/
/
Pyrénées-Atlantiques

Pyrénées-Atlantiques

Vue aérienne de St-Jean-de-Luz
Trente kilomètres d'océan, un sommet à 2 974 mètres et deux langues qui se parlent encore : ici, on change de monde en une heure de route.

Les Pyrénées-Atlantiques ferment le sud-ouest de la Nouvelle-Aquitaine, entre l’océan et la frontière espagnole. Le département porte le numéro 64, couvre 7 645 km² et comptait 706 564 habitants au recensement de 2023, répartis dans 546 communes, avec Pau pour préfecture, Bayonne et Oloron-Sainte-Marie pour sous-préfectures. Sa singularité tient à sa composition : quatre provinces historiques y cohabitent, le Béarn à l’est, le Labourd, la Basse-Navarre et la Soule à l’ouest, et deux langues y sont encore transmises et enseignées, le basque et le béarnais. Le relief épouse cette double identité. À l’ouest, la côte basque aligne ses falaises de flysch et ses plages de sable d’Anglet à Hendaye. À l’est, la chaîne se redresse jusqu’au pic Palas, point culminant du département à 2 974 mètres, en passant par la silhouette dédoublée du pic du Midi d’Ossau. Entre les deux, un piémont de collines, de gaves et de vignes où mûrissent le jurançon et l’irouléguy. Cette géographie explique la variété de ce qu’on vient y faire : surfer le matin sur la Côte des Basques et marcher l’après-midi sur les crêtes de la Rhune, descendre un canyon en Soule, monter au lac d’Artouste en petit train, suivre les chemins de Compostelle d’Ostabat à Saint-Jean-Pied-de-Port. Cinq communes figurent parmi les Plus Beaux Villages de France, et quatre édifices du département sont inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO. On y vient l’été pour l’océan, l’hiver pour la neige, et le reste de l’année pour la table.

Découvrez les villes emblématiques des Pyrénées-Atlantiques

Le département se lit en trois bandes : le littoral basque et son agglomération, l’intérieur des provinces basques, et le Béarn avec ses vallées de montagne. Chaque fiche ci-dessous rassemble les activités, les sites et les prestataires recensés autour de la commune. Pau : la préfecture, son château Renaissance où naquit Henri IV et son boulevard des Pyrénées ouvert sur la chaîne. Bayonne : la capitale historique du Pays basque français, sa cathédrale inscrite à l’UNESCO et ses fêtes de renommée nationale. Biarritz : la station impériale devenue le berceau européen du surf, entre Grande Plage et Rocher de la Vierge. Anglet : ses plages en enfilade entre l’embouchure de l’Adour et Biarritz, et sa forêt de pins du Pignada. Saint-Jean-de-Luz et Ciboure : la baie abritée par ses trois digues, ancien port baleinier et lieu du mariage de Louis XIV. Hendaye : la plus longue plage de la côte basque et le domaine d’Abbadia, en bordure de la baie de Chingudy. Bidart et Guéthary : les balcons de la côte, entre falaises et spots de surf. Saint-Jean-Pied-de-Port : la citadelle de Basse-Navarre, dernière étape française avant les cols de Roncevaux. Sare et Ainhoa :deux Plus Beaux Villages de France au pied de la Rhune, maisons à colombages rouges et frontons de pelote. Espelette : le village aux façades tendues de piments, cœur de l’AOP. Cambo-les-Bains : station thermale du Labourd et villa Arnaga, la maison d’Edmond Rostand. La Bastide-Clairence : bastide navarraise de 1312, classée elle aussi Plus Beau Village de France. Oloron-Sainte-Marie : porte des vallées d’Aspe et de Barétous, sa cathédrale et son portail roman UNESCO. Orthez : l’ancienne capitale du Béarn de Gaston Fébus et son pont fortifié sur le gave de Pau.
Salies-de-Béarn : la cité du sel, dont la source alimente encore la salaison du jambon. Navarrenx : ses 1,7 km de remparts bastionnés élevés à partir de 1538, un siècle avant Vauban. Laruns et Eaux-Bonnes : la vallée d’Ossau, le lac d’Artouste et la station de Gourette. Mauléon-Licharre : capitale de la Soule, province de l’espadrille et des gorges.

Quels sites naturels voir dans les Pyrénées-Atlantiques ?

Le département additionne trois milieux que peu de territoires réunissent sur 80 kilomètres : l’océan, le piémont et la haute montagne. La partie occidentale du Parc national des Pyrénées, créé en 1967, couvre la haute vallée d’Aspe et la réserve du Pic du Midi d’Ossau, où nichent gypaètes barbus et vautours fauves. La forêt d’Iraty, à cheval sur la frontière, passe pour la plus grande hêtraie d’Europe occidentale avec 17 194 hectares au total, dont 2 310 côté français, entre le sommet de l’Okabe (1 466 m) et le pic d’Orhy (2 017 m). Ajoutez le cirque de Lescun, les lacs d’Ayous face au pic du Midi d’Ossau, les falaises de flysch de la corniche basque et les grottes d’Isturitz et d’Oxocelhaya, classées monuments historiques depuis 1953.

Quels musées et monuments visiter dans les Pyrénées-Atlantiques ?

Quatre édifices du département sont inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO au titre des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle, en 1998 : la cathédrale Sainte-Marie de Bayonne et son cloître, la cathédrale Sainte-Marie d’Oloron et son portail roman, l’église Saint-Blaise de L’Hôpital-Saint-Blaise, d’inspiration hispano-mauresque, et la porte Saint-Jacques de Saint-Jean-Pied-de-Port. S’y ajoutent une section de sentier de 22 kilomètres entre Aroue et Ostabat, le château de Pau, musée national depuis 1927, où naquit Henri IV le 13 décembre 1553, et la villa Arnaga de Cambo-les-Bains, construite de 1903 à 1906 pour Edmond Rostand et entourée de 15 hectares de jardins labellisés Jardin remarquable.

Quelles activités nautiques pratiquer dans les Pyrénées-Atlantiques ?

La côte basque est le berceau européen du surf : la discipline y est introduite en 1956 par le scénariste américain Peter Viertel, le Waikiki Surf Club naît à Biarritz en 1957 et le premier championnat de France se dispute la même année. On surfe aujourd’hui de la Côte des Basques aux plages d’Anglet, de Bidart et de Guéthary, avec des écoles ouvertes aux débutants dès l’été. La baie de Saint-Jean-de-Luz, protégée par ses trois digues, se prête au paddle, au kayak de mer et à la voile légère. À l’intérieur, les gaves d’Oloron et de Pau offrent l’un des meilleurs terrains d’eau vive du Sud-Ouest, avec descentes en raft, hydrospeed et canoë, tandis que le stade d’eaux vives de Pau accueille des compétitions internationales de canoë-kayak.

Que faire en plein air dans les Pyrénées-Atlantiques ?

La randonnée commence littéralement les pieds dans l’eau : le GR10, qui traverse toute la chaîne jusqu’à la Méditerranée, part d’Hendaye. Le sentier du littoral longe ensuite les falaises jusqu’à Bidart. En montagne, le tour des lacs d’Ayous, l’ascension de la Rhune et le chemin de la Mâture, taillé au XVIIIe siècle dans la paroi de la gorge d’Enfer pour acheminer les mâts vers la marine royale, comptent parmi les itinéraires les plus fréquentés. Le petit train d’Artouste, ouvert au tourisme en 1932, grimpe sur 10 kilomètres de voie étroite de 1 240 à 1 940 mètres jusqu’au lac. Le train à crémaillère de la Rhune, en service depuis 1924, atteint le sommet de 905 mètres en 35 minutes et transporte environ 350 000 voyageurs par an. Le cyclisme n’est pas en reste : les cols de l’Aubisque, du Pourtalet et de Marie-Blanque figurent régulièrement au programme du Tour de France.

Que faire dans les Pyrénées-Atlantiques quand il pleut ou en cas de canicule ?

L’océan tempère les étés, mais l’intérieur béarnais dépasse régulièrement les 35 degrés en juillet et août. Les journées de pluie comme les pics de chaleur trouvent le même remède : les grottes, dont la température reste stable autour de 13 à 14 degrés toute l’année, les musées de Bayonne, de Pau et de Biarritz, les centres aquatiques et les espaces thermoludiques des stations thermales de Cambo-les-Bains, Salies-de-Béarn et Eaux-Bonnes, l’aquarium de Biarritz, les trinquets où l’on assiste à une partie de pelote à l’abri, et les patinoires, bowlings, salles d’escalade et escape games des agglomérations paloise et bayonnaise. Les vallées d’Aspe et d’Ossau, plus fraîches de plusieurs degrés, offrent une autre échappatoire aux fortes chaleurs.

Envie d’une expérience inoubliable proche de vous ?

Où découvrir l’artisanat et les produits du terroir dans les Pyrénées-Atlantiques ?

Le terroir se visite autant qu’il se goûte, et il porte des signes de qualité précis. Le piment d’Espelette est produit sous AOP sur dix communes du Labourd, dont Espelette, Ainhoa, Itxassou et Ustaritz ; sa fête, le quatrième week-end d’octobre, attire environ 20 000 personnes et figure à l’inventaire du patrimoine culturel immatériel français depuis 2014. L’ossau-iraty, fromage de brebis AOC depuis 1980 et AOP depuis 1996, est fabriqué à partir du lait de trois races locales, la basco-béarnaise et les manech tête rousse et tête noire. Ajoutez le sel de Salies-de-Béarn, dont la source est dix fois plus salée que l’océan et sert encore à saler le jambon de Bayonne, les vignobles de Jurançon, d’Irouléguy et de Béarn-Bellocq, les ateliers d’espadrilles de Mauléon-Licharre, le linge basque et le chocolat de Bayonne, dont la ville revendique l’introduction en France.

Quels hébergements de charme dans les Pyrénées-Atlantiques ?

L’hôtellerie suit l’histoire du département. Sur la côte, la villégiature impériale a laissé des palaces et des adresses Belle Époque à Biarritz, prolongés aujourd’hui par une génération d’hôtels design tournés vers le surf. Saint-Jean-de-Luz et Ciboure conservent leurs maisons d’armateurs à colombages, converties en hôtels de port. À l’intérieur, les etxe basques, ces grandes maisons à pans de bois rouges ou verts, abritent des chambres d’hôtes de caractère à Sare, Ainhoa ou La Bastide-Clairence. En Béarn, on dort dans des maisons de pierre et de galets du gave, des demeures de vignerons autour de Jurançon, et des hôtels de cure à Salies-de-Béarn et Cambo-les-Bains.

Que manger dans les Pyrénées-Atlantiques ?

La cuisine locale se partage entre océan et montagne, souvent dans la même assiette. Côté basque : ttoro, la soupe de poissons de Saint-Jean-de-Luz, chipirons, axoa de veau au piment, piperade, jambon de Bayonne IGP, porc basque de race kintoa, gâteau basque à la crème ou à la cerise noire d’Itxassou. Côté béarnais : garbure, poule au pot que la tradition associe à Henri IV, truite du gave, agneau de lait des Pyrénées, tourtière. L’ossau-iraty se sert en fin de repas avec la confiture de cerise noire. À boire : jurançon moelleux ou sec, irouléguy, madiran et pacherenc du Vic-Bilh sur la bordure nord-est du département.

Vos questions sur les activités et loisirs dans les Pyrénées-Atlantiques

Un séjour dans le 64 pose toujours les mêmes arbitrages : mer ou montagne, Pays basque ou Béarn, quelle saison, combien de jours. Voici de quoi trancher avant de réserver.

Les cinq sites les plus demandés sont le Rocher de la Vierge et la Grande Plage de Biarritz, le sommet de la Rhune que l’on atteint par un train à crémaillère de 1924, le château de Pau et sa chambre natale d’Henri IV, la citadelle et la porte Saint-Jacques de Saint-Jean-Pied-de-Port, et le pic du Midi d’Ossau vu depuis les lacs d’Ayous.

Le Pays basque concentre le littoral, les villages à colombages et la vie festive ; il est plus fréquenté et plus cher en été. Le Béarn offre la haute montagne, les vallées d’Aspe et d’Ossau, le thermalisme et des tarifs plus doux. Les deux ne sont séparés que d’une heure de route depuis Bayonne ou Pau, ce qui permet de combiner les deux sur une même semaine.

Les valeurs sûres sont le train de la Rhune et le petit train d’Artouste, l’aquarium de Biarritz, les grottes d’Isturitz et d’Oxocelhaya, les plages abritées de la baie de Saint-Jean-de-Luz, les premières leçons de surf sur la Côte des Basques ou à Hendaye, et l’observation des vautours fauves dans la vallée d’Ossau.

Juillet et août pour l’océan et les fêtes, au prix d’une forte affluence sur la côte. Mai, juin et septembre pour la randonnée, le vélo et les villages, dans des conditions plus confortables. Octobre pour la fête du piment d’Espelette et les couleurs de la forêt d’Iraty. De décembre à mars pour le ski à Gourette, à La Pierre Saint-Martin ou en fond dans la forêt d’Iraty.

La Côte des Basques à Biarritz, les plages d’Anglet, la grande plage d’Hendaye et la baie de Saint-Jean-de-Luz proposent des vagues plus tolérantes pour l’apprentissage, avec des écoles labellisées et des cours encadrés de mai à octobre. Les spots de Guéthary et de Bidart, plus creux, se réservent aux surfeurs confirmés.

Trois jours suffisent pour la côte basque et un village de l’intérieur. Une semaine permet d’associer le littoral, le Labourd, Saint-Jean-Pied-de-Port et une vallée béarnaise. Dix jours ouvrent la Soule, la forêt d’Iraty, les vallées d’Aspe et d’Ossau et le vignoble de Jurançon.