Découvrez les villes emblématiques du Var
Le département se lit en quatre bandes : la rade de Toulon et la côte ouest, la presqu’île de Saint-Tropez et le golfe, le massif des Maures et l’arrière-pays viticole, et le haut Var, plus rural, jusqu’au Verdon. Chaque fiche ci-dessous rassemble les activités, les sites et les prestataires recensés autour de la commune. Toulon : la préfecture, 180 834 habitants et douzième commune de France, premier port militaire du pays, dominée par le mont Faron. Hyères : officiellement Hyères-les-Palmiers, 179 kilomètres de côtes, plus ancienne station climatique de la Côte d’Azur, porte des îles d’Or. Saint-Tropez : 3 586 habitants, douze kilomètres de littoral, sa citadelle ouverte en 1602 et son musée de l’Annonciade. Fréjus : fondée comme Forum Julii en 49 avant J.-C., seule base navale de la flotte romaine de Gaule, arènes et cité épiscopale. Saint-Raphaël : la porte du massif de l’Estérel et de sa corniche de roche rouge. Draguignan : sous-préfecture du centre Var, avec le dolmen dit Pierre de la Fée. Brignoles : sous-préfecture au cœur du vignoble des Coteaux Varois en Provence. Bandol et Sanary-sur-Mer : deux ports de la côte ouest, au cœur de l’appellation Bandol. Le Castellet : Plus Beau Village de France perché au-dessus des vignes de Bandol. Bormes-les-Mimosas : Plus Beau Village de France, qui organise depuis 1920 le plus ancien corso fleuri de la Côte d’Azur. Le Lavandou : la station aux douze plages, de la Grande Plage à Cap Nègre. Ramatuelle et Gassin : la presqu’île tropézienne, avec la plage de Pampelonne et un Plus Beau Village de France. Cavalaire-sur-Mer : baie abritée au pied du massif des Maures. La Seyne-sur-Mer et Six-Fours-les-Plages : la rive ouest de la rade de Toulon et la presqu’île du cap Sicié. Cotignac : Plus Beau Village de France adossé à une falaise de tuf percée d’habitations troglodytiques. Tourtour, Seillans et Bargème : trois autres Plus Beaux Villages de France du haut Var. Collobrières : la capitale de la châtaigne, au cœur des Maures. Le Thoronet : son abbaye cistercienne fondée en 1146, l’une des trois sœurs provençales. Saint-Maximin-la-Sainte-Baume : sa basilique, le plus important édifice gothique bâti en Provence. Aups et Aiguines : les portes varoises du Verdon et du lac de Sainte-Croix.
Quelles activités nautiques pratiquer dans le Var ?
Avec 233 plages, 57 ports et 25 000 anneaux de plaisance, le Var est l’un des premiers terrains nautiques de France. La plongée sous-marine se pratique autour de Port-Cros, dont les fonds sont protégés depuis 1963, et le long du cap Sicié et de l’Estérel. La planche à voile et le funboard ont leur haut lieu à la plage de l’Almanarre, sur la presqu’île de Giens, qui accueille depuis 1988 une manche comptant pour la coupe du monde ; Hyères est labellisée station voile depuis 1990. Les traversées vers Porquerolles, Port-Cros et Le Levant partent principalement de La Tour Fondue. À l’intérieur, le lac de Sainte-Croix, où seuls la voile et le moteur électrique sont autorisés, ouvre l’accès en canoë à l’entrée des gorges du Verdon.
Que faire en plein air dans le Var ?
Le GR 51, dit Balcons de la Méditerranée, traverse le département sur son parcours de 508 kilomètres entre Menton et Marseille, en surplomb permanent de la côte. Les sentiers du littoral, anciens chemins des douaniers, longent la presqu’île de Saint-Tropez, le cap Sicié et les caps de la côte varoise. Le massif des Maures et la plaine des Maures, première réserve naturelle nationale du département et refuge majeur de la tortue d’Hermann, se parcourent à pied, à VTT et à cheval. Côté Verdon, les gorges offrent plus de 2 500 voies d’escalade, du canyoning, du rafting et du parapente. Avec 58,3 % de son territoire boisé, le Var est aussi l’un des départements les mieux dotés en parcours acrobatiques en forêt : l’accrobranche s’y pratique aussi bien dans les pinèdes du littoral que dans les chênaies-lièges des Maures et les forêts de l’arrière-pays, avec des parcours étagés du niveau enfant aux tyroliennes de plusieurs centaines de mètres. Les vignobles de Bandol, plantés en restanques face à la mer, et l’arrière-pays de Brignoles se prêtent au cyclotourisme.
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Où découvrir l’artisanat et les produits du terroir dans le Var ?
Le Var est d’abord un département viticole : sixième de France par la surface, premier producteur mondial de rosé, avec quatre appellations d’origine contrôlée, Bandol, Côtes de Provence, Coteaux Varois en Provence et Coteaux d’Aix-en-Provence. L’appellation Bandol, répartie sur huit communes, impose au moins 50 % de mourvèdre dans ses rouges et rosés et un élevage minimum de dix-huit mois en foudre pour les rouges ; ses vignes sont plantées en restanques sur les versants descendant de la Sainte-Baume vers la mer. Les Côtes de Provence comptent des dénominations géographiques propres, dont Fréjus, La Londe et Sainte-Victoire. Le reste du panier tient en deux produits : la figue de Solliès, seule figue française sous AOP depuis 2011, cultivée en variété Bourjassotte noire et récoltée du 15 août au 15 novembre, et la châtaigne des Maures, transformée artisanalement autour de Collobrières.
Où camper ou dormir insolite dans le Var ?
Le département dispose de l’une des plus fortes capacités d’hôtellerie de plein air de France, concentrée sur trois zones. Le littoral, de Six-Fours au Lavandou puis de Cavalaire à Fréjus, aligne des campings en bord de plage ou en terrasses dans la pinède. L’arrière-pays des Maures et le centre Var proposent des terrains plus calmes, souvent au milieu des vignes ou des chênes-lièges, avec piscine et départs de randonnée. Le haut Var, autour d’Aups, de Salernes et du Verdon, offre des emplacements plus confidentiels à proximité du lac de Sainte-Croix. L’hébergement atypique s’y est largement développé : cabanes perchées dans les chênes, bulles, roulottes, tentes équipées et hébergements en domaine viticole.
Le Var, un littoral adossé à une forêt
Trois îles et un parc national né en 1963. L’archipel des îles d’Hyères, que l’on appelle aussi îles d’Or, constitue la singularité majeure du département. Port-Cros, 650 hectares et un mont Vinaigre à 194 mètres, est la plus montagneuse et la plus densément boisée ; c’est autour d’elle qu’a été créé, par décret du 14 décembre 1963, le premier parc national marin d’Europe, à la suite du legs de Marcel et Marceline Henry, qui avaient cédé un tiers de l’île à l’État à condition qu’un parc y soit établi. Le cœur du parc protège aujourd’hui 1 700 hectares terrestres et 2 900 hectares marins, et son périmètre a été étendu à une large partie de Porquerolles le 4 mai 2012 ; son aire d’adhésion couvre le littoral et les eaux de onze communes, de La Garde à Ramatuelle. Porquerolles, la plus vaste avec 1 254 hectares pour sept kilomètres de long, est acquise par l’État en 1971 et se parcourt exclusivement à pied ou à vélo, entre les plages de la côte nord et les falaises du sud. Le Levant, 1 000 hectares, est militaire à 95 % et abrite un centre d’essais. Bagaud, enfin, est une réserve intégrale interdite au public. On embarque depuis La Tour Fondue, à l’extrémité de la presqu’île de Giens, elle-même formée par un double tombolo, cordon sableux dédoublé rare en Méditerranée, qui enserre les salins des Pesquiers.
Les Maures et l’Estérel, une Provence cristalline. L’intérieur varois surprend ceux qui n’attendent que du calcaire. Le massif des Maures, qui s’étire sur une soixantaine de kilomètres entre Hyères et Fréjus sur plus de trente kilomètres de large, repose sur un socle cristallin et métamorphique du Protérozoïque et du Paléozoïque, schistes et quartzites, unique en Provence. Cette géologie acide explique la végétation : le chêne-liège, arbre-roi du massif, dont l’écorce résiste au feu, et les châtaigneraies des vallons humides du nord, autour de Collobrières, encore exploitées aujourd’hui. Le Signal de la Sauvette, 776 mètres, en est le point haut. La plaine des Maures, première réserve naturelle nationale du département, protège l’un des plus importants noyaux français de tortue d’Hermann, avec 3 391 espèces recensées dont 1 864 insectes. À l’est, l’Estérel prolonge cette anomalie géologique avec sa roche rouge et son sommet varois à 618 mètres. Au nord, le décor bascule à nouveau : le plateau de Canjuers, 34 652 hectares créés en 1970, est le plus grand champ de tir d’Europe occidentale et couvre quatorze communes ; le village de Brovès y a été exproprié en 1972.
Villages perchés, abbayes et cités antiques. Le Var compte sept communes classées Plus Beaux Villages de France, plus que tout autre département de la région à égalité avec le Vaucluse : Bargème, le plus haut, Bormes-les-Mimosas et sa vieille ville en escaliers, Le Castellet au-dessus des vignes de Bandol, Cotignac adossé à une falaise de tuf percée d’habitations troglodytiques et flanqué de deux sanctuaires, Gassin sur la presqu’île tropézienne, Seillans dans le pays de Fayence et Tourtour, surnommé le village dans le ciel de Provence. Le patrimoine religieux est dominé par l’abbaye du Thoronet, fondée en 1146 par des moines venus de l’abbaye de Mazan, dont le dépouillement cistercien a inspiré nombre d’architectes contemporains, et par la basilique Sainte-Marie-Madeleine de Saint-Maximin, construite de 1295 à 1532, qui conserve dans sa crypte des sarcophages paléochrétiens et le reliquaire réinstallé en 1860. Côté antique, Fréjus, fondée en 49 avant J.-C., fut la seule base navale de la flotte militaire romaine de Gaule et la deuxième de l’Empire après Ostie ; elle en garde arènes, aqueduc, théâtre et phare. Toulon, enfin, reste le premier port militaire de France et le port-base du porte-avions Charles-de-Gaulle, avec un musée national de la Marine consacré à l’histoire de son arsenal.
Le premier vignoble de rosé au monde, et une saison qui commence en février. Le vin structure l’économie et le paysage varois : 30 137 hectares de vignes, dont 22 668 en appellation d’origine contrôlée, font du département le sixième vignoble français et le premier producteur mondial de rosé. Quatre appellations s’y partagent le territoire. Bandol, sur huit communes, produit environ 55 000 hectolitres par an dont 64 % de rosé, avec au moins 50 % de mourvèdre et dix-huit mois de foudre pour les rouges. Les Côtes de Provence couvrent la plus grande surface, avec des dénominations géographiques comme Fréjus, La Londe et Sainte-Victoire. Les Coteaux Varois en Provence occupent le centre du département, autour de Brignoles. La saison touristique, elle, commence dès février avec le corso fleuri de Bormes-les-Mimosas, créé en 1920, le plus ancien de la Côte d’Azur, qui mobilise une quinzaine de chars, douze tonnes de branches de mimosa et 80 000 fleurs, et qui ouvre la Route du Mimosa, itinéraire de 130 kilomètres en huit étapes jusqu’à Grasse. Le 17 mai, Saint-Tropez célèbre sa Bravade, tradition née au XVIe siècle. L’été appartient aux plages et aux Musicales de l’abbaye du Thoronet, de juillet à octobre. La fin septembre ramène Les Voiles de Saint-Tropez dans le golfe, l’un des grands rendez-vous de la voile classique. Pour composer votre séjour, Totem Adventure recense les activités, les sites et les prestataires de chaque commune du département, des îles d’Or au Verdon.
À retenir
- Département 83, en Provence-Alpes-Côte d’Azur : 6 032 km², 1 108 364 habitants (2022), préfecture Toulon, sous-préfectures Draguignan et Brignoles.
- 432 km de littoral, îles comprises, 233 plages, 57 ports et 25 000 anneaux de plaisance.
- 58,3 % du territoire boisé, soit 351 706 hectares : l’un des départements les plus forestiers de France.
- Parc national de Port-Cros (14 décembre 1963) : premier parc national marin d’Europe, étendu à Porquerolles en 2012.
- Sept Plus Beaux Villages de France : Bargème, Bormes-les-Mimosas, Le Castellet, Cotignac, Gassin, Seillans, Tourtour.
- Premier producteur mondial de vin rosé : 30 137 hectares de vignes dont 22 668 en AOC, quatre appellations.
- Abbaye du Thoronet, fondée en 1146, plus de 120 000 visiteurs par an.
Vos questions sur les activités et loisirs dans le Var
Les visiteurs du Var arbitrent presque toujours entre trois envies : la plage, les îles et l’arrière-pays. Les questions qui reviennent portent sur les traversées, le choix des plages et la meilleure façon d’éviter la saturation estivale. Voici les réponses les plus utiles.
Les traversées vers Porquerolles partent principalement de La Tour Fondue, à l’extrémité de la presqu’île de Giens, pour une quinzaine de minutes de navigation. Port-Cros et Le Levant sont desservis depuis le port d’Hyères et, en saison, depuis d’autres ports du littoral varois. Porquerolles se parcourt à pied ou à vélo, les voitures n’y étant pas admises ; Port-Cros se visite uniquement à pied, et Le Levant est militaire à 95 %.
Le département en compte 233, de nature très différente. La plage de Pampelonne à Ramatuelle et les criques de la presqu’île tropézienne sont les plus connues ; Le Lavandou aligne douze plages distinctes, de la Grande Plage à Cap Nègre ; l’Almanarre, sur la presqu’île de Giens, est le rendez-vous des véliplanchistes ; et les criques de la côte des Maures, entre Cavalaire et Le Rayol, restent plus confidentielles.
L’abbaye du Thoronet et la basilique de Saint-Maximin, les villages perchés du haut Var, les vestiges romains de Fréjus, la montée au mont Faron par le téléphérique, la cascade de Sillans, les gorges du Verdon côté Aiguines, la randonnée dans les Maures et la découverte des vignobles de Bandol et des Coteaux Varois.
Février pour le corso du mimosa et la floraison, mai et juin pour la randonnée et les premières baignades sans la foule, septembre pour la mer encore chaude et les vendanges. Juillet et août concentrent la fréquentation, surtout sur la presqu’île de Saint-Tropez, et l’accès aux massifs forestiers est réglementé l’été en raison du risque d’incendie.
Le département compte quatre appellations : Bandol sur huit communes de la côte ouest, Côtes de Provence sur la plus grande partie du territoire avec les dénominations Fréjus, La Londe et Sainte-Victoire, Coteaux Varois en Provence autour de Brignoles, et Coteaux d’Aix-en-Provence à l’extrême ouest. Les routes des vins traversent les Maures, le pays brignolais et les restanques de Bandol.
Trois jours pour la rade de Toulon et les îles d’Hyères. Cinq à six jours en ajoutant la presqu’île de Saint-Tropez et les Maures. Une semaine complète permet d’inclure le haut Var, ses villages perchés et le Verdon, en sachant que la traversée du département d’ouest en est demande une bonne heure et demie de route.