Quelles activités nautiques pratiquer à Hyères ?
La plage de l’Almanarre est l’un des spots de planche à voile et de kitesurf les plus courus de France, régulièrement choisi pour des compétitions internationales. Depuis le port de la Tour Fondue, les navettes rejoignent Porquerolles en 15 minutes environ, ouvrant la voie à la plongée, à la voile et au paddle autour des îles d’Or et le long du littoral de Giens.
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Hyères, de la cité grecque d’Olbia aux palmiers de la Belle Époque
Avant de s’appeler Hyères, la ville s’appelait Olbia, « la bienheureuse » en grec. Des colons venus de Marseille fondent ce comptoir au IVe siècle avant notre ère, sur le site de l’actuelle Almanarre, au pied de la presqu’île de Giens. Les fouilles archéologiques qui s’y poursuivent ont mis au jour les vestiges de cette cité antique et de son sanctuaire dédié à Aristée. Il faudra attendre l’an 963 pour que le nom d’Hyères apparaisse pour la première fois dans un texte officiel, marquant les débuts de la ville médiévale qui s’installe sur le versant du castrum, là où se dresse aujourd’hui la vieille ville.
C’est dans ces ruelles pentues, entre la porte Massillon et les ruines du château des seigneurs de Fos, que Saint Louis pose le pied en 1254 à son retour de croisade. La collégiale Saint-Paul et la tour des Templiers gardent la mémoire de cette période, tandis que les venelles voûtées et les façades ocre racontent encore le quotidien d’une cité fortifiée tournée vers la mer.
Au XIXe siècle, Hyères change de visage. Sa douceur climatique en fait une station d’hiver recherchée par l’aristocratie européenne : la reine Victoria, Tolstoï, Michelet ou Robert Louis Stevenson y séjournent, et la ville obtient en 1913 le titre de station climatique et hydrominérale. C’est à cette époque que les palmiers, introduits quelques décennies plus tôt, deviennent une véritable filière horticole. La culture commerciale démarre en 1867 et connaît son apogée dans les années 1920, quand les pépinières hyéroises expédient jusqu’à 1,2 million de plants par an vers l’Europe entière. Le surnom d’Hyères-les-Palmiers, encore utilisé aujourd’hui, vient de cette période, et la ville continue de cultiver une vingtaine de variétés dans ses jardins et ses avenues.
Cet esprit précurseur trouve un nouvel écho dans les années 1920 avec la villa Noailles. Commandée par le couple Charles et Marie-Laure de Noailles à l’architecte Robert Mallet-Stevens, la villa dresse ses lignes épurées et ses terrasses en étages sur les hauteurs du parc Saint-Bernard, jardin conçu par l’écrivaine américaine Edith Wharton, à deux pas du parc Sainte-Claire dessiné par le vicomte de Noailles lui-même. Devenue centre d’art, la villa accueille chaque année le Festival international de mode, de photographie et d’accessoires, rendez-vous des jeunes créateurs qui atteindra sa 41e édition en 2026, ainsi que les Design Parade consacrées au design et à l’architecture intérieure.
La nature n’est jamais loin à Hyères. La presqu’île de Giens, reliée au continent par un double tombolo, referme dans sa boucle les Salins des Pesquiers, vaste zone humide classée d’importance internationale où hivernent les flamants roses. De l’autre côté, la plage de l’Almanarre déroule ses kilomètres de sable face au mistral, un vent qui a fait de ce spot l’un des hauts lieux français de la planche à voile et du kitesurf. Depuis le port de la Tour Fondue, les navettes rejoignent en une quinzaine de minutes l’île de Porquerolles, porte d’entrée du parc national de Port-Cros, premier parc national marin créé en Europe en 1963.
À table, Hyères garde le goût du large et de la terre maraîchère qui a fait sa réputation dès le XIXe siècle : chapon en bouillabaisse, anchoïade, artichauts à la barigoule, pompe à l’huile et brousse du Var composent une cuisine simple et généreuse, fidèle à l’art de vivre provençal. Entre mer, îles et vieille ville, Hyères se découvre à son rythme, celui d’une cité qui a traversé vingt-quatre siècles sans perdre son lien avec l’eau et le soleil.
À retenir
- Fondée au IVe siècle avant notre ère sous le nom d’Olbia ; le nom « Hyères » apparaît pour la première fois en 963.
- Presqu’île de Giens : accès aux Salins des Pesquiers (zone humide d’importance internationale) et aux îles d’Or.
- Port de la Tour Fondue : traversée vers Porquerolles en 15 minutes environ.
- Plage de l’Almanarre : un des grands spots français de planche à voile et de kitesurf.
- Villa Noailles (Robert Mallet-Stevens, années 1920) : siège du Festival international de mode, de photographie et d’accessoires, 41e édition en 2026.
- Culture des palmiers depuis 1867, à l’origine du nom Hyères-les-Palmiers.
Vos questions sur Hyères et ses environs
Avant de préparer votre venue, voici les réponses aux questions les plus fréquentes sur Hyères, la presqu’île de Giens et les îles d’Or.
La culture commerciale du palmier démarre à Hyères en 1867 et connaît son apogée dans les années 1920, quand la ville expédie jusqu’à 1,2 million de plants par an à travers l’Europe. Ce passé horticole vaut à la commune son surnom, encore utilisé aujourd’hui.
Depuis le port de la Tour Fondue, sur la presqu’île de Giens, la traversée vers l’île de Porquerolles dure environ 15 minutes en navette.
Exposée au vent d’ouest et au mistral, la plage de l’Almanarre offre des conditions régulières qui en font l’un des spots français les plus fréquentés pour la planche à voile et le kitesurf, régulièrement retenu pour des compétitions internationales.
La vieille ville médiévale se visite à pied depuis la porte Massillon, entre ruelles, façades colorées et arcades de pierre, jusqu’aux ruines du château des seigneurs de Fos, à la collégiale Saint-Paul et à la tour des Templiers.
Construite dans les années 1920 par l’architecte Robert Mallet-Stevens pour Charles et Marie-Laure de Noailles, cette villa moderniste surplombe la vieille ville et abrite aujourd’hui un centre d’art qui accueille le Festival international de mode, de photographie et d’accessoires.
Oui : l’île de Port-Cros, qui forme avec les eaux environnantes le premier parc national marin créé en Europe en 1963, se rejoint en bateau depuis les ports de la presqu’île de Giens et de Hyères.
