Quelles activités nautiques pratiquer à Valras-Plage ?
La plage de sable fin s’étire sur près de quatre kilomètres, en pente douce et sans rochers, ce qui convient à la baignade familiale comme aux premières séances de planche. L’école de voile locale, labellisée, arme les catamarans et les dériveurs dès que la tramontane se lève ; le reste du temps, on part en paddle ou en kayak le long du littoral, ou dans le calme de l’embouchure de l’Orb. Le port de plaisance, ouvert sur le fleuve, sert de base aux sorties en mer, aux locations de bateau et aux journées de pescatourisme à bord des unités de pêche encore en activité. Jet-ski, bouées tractées et pédalos complètent l’été.
Que faire en plein air à Valras-Plage ?
La promenade du front de mer, jalonnée d’œuvres d’art, se parcourt à pied du port jusqu’à l’extrémité ouest de la plage, et sert de colonne vertébrale à la station. À vélo, la Méditerranée à vélo et le canal du Midi mettent Sérignan, Portiragnes et Villeneuve-lès-Béziers à portée de matinée, sur un relief presque nul. Le sentier des Orpellières se fait à pied, jumelles autour du cou, pour les flamants roses, les hérons et les aigrettes qui fréquentent les lagunes. Autour, l’arrière-pays biterrois ajoute les parcours acrobatiques en forêt, les centres équestres, le karting, le mini-golf et les balades sur le canal.
Envie d’une expérience inoubliable proche de vous ?
Où découvrir l’artisanat et les produits du terroir autour de Valras-Plage ?
Les marchés de Valras-Plage et de Sérignan alignent en été la production locale : olives Lucques, reconnaissables à leur forme de croissant de lune et à leur chair fine, asperges de Sérignan, artichauts, pêches et abricots de la plaine de l’Orb. Les vignerons du secteur ouvrent leurs chais à quelques minutes de la côte : l’appellation Languedoc couvre l’ensemble du territoire, avec les crus Saint-Chinian et Faugères dans les collines au nord de Béziers, et de nombreux domaines en IGP dans la plaine. Sur le port, la criée et la vente directe des pêcheurs prolongent une activité qui structure la ville depuis ses origines.
Où camper ou dormir insolite autour de Valras-Plage ?
Valras-Plage et ses voisines immédiates, Vendres-Plage, Sérignan-Plage et Portiragnes-Plage, concentrent l’une des plus fortes densités de terrains de plein air du littoral languedocien, souvent à quelques centaines de mètres du sable. L’offre va du terrain familial ombragé de pins aux domaines équipés de parcs aquatiques. Les hébergements atypiques suivent le mouvement : lodges sous toile face aux dunes, cabanes et roulottes dans l’arrière-pays viticole, et quelques formules insolites au bord du canal du Midi.
Quels hébergements de charme à Valras-Plage ?
Le front de mer et les rues qui le bordent gardent des villas et des chalets balnéaires de la fin du XIXe et du début du XXe siècle, héritage du quartier ouest bâti pour les baigneurs venus de Béziers, quand la partie est restait le quartier des pêcheurs. Quelques adresses de bord de plage ouvrent directement sur le sable, avec vue frontale sur la Méditerranée. Dans l’arrière-pays, entre Sérignan, Vendres et les premiers coteaux, les maisons d’hôtes s’installent dans d’anciens domaines viticoles, à dix minutes de la mer et à portée du canal du Midi.
Que manger à Valras-Plage ?
La spécialité de la ville porte son nom : le ragoût de seiches à la valrasienne, mijoté avec pommes de terre, olives noires, safran et un peu de piment, hérité des cuisines de pêcheurs. Le reste de la carte vient du même quai : loup, muge, daurade, maquereau et sardines grillées, complétés par les moules et les huîtres de l’étang de Thau, la brasucade cuite à la plancha et les tielles remontées de Sète. Côté terroir, les olives Lucques ouvrent l’apéritif et les vins du Languedoc accompagnent la suite.
Valras-Plage, la station que les pêcheurs ont fondée
Un hameau de cabanons devenu commune en 1931. Avant d’être une station, Valras était une adresse de travail. Des pêcheurs de Sérignan avaient bâti quelques cabanons sur la rive droite de l’Orb, à l’endroit où le fleuve rencontre la mer, et y vivaient au rythme des sorties. Le nom apparaît par écrit dès 878 et remonterait à Valerius, propriétaire d’une villa romaine dans le secteur. La séparation d’avec Sérignan devient effective le 18 février 1931 : Valras-Plage naît avec 235 hectares de territoire, un maire instituteur à la retraite, Alfred Panis, et une double identité qu’elle a gardée. À l’est, le quartier des pêcheurs. À l’ouest, les villas, chalets et cabanons de vacances élevés pour les baigneurs. Cette ligne de partage se lit encore dans le bâti quand on remonte les rues perpendiculaires à la mer.
Le tramway qui a inventé les vacances biterroises. Les premiers baigneurs arrivent vers 1855, mais tout change en 1878 avec l’ouverture de la ligne de tramway Béziers-la-mer : certains jours d’été, 10 000 personnes descendent au bord de l’eau. La ligne passe à la traction électrique en 1901, les congés payés de 1936 démocratisent le séjour, et les Orpellières accueillent des colonies de vacances avant 1939. L’Occupation interrompt cette montée en puissance : la station est occupée, paralysée, et subit des destructions dont il reste un blockhaus posé sur le sable, aujourd’hui devenu un repère de plage. La reconstruction suit, puis les grandes décennies du tourisme balnéaire languedocien.
Un port qui porte le nom d’un navigateur solitaire. De 1950 à 1970, la pêche fait vivre la ville. Puis le port de plaisance est creusé en 1971-1972, et l’activité bascule vers la voile et le motonautisme. Il porte le nom de Jean Gau, né à Sérignan, parti à vingt-cinq ans pour New York où il fut cuisinier de restaurant avant de se consacrer à la mer. À bord d’Atom, un ketch de type Tahiti de 8,98 mètres acquis en 1945, il a traversé l’Atlantique dix fois en solitaire et bouclé deux tours du monde, de 1953 à 1957 puis de 1962 à 1968. Son retour au port de Valras, en 1968, a été filmé. Pour une station de 235 hectares, avoir donné son quai à un navigateur qui préférait la compagnie de son bateau à celle des ports n’est pas le pire des symboles.
La rive sauvage : les Orpellières. Traversez l’Orb et vous changez d’époque. Le domaine des Orpellières fut un vignoble jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, irrigué à l’eau du fleuve pour dessaler les sols et permettre à la vigne de pousser. L’agriculture abandonnée, le sel est revenu, et avec lui la salicorne, la soude, l’arroche et la saladelle. Le Conservatoire du littoral a acheté le site en 1980 ; les dunes ont été restaurées dans la même décennie à coups de ganivelles pour piéger le sable et laisser la végétation repartir. Il en reste 167 hectares de plage, de cordon dunaire sur 2,5 kilomètres et de zones humides, avec un sentier balisé et un bâtiment agricole reconverti qui conserve les fresques de Dado. C’est le contrepoint exact de la station : ni commerce, ni parasol, juste le fleuve, le sel et les oiseaux.
Le calendrier des Valrassiens. Fin juin, la fête de la Saint-Pierre rend hommage au patron des pêcheurs pendant trois jours : bénédiction des bateaux, défilé en mer, procession, dépôt de gerbe au large, joutes languedoises le dimanche, concours de pêche, régate et village des pêcheurs sur l’esplanade Turco. C’est le vrai lever de rideau de l’été. Suivent Les Renversantes, avec ses concerts et spectacles gratuits en soirée, et Festivalras, puis les marchés nocturnes et les animations de front de mer jusqu’à la fin août. Pour composer votre séjour, Totem Adventure recense les activités, les sites et les prestataires de Valras-Plage et du littoral biterrois.
À retenir
- Station de l’embouchure de l’Orb, à 11 km de Béziers, 4 300 habitants (2022) sur seulement 235 hectares.
- Commune indépendante depuis le 18 février 1931, détachée de Sérignan ; le nom Valras est attesté dès 878.
- Près de 4 km de plage de sable fin, en pente douce, prolongés à l’est et à l’ouest par le lido de Sérignan-Plage, Vendres-Plage et Portiragnes-Plage.
- Les Orpellières : 167 hectares protégés par le Conservatoire du littoral depuis 1980, 2,5 km de cordon dunaire, sentier balisé et fresques de l’artiste Dado.
- Port Jean-Gau, creusé en 1971-1972, du nom du navigateur né à Sérignan qui a traversé l’Atlantique dix fois en solitaire à bord d’Atom.
- Fête de la Saint-Pierre fin juin : bénédiction des bateaux, défilé en mer et joutes languedociennes pendant trois jours.
- Écluses de Fonseranes à 15 km, sur le canal du Midi classé UNESCO en 1996 : 312 m, 21,5 m de dénivelé, environ 320 000 visiteurs par an.
Vos questions avant de partir à Valras-Plage
Avant de réserver, les mêmes interrogations reviennent : la plage convient-elle aux enfants, que voir autour, où marcher dans la nature et quand venir pour éviter la foule. Voici les réponses les plus utiles pour caler votre séjour.
Oui. La plage compte près de quatre kilomètres de sable fin en pente douce, sans rochers, avec une baignade surveillée en saison et des postes de secours. Le front de mer piéton, les manèges et les animations gratuites du soir en font une station pensée pour les familles, dont la capacité d’hébergement repose largement sur le plein air.
Le musée régional d’art contemporain de Sérignan à 3 km, Béziers et sa cathédrale Saint-Nazaire à 11 km, les neuf écluses de Fonseranes sur le canal du Midi, et l’oppidum d’Ensérune avec son musée archéologique à une vingtaine de kilomètres. Le site naturel des Orpellières se trouve juste en face, sur l’autre rive de l’Orb.
Le domaine se situe sur la rive gauche de l’Orb, côté Sérignan, en face de Valras-Plage. On y accède par la route de Sérignan-Plage, puis à pied par un sentier balisé qui traverse le cordon dunaire et les zones humides. La circulation motorisée y est interdite et la fréquentation encadrée pour protéger la dune.
Voile légère et catamaran avec l’école de voile, paddle et kayak le long du littoral ou dans l’embouchure de l’Orb, jet-ski, bouées tractées et pédalos en été. Le port de plaisance sert aussi de base aux sorties en mer, aux locations de bateau et aux journées de pescatourisme avec les pêcheurs.
Le ragoût de seiches à la valrasienne, préparé avec des seiches fraîches, des pommes de terre, des olives noires, du safran et un peu de piment. Il vient directement de la cuisine des familles de pêcheurs, et se retrouve sur les cartes des tables du port et du front de mer.
Juillet et août pour la baignade, les festivals et l’ambiance de station. Fin juin pour la fête de la Saint-Pierre. Mai, juin et septembre pour le vélo, la marche aux Orpellières et l’observation des oiseaux, avec une mer encore praticable en septembre et beaucoup moins de monde sur le sable.
