digne-les-Bains, une paroi couverte de plus de mille coquilles fossiles vieilles de 200 millions d’années, l’ichtyosaure de La Robine, reptile marin resté dans sa roche, et les siréniens de Castellane. En 2000, ce territoire est devenu le Géoparc de Haute-Provence, tout premier Géoparc reconnu au monde et fondateur du réseau mondial UNESCO. Il s’étend aujourd’hui sur plus de 2 000 km² et 67 communes, de 355 mètres dans la plaine de la Durance à 2 961 mètres au sommet de l’Estrop, avec quatre pôles d’accueil : Digne-les-Bains, Sisteron, Seyne et Moustiers-Sainte-Marie. Les Pénitents des Mées, colonnes de poudingue dressées au-dessus du village, et le chaos de grès d’Annot en sont deux des géosites les plus photographiés.
Places fortes, abbayes et villages de falaise. L’histoire du 04 est celle d’un couloir de passage qu’il a fallu tenir. Sisteron en est l’exemple le plus net : la ville verrouille la vallée de la Durance entre deux barres rocheuses, et sa citadelle, perchée à 500 mètres, a été reprise par Jean Errard, ingénieur d’Henri IV, entre 1590 et 1597, puis modifiée par Vauban en 1692. Le 15 août 1944, un bombardement allié y fit plus de trois cents victimes civiles ; l’ensemble a été entièrement classé monument historique en 2015. Plus à l’est, Colmars-les-Alpes et Entrevaux gardent leurs remparts et leurs forts, tous deux classés Plus Beaux Villages de France, comme Moustiers-Sainte-Marie, accroché sous sa brèche avec une étoile suspendue à 227 mètres au-dessus des toits. Le versant religieux est représenté par l’abbaye Notre-Dame de Ganagobie, fondée vers 960 sur un plateau qui domine la Durance de 350 mètres, dont les mosaïques romanes du XIIe siècle constituent un ensemble unique en France, et par le baptistère paléochrétien de Riez, voisin de quatre colonnes romaines restées debout au milieu d’un champ.
La lavande, le ciel et l’eau chaude. Trois ressources font vivre le tourisme bas-alpin en dehors des mois de plage. La lavande d’abord : le plateau de Valensole déploie 800 km² de champs qui fleurissent de la mi-juin à la mi-juillet, et le département concentre une cinquantaine de distilleries. L’appellation Huile essentielle de lavande de Haute-Provence, en vigueur depuis 1981, ne protège que la lavande fine de montagne, distillée à la vapeur d’eau, à ne pas confondre avec le lavandin hybride qui couvre l’essentiel des surfaces. Le ciel ensuite : la pureté de l’atmosphère a justifié l’implantation de l’Observatoire de Haute-Provence à Saint-Michel-l’Observatoire dès 1937, et c’est avec son télescope de 1,93 mètre que Michel Mayor et Didier Queloz ont détecté en 1995 la première exoplanète en orbite autour d’une étoile de type solaire, découverte couronnée par le prix Nobel. Le Centre d’astronomie voisin, ouvert en 1998, s’est doté d’un planétarium en 2022. L’eau chaude enfin : Gréoux-les-Bains, troisième station thermale française par la fréquentation, exploite une source à 44 °C captée à plus de 1 200 mètres, et Digne-les-Bains complète l’offre. À cela s’ajoutent les grands rendez-vous de l’été, le Corso de la lavande de Digne-les-Bains début août, les Nuits de la Citadelle de Sisteron en juillet et août, la Fête de la lavande de Valensole en juillet et les fêtes latino-mexicaines de Barcelonnette en août. Pour organiser votre séjour, Totem Adventure recense les activités, les sites et les prestataires de chaque commune du département, du Verdon à l’Ubaye.
À retenir
- Département 04, en Provence-Alpes-Côte d’Azur : 6 925 km², 167 179 habitants (2022), 198 communes, préfecture Digne-les-Bains.
- Densité de 23,5 habitants/km², parmi les plus faibles de France métropolitaine. Point culminant : aiguille de Chambeyron, 3 412 m.
- Gorges du Verdon : 25 km de canyon, jusqu’à 700 m de profondeur, site classé depuis 1990, environ 700 000 visiteurs par an, plus de 2 500 voies d’escalade.
- Lac de Sainte-Croix : mis en eau en 1973, environ 2 200 hectares, moteurs thermiques interdits.
- Premier Géoparc mondial créé au monde, labellisé en 2000, et plus grande réserve géologique d’Europe (230 000 hectares, décret de 1984).
- Trois Plus Beaux Villages de France : Colmars, Entrevaux, Moustiers-Sainte-Marie.
- Lavande fine sous appellation d’origine depuis 1981, environ 50 distilleries dans le département.
Vos questions sur les activités et loisirs dans les Alpes-de-Haute-Provence
Le 04 se prépare un peu plus que les autres départements du Sud : les distances y sont réelles, les routes de montagne lentes, et la lavande ne fleurit pas toute l’année. Voici les réponses aux questions qui reviennent le plus souvent avant un séjour.
La floraison du lavandin sur le plateau de Valensole s’étale de la mi-juin à la mi-juillet, avec un pic autour du 25 juin et du 10 juillet selon l’année et l’altitude. La récolte commence ensuite, et les champs sont coupés dès la fin juillet. La lavande fine, cultivée plus haut, fleurit un peu plus tard. Mieux vaut viser la première quinzaine de juillet et privilégier le début de matinée.
Trois options, souvent combinées sur deux jours. En voiture, par la route des Crêtes côté La Palud-sur-Verdon, boucle de 23 kilomètres à sens unique en partie, et par la corniche Sublime côté sud. En bateau électrique, pédalo ou canoë depuis le pont du Galetas, à l’entrée du lac de Sainte-Croix. À pied, par le sentier Blanc-Martel, 15 kilomètres et sept à huit heures de marche, avec lampe frontale obligatoire pour le tunnel du Baou.
Oui, plusieurs plages aménagées bordent le lac, notamment côté Sainte-Croix-du-Verdon, Bauduen et Les Salles-sur-Verdon. La navigation est limitée à la voile, au paddle, au pédalo et aux bateaux à moteur électrique, ce qui rend le plan d’eau nettement plus calme que les grands lacs alpins. L’eau reste fraîche jusqu’en juin.
Le musée de Préhistoire de Quinson et son village reconstitué, le pédalo au pont du Galetas, la dalle aux ammonites de Digne-les-Bains, la montée à l’étoile de Moustiers, le Train des Pignes entre Digne et Nice, la marche facile jusqu’au lac d’Allos et les soirées d’observation du ciel au Centre d’astronomie de Saint-Michel-l’Observatoire.
De mai à début juillet pour la lavande, les eaux vives et la randonnée de moyenne montagne, sans la foule d’août. Septembre pour la baignade encore possible, les sentiers dégagés et les tarifs plus doux. L’hiver reste actif autour des stations de l’Ubaye et de la vallée de la Blanche, et les thermes de Gréoux-les-Bains fonctionnent de mars à décembre.
Trois jours suffisent pour le Verdon et le lac de Sainte-Croix. Cinq à six jours permettent d’ajouter Valensole, Forcalquier et Sisteron. Une semaine complète ouvre l’Ubaye et le haut Verdon, où les temps de trajet grimpent vite : compter deux heures de route entre Manosque et Barcelonnette.
