Saint-Palais (64)

Vue de Saint-Palais et de la riviere Bidouze
Deux rivières qui se rejoignent, trois chemins qui se croisent, et tout autour des collines vertes jusqu'à la ligne des Pyrénées.

Saint-Palais, Donapaleu en basque, s’est installée au confluent de la Bidouze et de la Joyeuse, au cœur du pays d’Amikuze, à cinquante-sept kilomètres de Bayonne et quatre-vingt-huit de Pau. La commune compte 2 155 habitants au recensement de 2022, en hausse de 17 % depuis 2016, et fait office de capitale de la Basse-Navarre intérieure : marchés, collège, halles, commerces et services y desservent une trentaine de villages agricoles. Fondation royale navarraise du début du XIIIe siècle, la ville doit son importance à deux privilèges. En 1351, Charles II lui accorde l’un des quatre ateliers monétaires du royaume, où l’on frappera monnaie pendant des siècles. Puis, après 1521 et la perte de la Haute-Navarre passée à la Castille, Henri II d’Albret y transfère les institutions du royaume amputé : Saint-Palais devient capitale, et y siègent en 1523 les premiers États généraux de Navarre. La ville doit son autre visage aux marcheurs. Trois grandes voies de Saint-Jacques venues de France, celles de Tours, de Vézelay et du Puy, convergent à quelques kilomètres d’ici, au lieu-dit Gibraltar, où une stèle discoïdale posée sur un socle en 1964 marque ce carrefour européen. Les pèlerins descendent ensuite vers Ostabat puis Saint-Jean-Pied-de-Port. Le reste de l’année, Saint-Palais vit à son rythme de bourg : marché du vendredi hérité d’une charte de 1472, marché aux agneaux le mercredi, et chaque mois d’août un festival de force basque né en 1951.

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Quels sites naturels découvrir autour de Saint-Palais ?

Le relief d’Amikuze est fait de collines douces, de bocage et de chemins creux, un paysage de piémont qui monte lentement vers la montagne basque. Le premier belvédère est celui du mont Saint-Sauveur, au-dessus du lieu-dit Gibraltar : une montée courte depuis le centre, au sommet de laquelle trois silhouettes monumentales en chêne carbonisé du sculpteur Christian Lapie, « Les Reflets du Ciel », font face à la vallée de la Bidouze et, par temps clair, à la chaîne des Pyrénées. Sur une colline voisine d’Uhart-Mixe, la chapelle de Soyarza, bâtie en 1845 sur un ancien ermitage, offre un second point de vue. Vers le sud, les crêtes d’Ostabat et de Larceveau ouvrent sur les premiers sommets de Basse-Navarre, et à une vingtaine de kilomètres commence le massif calcaire des Arbailles, plateau de hêtraies, de gouffres et de pâturages d’estive.

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Où découvrir l’artisanat et les produits du terroir à Saint-Palais ?

Le marché du vendredi matin occupe le centre depuis une charte accordée par Jean d’Albret en 1472 et reste un rendez-vous agricole autant que commerçant. Il est doublé d’un marché aux agneaux le mercredi et d’une foire aux chevaux le lundi de Pâques, deux rendez-vous qui rappellent la vocation d’élevage du pays d’Amikuze. Autour de la ville, les fermes produisent l’ossau-iraty, fromage de brebis AOP issu du lait des races manech et basco-béarnaise, l’agneau de lait des Pyrénées, le maïs, le canard et la palombe. À une vingtaine de kilomètres, Salies-de-Béarn exploite depuis des siècles sa source salée, dont le sel entre dans la salaison du jambon de Bayonne, et le vignoble d’Irouléguy commence une trentaine de kilomètres plus au sud.

Vos questions avant de partir à Saint-Palais

Saint-Palais se découvre le plus souvent en chemin, entre deux étapes ou depuis une location dans les collines. Les mêmes questions reviennent : que voir en une demi-journée, où se trouve exactement la fameuse stèle, quand a lieu le festival, et que faire des enfants quand la pluie s’installe. Voici de quoi préparer votre passage.

Suivez la promenade patrimoniale du centre : la façade de la maison des Têtes et ses cinq bustes, les rues de la Bidouze et du Palais de Justice, la place réaménagée, l’église Sainte-Marie-Madeleine et son orgue Cavaillé-Coll, puis le musée de Basse-Navarre installé dans l’ancien couvent des Franciscains. Comptez deux heures, et une heure de plus pour monter à la stèle de Gibraltar.

Au lieu-dit Gibraltar, à environ trois kilomètres du centre, sur le territoire de la commune d’Uhart-Mixe. On y accède à pied par le GR 65 depuis Saint-Palais, en montée régulière, ou par la route puis un court sentier. La stèle discoïdale, posée sur un socle en 1964, indique les trois voies jacquaires qui se rejoignent ici.

Chaque année le dimanche qui suit le 15 août, au fronton municipal, généralement en début d’après-midi. Créé en 1951, il oppose huit équipes de Basse-Navarre et de Soule sur six épreuves traditionnelles. Les fêtes patronales de la ville se tiennent, elles, fin juillet.

Les grottes d’Isturitz et d’Oxocelhaya, à une trentaine de minutes de route, avec leurs concrétions et leurs vestiges préhistoriques ; une partie de pelote au trinquet ; la piscine municipale en été ; le parcours de santé de 1,8 kilomètre et la montée au mont Saint-Sauveur et à ses sculptures ; et, à trente minutes également, la citadelle de Saint-Jean-Pied-de-Port.

Oui. La ville est une étape du GR 65, la voie du Puy, et le point de ralliement des voies de Tours et de Vézelay quelques kilomètres plus loin. L’étape suivante mène à Ostabat en passant par la stèle de Gibraltar, avant Saint-Jean-Pied-de-Port. Un gîte municipal accueille les marcheurs d’avril à octobre.

De mai à juin et de septembre à octobre pour la randonnée et le chemin, avec des collines vertes et une chaleur modérée. La mi-août pour le festival de force basque et l’ambiance des fêtes, au prix de l’affluence. L’automne, pour la saison de la palombe et les tables du bourg.