Quelles activités nautiques pratiquer aux Saintes-Maries-de-la-Mer ?
Le littoral se prête à la voile légère, au paddle et au kitesurf sur des plages non surveillées mais très ventées. Les étangs et canaux voisins permettent aussi des balades en bateau à travers les marais, et des croisières commentées remontent le Petit Rhône pour découvrir la faune du delta depuis l’eau.
Que faire en plein air à Saintes-Maries-de-la-Mer ?
La promenade à cheval sur la plage ou dans les marais, à dos de cheval de race Camargue à la robe grise caractéristique, reste l’expérience locale par excellence. La digue à la mer et les pistes du delta se parcourent aussi à vélo ou VTT, et les amateurs de randonnée rejoignent les sentiers du parc naturel régional de Camargue, classé depuis 1970.
Que faire en intérieur à Saintes-Maries-de-la-Mer, en cas de canicule ?
Quand la chaleur estivale invite à l’ombre, le musée Baroncelli et ses collections camarguaises offrent une pause fraîche en centre-ville. En cas de canicule, direction Arles, à 38 km, pour ses musées climatisés (Arles antique, musée Réattu), ou les structures indoor familiales des environs (bowling, laser game, centres aquatiques).
Envie d’une expérience inoubliable proche de vous ?
Où découvrir l’artisanat et les produits du terroir camarguais ?
Le riz de Camargue, cultivé sur les terres du delta, se retrouve sur les étals du marché provençal qui se tient en centre-ville. La gardiane de taureau, ragoût mijoté au vin rouge à base de viande de taureau AOP Camargue, et le vin AOP Sable de Camargue, produit sur les cordons dunaires voisins, comptent parmi les spécialités les plus représentatives du territoire.
Quels hébergements de charme choisir aux Saintes-Maries-de-la-Mer ?
Mas camarguais rénovés, chambres d’hôtes en pleine nature et petits hôtels de caractère jalonnent les environs de la ville, souvent installés dans d’anciennes fermes entourées de rizières ou de manades.
Saintes-Maries-de-la-Mer, vivre au rythme du delta
Posée à la pointe sud du delta du Rhône, entre le Petit Rhône à l’ouest et l’étang du Vaccarès à l’est, Saintes-Maries-de-la-Mer regarde la Méditerranée depuis l’une des plus vastes communes agricoles de France métropolitaine. Cette étendue de 37 461 hectares, faite de marais, de sansouires et de rizières, explique pourquoi la ville concentre l’essentiel de son bâti autour du port et de l’église, laissant le reste du territoire aux troupeaux de chevaux et de taureaux qui ont fait la réputation de la Camargue.
L’histoire de la ville se confond avec une légende toujours vivace : selon la tradition chrétienne, Marie Jacobé et Marie Salomé auraient accosté ici sur une barque sans voile ni rame, avec leur servante Sara. L’église fortifiée qui domine aujourd’hui la place centrale, bâtie aux XIe et XIIe siècles pour résister aux raids venus de la mer, conserve dans sa crypte les reliques de Sara. Le clocher que l’on aperçoit depuis les marais a été refait en 1901, mais les remparts et l’allure de forteresse du bâtiment rappellent la vocation défensive originelle de l’édifice.
Autour de la ville s’étend le parc naturel régional de Camargue, officiellement créé le 25 septembre 1970 pour protéger ce delta unique en Europe. L’étang du Vaccarès, le plus vaste de la région, accueille l’une des principales populations de flamants roses du continent, aux côtés de hérons, d’aigrettes et d’autres oiseaux migrateurs. Les plages qui bordent la commune, comme la plage des Amphores, restent volontairement peu aménagées pour préserver les dunes et la biodiversité littorale.
Cette nature préservée a façonné un art de vivre singulier, celui des gardians, ces gardiens de troupeaux à cheval qui incarnent l’identité camarguaise. Le musée Baroncelli, installé dans l’ancien hôtel de ville, raconte comment le marquis Folco de Baroncelli a contribué, au début du XXe siècle, à faire reconnaître les traditions gardianes et le pèlerinage gitan. Les chevaux de race Camargue, semi-sauvages et reconnaissables à leur robe grise, et les taureaux élevés en manade, destinés aux courses camarguaises sans mise à mort, restent au centre de la vie locale.
Deux temps forts rythment le calendrier. Le pèlerinage gitan des 24 et 25 mai réunit plus de 10 000 personnes venues descendre la statue de Sara jusqu’au rivage, et la Féria du Cheval, organisée chaque année à la mi-juillet, anime les rues et les arènes de la ville avec courses camarguaises, abrivados et ferrades. Un second pèlerinage, plus discret, se tient fin octobre en hommage aux deux Maries.
De la messe gitane aux balades à cheval sur la plage, en passant par une gardiane de taureau partagée en terrasse face au port, Saintes-Maries-de-la-Mer se découvre au rythme lent de la Camargue : celui des marais, des troupeaux et des embruns.
À retenir
- Saintes-Maries-de-la-Mer se situe à 38 km d’Arles par la route, à la pointe sud du delta du Rhône, en plein cœur du Parc naturel régional de Camargue (créé le 25 septembre 1970).
- La commune compte 2 278 habitants (recensement 2022) sur 37 461 hectares, l’une des plus vastes communes de France métropolitaine.
- L’église fortifiée Notre-Dame-de-la-Mer (XIe-XIIe siècles) abrite la crypte de Sara, sainte patronne des Gitans.
- Le pèlerinage gitan a lieu chaque année les 24 et 25 mai et rassemble plus de 10 000 pèlerins ; un second pèlerinage, plus discret, se tient fin octobre.
- La Féria du Cheval, à la mi-juillet, réunit courses camarguaises, abrivados et ferrades.
- Spécialités locales à goûter : gardiane de taureau, riz de Camargue et vin AOP Sable de Camargue.
Vos questions sur Saintes-Maries-de-la-Mer
Avant de préparer votre venue en Camargue, voici les réponses aux questions les plus posées sur Saintes-Maries-de-la-Mer, de la meilleure période pour visiter la ville aux traditions qui rythment son calendrier.
Le principal pèlerinage se déroule chaque année les 24 et 25 mai, lorsque la statue de Sara est portée de l’église fortifiée jusqu’à la mer devant plus de 10 000 pèlerins. Un second pèlerinage, plus intimiste, a lieu fin octobre en hommage à Marie Jacobé et Marie Salomé.
Le printemps et l’automne offrent un climat doux, une nature camarguaise en pleine activité (oiseaux migrateurs, marais verdoyants) et une fréquentation plus légère que l’été. La période estivale reste privilégiée pour les plages, mais concentre l’essentiel des visiteurs autour du pèlerinage de mai et de la Féria du Cheval en juillet.
Oui, la commune borde plusieurs kilomètres de plages sur la Méditerranée, dont la plage des Amphores et la plage Est, en grande partie sauvages et non surveillées en dehors de la zone centrale, ce qui impose vigilance et prudence, en particulier avec des enfants.
C’est le grand rendez-vous équestre et taurin de la ville, organisé chaque année à la mi-juillet, avec courses camarguaises, abrivados (les taureaux encadrés par des gardians à cheval traversent les rues) et ferrades dans les arènes et le centre-ville.
Arles se situe à environ 38 km par la route (30 km à vol d’oiseau), soit une quarantaine de minutes de trajet, ce qui permet de combiner facilement la visite du delta camarguais avec le patrimoine antique de la ville.
Oui, la promenade à cheval sur la plage ou dans les marais, à dos de cheval de race Camargue, est l’une des expériences les plus emblématiques du territoire et se pratique toute l’année autour de la ville.
