Que voir côté patrimoine et musées à Arles ?
Six monuments romains et romans d’Arles figurent au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1981 : l’amphithéâtre, le théâtre antique, les cryptoportiques du forum, les thermes de Constantin, le cloître Saint-Trophime et la nécropole des Alyscamps. À proximité, la Fondation Vincent van Gogh Arles et le musée départemental Arles antique complètent la visite, tandis que le quartier LUMA ouvre sur l’art contemporain.
Quelles activités nautiques pratiquer autour d’Arles ?
Sans façade maritime directe, Arles donne malgré tout accès à l’eau : le Rhône se prête à des balades en barque, tandis que les marais et étangs camarguais alentour se découvrent en canoë ou en paddle. Du côté de Salin-de-Giraud, les anciens salins se visitent aussi en bateau, entre étendues roses et vols de flamants.
Quelles activités de plein air autour d’Arles ?
Les Alpilles offrent des sentiers de randonnée pour tous les niveaux, avec des points de vue sur la plaine de la Crau et la vallée des Baux. Le canal d’Arles à Bouc se longe à vélo jusqu’à Fos-sur-Mer, tandis que les marais camarguais se parcourent à cheval, souvent au départ d’une manade, où se perpétuent les traditions d’élevage taurin et équin.
Que faire à Arles à l’abri, en cas de pluie ou de canicule ?
Les étés provençaux sont chauds, et Arles offre plusieurs refuges frais pour les journées de canicule : musées, galeries et expositions temporaires du quartier LUMA, cinéma d’art et essai, ou encore ateliers de photographie, d’aquarelle et de cuisine camarguaise. Un spa permet aussi de faire une pause, et les familles trouvent leur bonheur du côté des escape games et lieux ludiques climatisés.
Envie d’une expérience inoubliable proche de vous ?
Quels produits du terroir et savoir-faire découvrir à Arles ?
Le marché du samedi, l’un des plus réputés de Provence, s’étire sur près de deux kilomètres le long du boulevard des Lices et rassemble les produits du pays d’Arles : riz de Camargue (IGP), taureau de Camargue (AOP), fromages de chèvre, olives et miel de la Crau. Côté artisanat, potiers, santonniers et travailleurs du cuir perpétuent des savoir-faire locaux.
Où camper autour d’Arles ?
Entre garrigue des Alpilles, oliveraies et abords des salins camarguais, les campings des environs jouent la carte du grand air : emplacements ombragés, piscine, ou implantation au calme en bordure d’étang. Plusieurs se trouvent à proximité immédiate du Parc naturel régional de Camargue.
Quels hébergements en hôtel choisir à Arles ?
Le centre historique concentre des hôtels de charme installés dans d’anciens hôtels particuliers, souvent organisés autour d’un patio. Le quartier LUMA propose une offre plus contemporaine, tandis que les mas et bastides des environs, entourés d’oliviers ou de vignes, séduisent pour un séjour plus champêtre.
Arles, cité de lumière entre héritage romain, traditions camarguaises et effervescence artistique
Au confluent du Rhône, à mi-chemin entre les Alpilles et la Camargue, Arles occupe depuis l’Antiquité une position de carrefour. En 49 avant notre ère, en pleine guerre civile romaine, Arles prend le parti de Jules César et lui fournit douze navires en trente jours pour assiéger Marseille, restée fidèle à Pompée. En récompense, César accorde à la ville le statut de colonie romaine en 46 avant notre ère, avec le droit de cité pour ses habitants, un tournant qui lui permet de prendre l’ascendant sur sa rivale phocéenne. De cette période subsistent des monuments d’une ampleur rare : l’amphithéâtre, construit à la fin du 1er siècle pour accueillir jusqu’à 21 000 spectateurs, sert aujourd’hui de cadre aux férias et aux spectacles, tandis que le théâtre antique, achevé vers 12 avant notre ère, accueille encore des concerts en plein air. Les cryptoportiques et les thermes de Constantin, datés du 4e siècle, complètent cet ensemble inscrit depuis 1981 sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, aux côtés du cloître roman Saint-Trophime et de la nécropole des Alyscamps.
Le Moyen Âge laisse à Arles son autre grand repère architectural, le cloître Saint-Trophime, dont les galeries romanes du 12e siècle et les ajouts gothiques du 14e siècle témoignent de la richesse de la ville sur la route de Saint-Jacques-de-Compostelle. Mais c’est au 19e siècle qu’Arles gagne une notoriété d’un tout autre ordre : le 20 février 1888, Vincent van Gogh s’y installe. Il y reste plus de quatorze mois, jusqu’à son départ pour l’asile de Saint-Rémy-de-Provence en mai 1889, porté par la lumière du Sud et les paysages de la ville. La Fondation Vincent van Gogh Arles perpétue aujourd’hui ce lien à travers des expositions et un dialogue avec des artistes contemporains.
Cette proximité entre passé et présent trouve un écho depuis 2021, avec l’ouverture de la tour LUMA. Signée par l’architecte Frank Gehry, haute de 56 mètres, elle s’élève au cœur du Parc des Ateliers, un ancien site industriel reconverti en lieu d’art contemporain. Sa silhouette, inspirée à la fois des paysages rocheux des Alpilles et de la lumière chère à Van Gogh, est devenue en quelques années un nouveau repère visuel de la ville, sans effacer les monuments antiques qui continuent de rythmer le centre historique.
Au sud, la ville ouvre directement sur la Camargue : marais, étangs et salants s’étendent jusqu’aux plages sauvages de Piémanson et Beauduc, un territoire où l’on croise gardians, chevaux et taureaux élevés en manade selon des traditions transmises depuis des générations. Au nord, les Alpilles offrent un paysage inverse, fait de garrigue, d’oliveraies et de crêtes calcaires. Entre les deux, la plaine de la Crau, vaste steppe caillouteuse classée réserve naturelle, complète ce triptyque de paysages provençaux.
Cette identité multiple se retrouve dans le calendrier arlésien. Chaque été, de juillet à octobre, les Rencontres d’Arles réunissent expositions et débats autour de la photographie contemporaine, dans les mêmes rues où se tiennent, en avril et en septembre, la Féria de Pâques et la Féria du Riz, deux rendez-vous taurins et populaires hérités des traditions camarguaises et hispaniques. Le samedi, le grand marché du boulevard des Lices, sur près de deux kilomètres, rassemble les produits du terroir arlésien, du riz de Camargue au taureau AOP.
Se promener à Arles, c’est ainsi passer en quelques pas des arènes romaines aux ruelles médiévales, puis à la silhouette contemporaine de la tour LUMA, avant de rejoindre à cheval ou à vélo les marais camarguais ou les crêtes des Alpilles.
À retenir
- Arles compte 51 156 habitants et s’étend sur 758,93 km², ce qui en fait la commune la plus vaste de France métropolitaine.
- Six de ses monuments romains et romans sont classés au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1981.
- La ville a accueilli Vincent van Gogh de février 1888 à mai 1889 et abrite depuis 2021 la tour LUMA de Frank Gehry (56 mètres).
- Elle rythme son année avec les Rencontres d’Arles (photographie, juillet-octobre), la Féria de Pâques (avril, ~300 000 visiteurs) et la Féria du Riz (septembre).
Vos questions avant de partir à la découverte d’Arles
Voici les réponses aux questions les plus fréquentes des visiteurs qui préparent un séjour à Arles.
Une journée permet de découvrir les principaux monuments romains du centre-ville. Pour ajouter une sortie en Camargue ou une randonnée dans les Alpilles, mieux vaut prévoir deux à trois jours.
Oui, la ville se trouve à l’entrée nord du delta du Rhône et donne un accès direct aux étangs et plages sauvages, à moins de 20 km du centre.
Le printemps et l’automne offrent des températures agréables. L’été, très chaud, reste la période des grands événements mais demande d’alterner visites matinales et pauses au frais.
La Fondation Vincent van Gogh Arles présente des œuvres en dialogue avec sa période arlésienne (février 1888 – mai 1889), durant laquelle le peintre a été particulièrement prolifique.
La Féria de Pâques, début avril, ouvre la saison taurine et attire chaque année environ 300 000 visiteurs. La Féria du Riz, en septembre, célèbre la récolte du riz de Camargue.
Oui, les arènes et le théâtre antique se prêtent bien à une visite en famille, tout comme les balades à cheval dans les marais camarguais et les activités indoor en cas de forte chaleur.
