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Où dormir autour de Saint-Vulbas ?
Entre le cadre médiéval de Pérouges et les environs plus contemporains du parc industriel de la Plaine de l’Ain, l’offre d’hébergement autour de Saint-Vulbas va de l’hôtel de charme en pierres dorées à l’établissement pratique pour les déplacements professionnels.
Saint-Vulbas, du village médiéval au pôle industriel du Bugey
Une situation de carrefour. Installée sur la rive droite du Rhône, dans la plaine de l’Ain, Saint-Vulbas occupe une position stratégique à 43 km de Lyon, 18 km de Meximieux et 20 km d’Ambérieu-en-Bugey. Cette proximité avec le fleuve a façonné son histoire depuis l’Antiquité : dès l’époque gallo-romaine, le Rhône permettait déjà le transport de pierre depuis Seyssel jusqu’à Lyon, voire Vienne, faisant de la commune un point de passage plus qu’un simple village agricole. Aujourd’hui encore, plus de la moitié du territoire communal reste occupée par des terres arables, un paysage de plaine agricole où la rivière d’Ain, toute proche, permet balades et pêche à quelques minutes du centre-bourg.
Une histoire ancrée dans la légende. Le nom du village vient de Vulbas, aristocrate au service du roi Dagobert devenu gouverneur de Bourgogne au VIIe siècle. Réputé pour sa justice et son courage, il se serait opposé à une nomination royale contestée, ce qui lui aurait coûté la vie : assassiné près d’Autun sur ordre d’un rival, son corps fut d’abord déposé à la chapelle de Marcilleux avant d’être transféré à l’église du village, où il repose depuis dans un sarcophage de marbre blanc. Vénéré comme saint local, il est fêté chaque 10 mai. Les nombreuses sources qui jaillissent sur la commune lui valurent d’ailleurs, un temps, le nom révolutionnaire de Claire Fontaine. Bien plus tard, pendant la Seconde Guerre mondiale, un terrain d’aviation clandestin, nom de code FIGUE, servit aux missions du Special Operations Executive britannique, un épisode plus discret de l’histoire du village.
Un patrimoine religieux remarquable. La chapelle romane de Marcilleux, dont certaines structures remontent au Xe siècle, et l’église Saint-Vulbas, mentionnée dans les textes dès 813-814, comptent parmi les édifices les plus anciens de la plaine de l’Ain. Le sarcophage mérovingien qu’abrite l’église a été classé monument historique en 1920, tandis qu’une source historique rappelle le passage de Philibert II de Savoie en 1504.
Un pôle industriel né dans les années 1960-1970. À partir de 1965, l’arrivée de la centrale nucléaire du Bugey, avec ses quatre réacteurs qui couvrent aujourd’hui environ 40 % de la consommation électrique régionale, transforme l’économie locale. La création du parc industriel de la Plaine de l’Ain, à partir de 1976, confirme cette vocation : avec près de 1 000 hectares, 188 entreprises et plus de 8 000 emplois, c’est aujourd’hui le plus grand parc industriel d’Auvergne-Rhône-Alpes et le premier parc industriel européen certifié ISO 14001. Saint-Vulbas reste pourtant labellisée 4 fleurs au concours des villes et villages fleuris, signe qu’identité industrielle et cadre de vie soigné ne s’excluent pas.
Des traditions vivantes. Le village abrite depuis 1946 le siège de la Fédération internationale de boules, une discipline que l’on pratique encore sur les terrains communaux. Plus récemment, en 2024, Saint-Vulbas a aussi vu passer la 5e étape du Tour de France sur ses routes de plaine.
De la chapelle romane de Marcilleux à la centrale du Bugey, en passant par la légende de saint Vulbas et les vignes voisines du Bugey, le village raconte plusieurs siècles d’histoire sur un territoire qui reste, à taille humaine, facile à parcourir en une journée. Venez le découvrir avec Totem Adventure, entre patrimoine roman, bords de Rhône et terroir du Bugey.
À retenir
- Saint-Vulbas (Ain, 01) compte environ 1 229 Villibadois, sur la rive droite du Rhône, à 43 km de Lyon.
- La chapelle de Marcilleux (XIIe siècle) et l’église Saint-Vulbas (mentionnée dès 813-814, sarcophage mérovingien classé MH en 1920) forment le cœur patrimonial du village.
- La rivière d’Ain et ses plages de galets, ainsi que les grottes de La Balme, se trouvent à moins de 20 km.
- Le terroir du Bugey se déguste sur place : ramequin fondu, galette de Pérouges, mousseux de Montagnieu et vins de mondeuse ou de gamay.
- Un centre aquatique intercommunal permet de se rafraîchir sur place, une bonne option en cas de canicule.
- Saint-Vulbas abrite depuis 1946 le siège de la Fédération internationale de boules et a accueilli une étape du Tour de France 2024.
- Le parc industriel de la Plaine de l’Ain, né à partir de 1976, est aujourd’hui le plus grand d’Auvergne-Rhône-Alpes avec près de 1 000 hectares, 188 entreprises et plus de 8 000 emplois.
Vos questions sur Saint-Vulbas
Avant de préparer votre visite, voici les réponses aux questions les plus fréquentes sur Saint-Vulbas, son patrimoine et ses environs.
Saint-Vulbas se trouve dans le département de l’Ain (Auvergne-Rhône-Alpes), sur la rive droite du Rhône, à 43 km au nord-est de Lyon et à 18 km de Meximieux.
Les habitants de Saint-Vulbas sont appelés les Villibadois et Villibadoises, un gentilé dérivé du nom de Vulbas, gouverneur de Bourgogne au VIIe siècle vénéré comme saint local.
L’église Saint-Vulbas est mentionnée dans les textes dès 813-814 ; elle abrite un sarcophage mérovingien classé monument historique en 1920. La chapelle de Marcilleux, romane, date du XIIe siècle sur des fondations plus anciennes.
Oui : la rivière d’Ain, à quelques kilomètres, propose des plages de galets propices à la baignade, à la pêche et au canoë, en complément des berges du Rhône qui bordent directement la commune.
Un centre aquatique intercommunal, situé à Saint-Vulbas même, permet de se rafraîchir sur place grâce à ses bassins couverts, sans avoir à s’éloigner du village.
Oui, Saint-Vulbas se trouve à environ 43 km au nord-est de Lyon, ce qui en fait une escapade accessible à moins d’une heure de route.
La commune accueille la centrale nucléaire du Bugey et le parc industriel de la Plaine de l’Ain, le plus grand d’Auvergne-Rhône-Alpes avec près de 1 000 hectares, 188 entreprises et plus de 8 000 emplois.