Quels monuments et musées visiter aux Baux-de-Provence ?
Le château des Baux, forteresse des XIe-XIIIe siècles démantelée en 1631, présente machines de guerre reconstituées et panorama sur la vallée. Les Carrières de Lumières projettent des œuvres d’art sur près de 7 000 m² de parois d’une ancienne carrière. Le musée Yves Brayer, installé dans l’hôtel des Porcelets, la Fondation Louis Jou, consacrée à la gravure, et la chapelle des Pénitents Blancs complètent la visite.
Quels monuments et musées visiter aux Baux-de-Provence ?
Le château des Baux, forteresse des XIe-XIIIe siècles démantelée en 1631, présente machines de guerre reconstituées et panorama sur la vallée. Les Carrières de Lumières projettent des œuvres d’art sur près de 7 000 m² de parois d’une ancienne carrière. Le musée Yves Brayer, installé dans l’hôtel des Porcelets, la Fondation Louis Jou, consacrée à la gravure, et la chapelle des Pénitents Blancs complètent la visite.
Envie d’une expérience inoubliable proche de vous ?
Où camper près des Baux-de-Provence ?
Au pied des Alpilles, campings nature et hébergements atypiques (cabanes, roulottes) permettent de dormir à quelques minutes du village, entre pinèdes et oliveraies.
Où loger aux Baux-de-Provence et dans les Alpilles ?
Mas provençaux restaurés, chambres d’hôtes et hôtels de charme se nichent dans les hameaux voisins, à quelques kilomètres du village perché, pour prolonger la visite en soirée quand les remparts se vident des visiteurs de la journée.
Les Baux-de-Provence, entre rocher et lumière
Sur son rocher entre ciel et vallée. On monte aux Baux par une route en lacets qui contourne le Val d’Enfer, ce chaos de calcaire troué de grottes et de failles où la légende locale situe l’entrée de l’enfer décrit par Dante dans la Divine Comédie. Le sentier qui le traverse, un peu plus de six kilomètres, longe des parois qui ont donné leur nom au village avant de donner leur nom à un minerai : la bauxite, identifiée ici par Pierre Berthier en 1822, a longtemps été extraite dans ces mêmes carrières avant qu’elles ne changent radicalement de vocation.
Une forteresse taillée dans la pierre. Au sommet, le plateau rocheux garde la trace d’un castrum bâti entre le XIe et le XIIIe siècle par les seigneurs des Baux, l’une des familles les plus puissantes de Provence médiévale, qui prétendaient descendre du roi mage Balthazar et portaient une étoile à seize branches sur leurs armoiries. Leur château s’étendait sur sept hectares, avant que Louis XIII n’ordonne son démantèlement en 1631. Des machines de guerre reconstituées, trébuchet et catapultes, rappellent aujourd’hui l’ampleur de la place forte, et le panorama qui s’ouvre depuis le sommet embrasse la plaine d’oliviers, les toits du village et, par temps clair, les étangs de Camargue. Dans le vallon de la Fontaine, le pavillon Renaissance dit de la Reine Jeanne, élevé pour Jeanne de Quiqueran à la fin du XVIe siècle, inspira une réplique voulue par Frédéric Mistral pour sa tombe à Maillane, un peu plus loin dans les Alpilles. Plus bas dans le village, l’église Saint-Vincent et la chapelle des Pénitents Blancs complètent ce parcours patrimonial, tout comme la Fondation Louis Jou, installée dans l’hôtel de Brion et consacrée à la gravure et à la reliure.
Une carrière devenue cathédrale d’images. C’est dans une ancienne carrière de calcaire, aux parois hautes de plusieurs dizaines de mètres, qu’est né l’un des lieux les plus singuliers de Provence : projetées sur près de 7 000 mètres carrés de pierre, des œuvres d’art prennent la dimension du bâtiment lui-même. La programmation change chaque année et permet de revenir sans jamais revoir tout à fait le même spectacle.
Un village qui a gardé ses gestes. Ici, l’huile d’olive n’est pas un décor : la Vallée des Baux-de-Provence a obtenu son AOP en 1997, la première du genre en France, autour de quatre variétés locales et de deux styles bien distincts, le fruité vert et le fruité noir. Sur les coteaux voisins, l’appellation viticole Les Baux de Provence, reconnue en 1995, produit des rouges de grenache, mourvèdre et syrah aux arômes d’épices et de fruits noirs. Dans les ruelles, ateliers de potiers et de céramistes perpétuent un savoir-faire provençal que l’on retrouve aussi, sous une forme plus figurative, dans les toiles du peintre Yves Brayer, exposées dans l’hôtel des Porcelets.
Les Baux-de-Provence se vit autant qu’elle se visite : au fil des saisons, le village accueille des animations costumées dans ses ruelles et, chaque hiver, ses propres festivités de Noël, entre marché provençal et illuminations du village haut. De la crête du château à la table d’un producteur d’huile d’olive, à peine deux kilomètres séparent l’histoire la plus ancienne de la Provence de son art de vivre le plus actuel.
À retenir
- Village classé Plus Beau Village de France, 262 habitants (recensement 2022), dont une vingtaine dans le village fortifié.
- Château des Baux : forteresse des XIe-XIIIe siècles, 7 hectares, démantelée en 1631 sur ordre de Louis XIII.
- Bauxite : minerai identifié ici en 1822 par le géologue Pierre Berthier, qui lui donna le nom du village.
- Carrières de Lumières : ancienne carrière de calcaire, environ 7 000 m² de parois de projection, programmation renouvelée chaque année.
- Terroir : AOP huile d’olive Vallée des Baux-de-Provence (1997) et AOC vin Les Baux de Provence (1995).
- Situation : 16 km d’Arles, 8 km de Saint-Rémy-de-Provence, 2 km de Maussane-les-Alpilles, au cœur du Parc naturel régional des Alpilles.
Questions fréquentes sur Les Baux-de-Provence
Avant de partir, voici les questions que se posent le plus souvent les visiteurs des Baux-de-Provence.
Comptez une demi-journée pour le village, le château et les Carrières de Lumières. Une journée complète permet d’ajouter une randonnée dans le Val d’Enfer ou une halte terroir dans les environs.
Non, ce sont deux sites distincts avec chacun leur billet d’entrée : le château occupe le sommet du village, les Carrières de Lumières se trouvent en contrebas, dans une ancienne carrière reconvertie en salle d’exposition immersive.
Le village haut, pavé et en pente, se prête surtout à la marche. Les ruelles principales et plusieurs sites restent toutefois praticables avec une poussette, avec un peu de vigilance sur les pavés.
Le stationnement se fait sur des parkings payants en contrebas du village, qui reste piéton une fois franchie l’entrée des remparts.
Une arrivée en fin de matinée ou une visite hors saison estivale permet d’éviter l’essentiel de l’affluence, particulièrement forte en juillet-août sur ce site qui reçoit plus d’1,5 million de visiteurs par an.
Privilégiez une visite matinale du village et du château, puis réservez l’après-midi aux Carrières de Lumières ou au musée Yves Brayer, deux sites climatisés ou naturellement frais.
