Quels monuments et musées visiter à Diémoz et autour ?
À Diémoz, le monument à voir est l’église Saint-Roch, construite à partir de 1533 et inscrite aux monuments historiques en 1980, avec son chœur Renaissance et son bénitier du XVIe siècle ; à moins de 10 km, deux places fortes des comtes de Savoie, Saint-Georges-d’Espéranche et Septème, prolongent la visite. La chapelle Notre-Dame de Lestras, citée en 1281, porte sur ses clés de voûte le blason des seigneurs d’Oncieu. À Saint-Georges-d’Espéranche (3,3 km), maître Jacques de Saint-Georges bâtit de 1269 à 1275 un château-palais pour Philippe de Savoie, avant de diriger les chantiers d’Édouard Ier au pays de Galles ; une partie a survécu à la Révolution, divisée en logements, sans visite régulière annoncée. À Septème (9,2 km), l’enceinte des XIIIe et XIVe siècles, longue d’environ un kilomètre, est classée depuis 1942 ; le château, privé et toujours habité, ouvre certains jours. À Saint-Jean-de-Bournay (11 km), un petit musée ouvert en 1981 expose Jean-Antoine Drevon, artiste né sur place en 1889. Vienne est détaillée sur la page Isère.
Que faire en plein air à Diémoz ?
En plein air, Diémoz est d’abord une sortie en famille : dans les bois de la Combe du Loup, un parc de jeux en forêt de 10 hectares, ouvert en 2019, réunit plus de 25 attractions où parents et enfants jouent ensemble, dès 2 ans. Dans un décor de fées, de gnomes et de trolls, on grimpe dans des cabanes perchées, on traverse des filets suspendus, on descend en tyrolienne ou en luge d’été, on saute sur des trampolines, on explore un village souterrain, et les spectacles ont leur théâtre sur l’eau de 350 places. En 2026, le parc ouvre du 22 avril au 1er novembre, tous les jours du 4 juillet au 30 août, sinon le mercredi, le week-end et les jours fériés, de 10 h à 18 h ou 19 h : prévoyez la journée. La plupart des chemins acceptent poussettes et fauteuils, pas les jeux en hauteur. Les marcheurs iront en forêt de Bonnevaux, près de Saint-Jean-de-Bournay, sur des boucles balisées d’environ 6 km.
Que faire à Diémoz quand il pleut ou en cas de canicule ?
Quand il pleut, Diémoz offre peu d’abris de loisirs en dehors de sa médiathèque intercommunale, voisine de l’école élémentaire ; les sorties couvertes se trouvent dans le rayon de 20 km, avec la piscine Bellevue de Saint-Quentin-Fallavier (5,9 km), un petit musée à Saint-Jean-de-Bournay et la cathédrale Saint-Maurice de Vienne (17,9 km). La cathédrale, commencée au XIIe siècle et achevée en 1529, aligne une nef de 90 mètres de long sous des voûtes de 33 mètres. Le musée de Saint-Jean-de-Bournay n’ouvre que pendant ses expositions. À Villefontaine, un village de boutiques de marques à prix réduits ouvre du lundi au samedi. En cas de canicule, sans altitude (423 mètres au plus haut de la commune) ni grotte à proximité, jouez l’ombre et l’eau : arrivez au parc de jeux en forêt dès 10 heures, profitez de ses aires de pique-nique ombragées et des fauteuils posés au bord de son plan d’eau, puis rejoignez l’après-midi une piscine de plein air, fermée le lundi à Heyrieux comme à Saint-Jean-de-Bournay.
Envie d’une expérience inoubliable proche de vous ?
Où découvrir l’artisanat et les produits du terroir autour de Diémoz ?
Autour de Diémoz, le terroir se découvre au marché du vendredi d’Heyrieux (5 km), créé par une charte royale de 1544 comme les foires de la Madeleine et de la Sainte-Catherine, et dans les vignes de Seyssuel (19,4 km), au nord de Vienne, comprises dans l’aire de l’IGP Isère et dans celle de l’IGP Collines rhodaniennes. L’IGP Isère, ancien vin de pays de l’Isère, garde des cépages locaux comme la verdesse en blanc, le persan et l’étraire de la Dui en rouge. Saint-Jean-de-Bournay (11 km) a vécu aux XVe et XVIe siècles du peignage et du tissage du chanvre, dont on tirait des toiles pour la marine : sous la Révolution et jusqu’en 1801, la commune s’est appelée Toile-à-Voile. Ses maisons en pisé, bâties en terre crue, se voient dans le village et ses environs. La construction en terre du Nord-Isère est détaillée sur la page Villefontaine.
Quels hôtels et hébergements choisir près de Diémoz ?
Diémoz ne compte pas d’hôtel : le village propose quelques meublés de tourisme, Saint-Georges-d’Espéranche (3,3 km) des gîtes, et l’hôtellerie se trouve dans les villes voisines, de Villefontaine à Vienne, ou à Saint-Priest (16,7 km), où un hôtel quatre étoiles avec spa, près d’Eurexpo, donne sur le lac de Feuilly. Cet hôtel compte 131 chambres et 2 suites ; son spa de 150 m², ouvert en septembre 2024, a un sauna, un hammam et un bain hydromassant, et son restaurant a une terrasse sur le lac. L’aéroport Lyon-Saint-Exupéry, sur la commune de Colombier-Saugnieu (14,5 km), est à un quart d’heure de route de l’hôtel. Les pages Saint-Priest et Chassieu (19,4 km) décrivent ce côté de l’est lyonnais. Sans voiture, des lignes de cars relient Diémoz à Bourgoin-Jallieu et à Vienne.
Que manger à Diémoz et autour ?
À Diémoz et autour, le plat de référence est le gratin dauphinois, préparé sans fromage ni œuf avec des pommes de terre, du lait ou de la crème, de l’ail et de la muscade, et la table du Nord-Isère emprunte aussi à la cuisine lyonnaise, Lyon n’étant qu’à 27 km à vol d’oiseau. Au parc de jeux en forêt, deux restaurants cuisinent des produits locaux et de saison, et des aires de pique-nique accueillent ceux qui apportent leur repas. Le vendredi, le marché d’Heyrieux permet de composer un panier, et Vienne, à 17,9 km, offre des tables plus urbaines.
Diémoz, douze milles romains et deux châteaux savoyards
La douzième borne de la route de Vienne. La voie romaine qui quittait Vienne vers l’Italie passait par Pont-Évêque, Septème et Oytier avant Diémoz, puis gagnait le col du Petit-Saint-Bernard, la vallée d’Aoste et Milan. Deux lectures du nom se sont opposées. Aymar du Rivail et Guy Allard y voyaient ad decimum, « à dix milles » ; l’idée a été écartée, car la route compte environ 18 km jusqu’à Vienne, et non les 14,8 km de dix milles romains. On retient ad duodecimum, « à douze milles », et les registres anciens écrivent Dueymo, Duiesmo ou Duelmo. Le z, fioriture des scribes des registres savoyards, reste muet. Une borne milliaire se tenait près de l’église. La chapelle Notre-Dame de Lestras doit son nom à la strata, la route pavée : citée en 1281, elle a vu sa façade refaite en 1772, l’année où son clocher fut démoli, et des vestiges gallo-romains ont été découverts lors des travaux de la ligne à grande vitesse. Dans la vallée d’Aoste, un hameau de Verrayes porte aussi le nom de Diémoz, tiré lui de ad decimum.
Un bourg du Bas-Dauphiné qui a triplé en cinquante ans. La commune s’étend sur 1 372 hectares, entre la plaine lyonnaise et le rebord occidental du plateau du Bas-Dauphiné. En 2018, les terres agricoles en couvraient 73,1 %, les forêts 6,9 % et les eaux intérieures 1,9 %. La route départementale 518 traverse le bourg. Le village comptait 342 habitants en 1793, 895 en 1851, puis 415 seulement en 1931 ; il est passé de 974 habitants en 1975 à 2 947 aujourd’hui, dans l’aire d’attraction de Lyon. Depuis 1970, Diémoz est jumelée avec Castelnuovo Belbo, en Italie.
Les comtes de Savoie dans le Viennois. Au XIIIe siècle, la maison de Savoie tient plusieurs places de ces collines. Philippe de Savoie se dit seigneur de Septème à partir de 1257. Devenu comte en 1268, il fait construire à Saint-Georges-d’Espéranche, de 1269 à 1275, un château-palais par maître Jacques, qui gardera le nom du lieu. Le 25 juin 1273, Édouard Ier d’Angleterre, de retour de croisade et pas encore couronné, y reçoit l’hommage de Philippe, son grand-oncle. En 1278, maître Jacques passe au service du roi et dirige les chantiers de Flint, Rhuddlan, Conwy, Harlech, Caernarfon et Beaumaris ; les quatre derniers sont aujourd’hui inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco. Il meurt vers 1308 en Écosse. À Saint-Georges, une maison de la rue de la Serve du Pont garde des façades du XIIIe siècle, inscrites en 1994. Septème passe au Dauphiné par le traité de Paris de 1355. Au XVIe siècle, Louis Adhémar de Grignan y surélève la maison forte et remplace la passerelle de bois par deux loggias Renaissance ; le donjon reçoit en 1535 une galerie à arcades. Dans la cour, un puits dépasse 60 mètres de profondeur, et des paons circulent en semi-liberté dans l’enceinte.
De Diémoz à Dallas. Jacques Maximilien Reverchon, maire de Diémoz en 1840, suivait les idées de Charles Fourier et de Victor Considerant. En décembre 1856, il rejoint avec son fils Julien, né au village le 3 août 1837, La Réunion, la colonie fouriériste fondée par Considerant dans le comté de Dallas, au Texas. La colonie se dissout peu après ; Julien reste et devient botaniste. À sa mort, en 1905, son herbier réunit plus de 2 600 espèces et 20 000 spécimens, confiés ensuite au jardin botanique du Missouri. Dallas a donné son nom à un parc, et plusieurs plantes le portent, comme Yucca reverchonii.
Foires, saisons et journées d’ouverture. Heyrieux tient son marché le vendredi et ses foires de la Madeleine et de la Sainte-Catherine en vertu de la même charte de 1544. Le parc de jeux en forêt de Diémoz a ouvert sa saison 2026 le 22 avril ; du 3 octobre au 1er novembre, ses journées d’automne ajoutent maquillages, décors de saison et spectacle de feu. Le château de Septème programme une ouverture pour Halloween les 29, 30 et 31 octobre 2026, en journée et en soirée.
Villefontaine, la ville nouvelle de L’Isle-d’Abeau, Bourgoin-Jallieu et Crémieu sont présentés sur la page Villefontaine. Vienne, ses monuments antiques et ses musées, comme les autres villes du département, relèvent de la page Isère. Côté Rhône, voyez Saint-Priest et Chassieu. Totem Adventure recense les prestataires de Diémoz et du Nord-Isère par type d’expérience, et la carte régionale se consulte depuis la page Auvergne-Rhône-Alpes.
À retenir
- Diémoz compte 2 947 habitants, les Diémois (Insee, 2023), sur 13,7 km² du Bas-Dauphiné, à 17,9 km à vol d’oiseau de Vienne et à 5,9 km de Villefontaine.
- Le nom vient du latin ad duodecimum : la douzième borne milliaire de la voie romaine de Vienne à Milan, par le Petit-Saint-Bernard.
- L’église Saint-Roch, bâtie à partir de 1533, est inscrite aux monuments historiques depuis le 31 décembre 1980.
- Parc de jeux en forêt de 10 hectares, ouvert en 2019 : plus de 25 attractions dès 2 ans, saison 2026 du 22 avril au 1er novembre.
- Saint-Georges-d’Espéranche (3,3 km) : château-palais bâti de 1269 à 1275 par maître Jacques, futur architecte d’Édouard Ier au pays de Galles ; le roi y vint le 25 juin 1273.
- Septème (9,2 km) : enceinte d’environ 1 km classée en 1942, château privé inscrit en 1947, ouvert certains jours.
- En cas de canicule : parc en forêt dès 10 h, piscines de plein air d’Heyrieux (5 km) et de Saint-Jean-de-Bournay (11 km) en été, piscine couverte de Saint-Quentin-Fallavier (5,9 km) toute l’année.
- Nature : étang de Montjoux, espace naturel sensible d’une soixantaine d’hectares (11 km), et vallée de la Sévenne, née à Valencin (5,2 km).
- Marché d’Heyrieux le vendredi, en vertu d’une charte royale de 1544.
Diémoz pratique : ce que l’on demande avant de venir
Avant de venir à Diémoz, on veut surtout savoir quoi faire avec des enfants, où trouver de la fraîcheur l’été, ce que cachent le nom du village et les châteaux voisins, et lesquels se visitent. Les réponses ci-dessous reposent sur la base Mérimée du ministère de la Culture, l’Insee, les sites des équipements cités et les travaux historiques publiés, relevés en octobre 2026. Horaires et ouvertures changent d’une saison à l’autre : vérifiez-les avant de partir.
Le parc de jeux en forêt de la Combe du Loup reçoit les enfants dès 2 ans sur 10 hectares : cabanes perchées, filets suspendus, tyroliennes, luge d’été, trampolines et village souterrain, avec des parents qui jouent aussi. En 2026, il ouvre du 22 avril au 1er novembre, tous les jours en juillet et en août. La plupart des allées acceptent les poussettes. L’été, la piscine d’Heyrieux (5 km) a un petit bassin pour les enfants, celle de Saint-Jean-de-Bournay (11 km) une pataugeoire.
Arrivez au parc de jeux en forêt dès l’ouverture, à 10 heures, et gardez les heures chaudes pour ses aires de pique-nique ombragées et les fauteuils posés au bord de son plan d’eau. L’après-midi, nagez aux piscines de plein air d’Heyrieux (5 km) ou de Saint-Jean-de-Bournay (11 km), ouvertes l’été et fermées le lundi, ou à la piscine couverte de Saint-Quentin-Fallavier (5,9 km). La commune culmine à 423 mètres et n’a pas de grotte proche : la fraîcheur vient de l’ombre et de l’eau.
De la voie romaine de Vienne à Milan, qui passait par Septème, Oytier et Diémoz avant le col du Petit-Saint-Bernard. L’hypothèse retenue le fait venir du latin ad duodecimum, « à la douzième » borne milliaire depuis Vienne, soit environ 18 km par la route ; une borne se tenait près de l’église. L’autre lecture, ad decimum, « à dix milles », a été écartée parce que la distance ne correspond pas. Le z final, ajouté par les scribes, ne se prononce pas.
Oui, certains jours seulement. Le château, inscrit aux monuments historiques en 1947 avec sa conciergerie et son parc, appartient à une famille qui l’habite toujours ; ses remparts des XIIIe et XIVe siècles, longs d’environ un kilomètre, sont classés depuis 1942. Il ouvre lors de journées annoncées sur son site : en 2026, une ouverture pour Halloween est programmée les 29, 30 et 31 octobre, en journée et en soirée. Lors des visites, les enfants peuvent emprunter un costume médiéval.
Maître Jacques, l’architecte savoyard qui y bâtit de 1269 à 1275 un château-palais pour Philippe de Savoie, a pris le nom du lieu. Le 25 juin 1273, Édouard Ier d’Angleterre y reçut l’hommage du comte, et il est probable que le roi y rencontra son architecte. À partir de 1278, maître Jacques dirigea pour lui les chantiers de Flint, Rhuddlan, Conwy, Harlech, Caernarfon et Beaumaris. Le château de Saint-Georges n’a pas de visite régulière annoncée.
Saint-Georges-d’Espéranche et son château savoyard (3,3 km), Heyrieux, son marché du vendredi et la source de l’Ozon (5 km), Valencin, où naît la Sévenne (5,2 km), Villefontaine (5,9 km), Septème et ses remparts classés (9,2 km), Saint-Jean-de-Bournay et l’étang de Montjoux (11 km), Bourgoin-Jallieu (14,5 km), Saint-Priest (16,7 km), Vienne et sa cathédrale Saint-Maurice (17,9 km) et Seyssuel (19,4 km). Distances à vol d’oiseau, mesurées de centre de commune à centre de commune.
