Quels sites naturels visiter à Labalme et dans ses environs ?
Le site le plus marquant reste la cavité qui donne son nom au village : la galerie aménagée des Grottes du Cerdon, longue de 1 200 mètres, débouche sur un belvédère dominant la vallée du Cerdon. Autour, les forêts couvrent près des trois quarts du territoire, et à une vingtaine de kilomètres, le lac de Nantua s’étire au pied des premiers reliefs du Jura.
Quel patrimoine culturel découvrir à Labalme ?
Le village conserve l’église Saint-Amand, de style gothique et datée du XVe siècle, ainsi que les ruines de deux châteaux médiévaux : celui de Barrioz, élevé vers 1100 par les seigneurs de Balme, et celui de Saint-Julien (la Bâtie-sur-Cerdon), dont le seigneur rendit hommage à Philippe de Savoie en 1255. Le château du Sappel, du XVIIIe siècle, domine quant à lui les hauteurs. À une dizaine de kilomètres, Poncin déploie son cœur de cité médiévale.
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Labalme, l’empreinte du temps dans la roche du Bugey
Une situation à la lisière de deux mondes. Labalme occupe un point de bascule géographique : d’un côté les derniers plissements du Bugey, de l’autre les premiers contreforts du massif du Jura. Le village s’étage jusqu’à 999 mètres d’altitude, sur un territoire couvert de forêts à 70,8 %, où le climat montagnard reçoit entre 1 000 et 1 500 mm de précipitations par an. Cette humidité, conjuguée à la nature calcaire du sous-sol, explique la formation des cavités qui ont façonné l’identité du lieu et jusqu’à son nom.
Un nom qui vient de la roche. Avant de s’appeler simplement Labalme, la commune portait le nom de La Balme-sur-Cerdon. En ancien français, une « balme » désigne un abri sous roche ou une grotte : le toponyme renvoie directement aux Grottes du Cerdon, la cavité qui s’ouvre à cheval sur les communes de Labalme et de Cerdon. On y a retrouvé des armes, des poteries, des outils et les traces d’un foyer antérieur au Néolithique, ainsi qu’une occupation datée du Magdalénien, entre 17 000 et 14 000 ans avant notre ère. Longtemps après les premiers hommes, la fraîcheur naturelle de la roche a trouvé un autre usage : de 1933 à 1959, la cavité a servi de cave d’affinage pour le bleu de Gex, avant de rouvrir en site de visite. En 2015, elle accueillait 30 000 visiteurs, la classant parmi les dix sites les plus fréquentés du département de l’Ain.
Des seigneurs de pierre. Le patrimoine bâti de Labalme raconte huit siècles de féodalité bugiste. Vers 1100, les seigneurs de Balme font édifier le château de Barrioz, dont subsistent aujourd’hui les ruines. Un peu plus tard, le château de Saint-Julien, aussi appelé la Bâtie-sur-Cerdon, voit son seigneur rendre hommage à Philippe de Savoie en 1255 ; il tombe en ruine dès 1650. Au XVIIIe siècle enfin, le château du Sappel s’élève sur les hauteurs du village, quand l’église Saint-Amand, de style gothique, date quant à elle du XVe siècle. Le col du Sappel, qui porte aujourd’hui le même nom, permet de rejoindre les sentiers qui dominent la vallée.
Un terroir qui pétille. À deux pas, le vignoble de Cerdon perpétue une tradition viticole rare : le Bugey-Cerdon, vin rosé effervescent élaboré selon la méthode ancestrale, où la fermentation se poursuit directement en bouteille. Ce terroir en pente, taillé dans les mêmes reliefs calcaires que les grottes voisines, illustre la continuité entre le sous-sol de Labalme et son art de vivre : ici, la pierre nourrit autant l’histoire que la vigne.
Une porte d’entrée vers le Haut-Bugey. Depuis Labalme, rattachée à l’arrondissement de Nantua et au canton de Pont-d’Ain, les villages voisins se découvrent en peu de temps : Poncin et son cœur médiéval, Pont-d’Ain sur les rives de la rivière d’Ain, ou Nantua et son lac blotti au pied du Jura. C’est cette proximité entre nature préservée, patrimoine roman et gothique, et traditions vivantes : de la cave d’affinage aux vignes de Cerdon; qui fait de ce village de moins de 250 habitants une étape à part entière pour qui explore le Bugey autrement.
À retenir
- Labalme (Ain, Auvergne-Rhône-Alpes) : 207 habitants (2022), altitude jusqu’à 999 m, arrondissement de Nantua.
- Anciennement nommée La Balme-sur-Cerdon, en référence aux Grottes du Cerdon (galerie de 1 200 m, occupation magdalénienne il y a 17 000 à 14 000 ans).
- Patrimoine médiéval : église Saint-Amand (XVe s.), châteaux de Barrioz (v. 1100) et de Saint-Julien (hommage de 1255), château du Sappel (XVIIIe s.).
- Terroir : vignoble voisin de Cerdon (AOC Bugey-Cerdon, méthode ancestrale) ; les grottes ont servi de cave d’affinage du bleu de Gex de 1933 à 1959.
- À moins de 20 km : Poncin (cité médiévale), Pont-d’Ain (rivière d’Ain), Nantua (lac et quenelle sauce Nantua).
Questions fréquentes sur Labalme
Voici les réponses aux questions les plus posées avant de visiter Labalme et ses environs.
Labalme est une commune du département de l’Ain, en région Auvergne-Rhône-Alpes, rattachée à l’arrondissement de Nantua et au canton de Pont-d’Ain, à la limite entre le Bugey et le massif du Jura.
L’attraction principale est le site des Grottes du Cerdon, à cheval sur Labalme et Cerdon. Le village conserve aussi l’église Saint-Amand (XVe s.) et les vestiges de plusieurs châteaux médiévaux, dont celui de Barrioz.
Ce sont des grottes karstiques aménagées en parc de loisirs préhistoriques, avec une galerie visitable de 1 200 mètres et un belvédère sur la vallée du Cerdon. Le site est ouvert d’avril à fin octobre et a accueilli 30 000 visiteurs en 2015.
Le Bugey-Cerdon est un vin rosé effervescent produit dans le vignoble voisin, selon la méthode ancestrale : la fermentation se termine directement en bouteille, sans dosage ajouté.
La commune comptait 207 habitants lors du recensement de 2022, en légère baisse par rapport à 2016.
Labalme se rejoint par la route via Pont-d’Ain ou Nantua, les deux villes de rattachement administratif les plus proches, à l’écart des grands axes autoroutiers du Bugey.
