Quels sites naturels découvrir à Langeais et autour ?
La Loire borde la commune sur près de trois kilomètres, avec ses bancs de sable mobiles, ses saulaies et ses îles que l’on observe depuis la levée ou depuis le tablier du pont suspendu. Le Val de Loire est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2000, et Langeais appartient au Parc naturel régional Loire-Anjou-Touraine, ce qui explique la densité des haies, des vergers et des coteaux de tuffeau qui dominent le fleuve. Au nord, le bois de Crémille et les forêts de Gâtine offrent des sentiers ombragés à l’écart du fleuve. À une vingtaine de kilomètres au nord-ouest, le lac de Rillé, retenue de 200 hectares créée en 1977 sur le Lathan, constitue l’un des sites ornithologiques majeurs du département et un espace naturel sensible d’Indre-et-Loire.
Quels châteaux et monuments visiter à Langeais ?
Le château de Langeais se visite pour trois choses que l’on ne trouve pas ailleurs : son pont-levis, l’un des derniers encore en fonctionnement en France, abaissé chaque matin à l’ouverture ; ses quinze salles meublées d’un mobilier médiéval et de tapisseries des XVe et XVIe siècles, dont sept pièces de la tenture des Preux ; et, dans le parc, les vestiges du donjon élevé par Foulques Nerra en 994. L’église Saint-Jean-Baptiste, dont les parties les plus anciennes remontent aux XIe et XIIe siècles, complète la visite du bourg, où subsistent des maisons anciennes en pan de bois. À l’est, sur la commune de Cinq-Mars-la-Pile, la pile gallo-romaine de 29,60 mètres, soit cent pieds romains, se dresse depuis la fin du IIe siècle : classée monument historique dès 1840, elle appartient au département d’Indre-et-Loire et sa face sud porte douze panneaux décoratifs uniques en France. Ajoutez, dans le rayon des vingt kilomètres, les jardins Renaissance de Villandry à 9,8 km, le château d’Azay-le-Rideau à 10 km, celui d’Ussé à Rigny-Ussé à 13,7 km, l’église Saint-Étienne du Vieux Bourg à Saint-Étienne-de-Chigny, rebâtie entre 1542 et 1543 pour Jean Binet, seigneur d’Andigny, et le château de Champchevrier à Cléré-les-Pins, habité par la même famille depuis trois siècles.
Que faire en plein air à Langeais ?
La Loire à Vélo traverse la commune, et le pont suspendu de Langeais est l’un des rares points de franchissement du fleuve entre Tours et Saumur : de quoi composer des boucles d’une rive à l’autre, vers Villandry en amont ou vers Bourgueil en aval. Les circuits balisés du Parc naturel régional Loire-Anjou-Touraine relient les villages de la levée, Saint-Étienne-de-Chigny, Cinq-Mars-la-Pile et Bréhémont, sur un relief presque plat qui convient aux familles. À pied, les sentiers montent sur les coteaux de tuffeau pour redescendre vers le fleuve par les anciens chemins de vignes. Le parc du château, planté de cèdres et de séquoias, propose une cabane perchée dans un cèdre centenaire, un échafaudage médiéval reconstitué et un belvédère sur la vallée : c’est l’aire de jeu la plus originale du secteur.
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Où découvrir l’artisanat et les produits du terroir à Langeais ?
Le marché du dimanche matin reste le meilleur point d’entrée dans le terroir local : fromages de chèvre de Touraine, volailles fermières, fruits des vergers de la levée, pain cuit au bois. Les coteaux qui font face à Langeais, sur l’autre rive, portent les vignobles de Bourgueil et de Saint-Nicolas-de-Bourgueil, à une quinzaine de kilomètres, où le cabernet franc donne des rouges de garde souvent élevés en cave de tuffeau. Langeais a longtemps vécu d’autre chose : au début du XXe siècle, la ville produisait des briques réfractaires, de la faïence, des cordages, des boutons et travaillait le cuir dans ses tanneries. Les ateliers d’artisans installés dans le bourg et les villages voisins perpétuent, sur un autre registre, cette tradition de la main.
Quels hébergements de charme à Langeais ?
Le bourg conserve des maisons de tuffeau et des demeures anciennes converties en hôtels et chambres d’hôtes, à quelques pas du pont-levis, ce qui permet d’être devant la grille du château à l’ouverture et de retrouver le soir une petite ville rendue au calme. Autour, la levée de la Loire et les coteaux abritent des logis, des manoirs et des fermes restaurées entourés de parcs, souvent avec vue sur le fleuve. Vers Villandry, Cinq-Mars-la-Pile et Bourgueil, les hébergements de caractère s’installent dans le bâti ancien des villages, à une quinzaine de kilomètres du centre.
Que manger à Langeais ?
La table tourangelle donne le ton : rillons et rillettes de Tours en entrée, fouées sorties du four à bois que l’on ouvre encore chaudes pour les garnir, et sainte-maure-de-touraine, bûche de chèvre cendrée traversée d’une paille de seigle, en AOC depuis 1990. Le sandre et l’anguille de Loire figurent encore sur les cartes des bords de fleuve, souvent servis au beurre blanc. Pour accompagner, les rouges de cabernet franc de Bourgueil et de Saint-Nicolas-de-Bourgueil, produits sur l’autre rive à une quinzaine de kilomètres, et les blancs de chenin de Touraine. En dessert, la tarte Tatin et le poirat tourangeau font consensus.
Langeais, mille ans de garde sur la Loire
Un promontoire tenu depuis le Xe siècle. Tout part d’un rocher au-dessus du fleuve. En 994, Foulques Nerra, comte d’Anjou et bâtisseur obstiné de forteresses, prend Langeais et y élève un donjon de pierre pour surveiller la Loire face au comte de Blois. Ce qu’il en reste, quelques pans de murs dans le parc du château, constitue l’un des plus anciens donjons de pierre conservés en France, comparable au seul édifice de Doué-la-Fontaine. Le site n’a jamais cessé d’être stratégique. La guerre de Cent Ans le ruine ; en 1465, Louis XI ordonne de reconstruire, et charge Jean Bourré, son homme de confiance, et Jean Briçonnet de mener le chantier. Quatre ans plus tard, en 1469, la forteresse est achevée. Elle présente deux visages : côté ville, une muraille austère percée d’archères, couronnée d’un chemin de ronde et de mâchicoulis ; côté jardin, une façade déjà ouverte, presque civile, où la Renaissance s’annonce.
Le mariage qui a rattaché la Bretagne au royaume. Le 6 décembre 1491, à l’aube, Charles VIII épouse Anne de Bretagne dans une salle du château. La duchesse a quatorze ans. La cérémonie se tient discrètement, à l’écart des princes européens qui convoitaient la main de l’héritière du dernier grand fief indépendant du royaume. Le contrat prévoit qu’en cas de veuvage, Anne épousera le successeur de Charles VIII : ce sera Louis XII, en 1499. L’union scelle l’entrée de la Bretagne dans l’orbite française. La scène est aujourd’hui reconstituée dans le château par des personnages de cire grandeur nature, dans le décor de la salle où elle s’est tenue.
Un banquier, vingt ans de restauration, un legs. Le château doit son état actuel à Jacques Siegfried, banquier qui l’achète en 1886. Pendant deux décennies, il restaure les bâtiments et rassemble une collection destinée à restituer le cadre de vie d’une famille noble de la fin du Moyen Âge : coffres et dressoirs sculptés, lits à courtines, tapisseries. La pièce maîtresse se trouve dans la salle des Preux, qui présente sept des neuf tapisseries subsistantes de la tenture des Preux, tissée au XVIe siècle ; c’est l’ensemble le plus complet conservé au monde. En 1904, Siegfried lègue le château et ses collections à l’Institut de France, qui en assure la gestion depuis. Le pont-levis, remis en état de marche, s’abaisse chaque matin pour accueillir les visiteurs : ils sont peu nombreux, en France, à fonctionner encore.
Une ville et un fleuve. Le bourg mérite qu’on lève le nez. L’église Saint-Jean-Baptiste mêle des maçonneries des XIe, XIIe et XVe siècles ; les rues qui descendent vers la Loire conservent des maisons en pan de bois et des façades de tuffeau. Le pont suspendu, achevé en 1849 puis reconstruit en 1949 après les destructions de la guerre, relie les deux rives et sert aujourd’hui de passage privilégié aux cyclistes de La Loire à Vélo. Sur l’eau, la navigation traditionnelle a repris : les bateaux à fond plat descendent le courant à la perche ou remontent à la voile carrée, comme le faisaient les mariniers qui portaient jusqu’à Nantes le vin, le chanvre et les tuffeaux de Touraine. Dix kilomètres en aval, Bréhémont, plus ancien port pavé de Touraine, comptait plus de 500 chanvriers au milieu du XIXe siècle.
Autour, un rayon de vingt kilomètres bien rempli. Peu de villes de 4 000 habitants offrent un tel voisinage. À l’est, la pile de Cinq-Mars dresse ses 29,60 mètres de maçonnerie romaine depuis la fin du IIe siècle, classée monument historique dès 1840. À neuf kilomètres, Villandry déploie ses jardins Renaissance sur quatre niveaux ; à dix, Azay-le-Rideau pose son château dans le lit de l’Indre ; à quatorze, Ussé inspire les décors de La Belle au bois dormant. Le vieux bourg de Saint-Étienne-de-Chigny conserve son église rebâtie en 1542-1543, dont le portail porte les armes des familles Binet et des ducs de Luynes. Au nord-ouest, le lac de Rillé et ses 200 hectares attirent les oiseaux migrateurs et les promeneurs, longé par un chemin de fer touristique à voie étroite. De quoi remplir une semaine sans jamais reprendre l’autoroute. Pour composer votre séjour, Totem Adventure recense les activités, les sites et les prestataires de Langeais et du Val de Loire tourangeau.
À retenir
- Commune d’Indre-et-Loire, 4 370 habitants (2022), sur la rive droite de la Loire, à une trentaine de kilomètres à l’ouest de Tours. Gentilé : les Langeaisiens. Fusion avec Les Essards le 1er janvier 2017 (64,55 km²).
- Donjon de Foulques Nerra élevé en 994 : l’un des plus anciens donjons de pierre conservés en France, vestiges visibles dans le parc du château.
- Château reconstruit de 1465 à 1469 sur ordre de Louis XI, sous la direction de Jean Bourré et Jean Briçonnet. Forteresse côté ville, façade d’agrément côté jardins.
- Mariage de Charles VIII et d’Anne de Bretagne, 14 ans, le 6 décembre 1491 : fin de l’indépendance du duché de Bretagne. Scène reconstituée en cires dans le château.
- Pont-levis toujours en fonctionnement, abaissé chaque matin : l’un des derniers en France.
- Quinze salles meublées et, dans la salle des Preux, sept des neuf tapisseries subsistantes de la tenture des Preux (XVIe siècle), ensemble le plus complet au monde.
- Legs de Jacques Siegfried à l’Institut de France en 1904, après un achat en 1886 et vingt ans de restauration.
- Parc du château : cabane perchée dans un cèdre, échafaudage médiéval reconstitué, belvédère sur la Loire.
- Pont suspendu de 1849, reconstruit en 1949, point de franchissement de la Loire sur l’itinéraire La Loire à Vélo.
- Alentours : pile gallo-romaine de Cinq-Mars (29,60 m, fin IIe siècle, classée en 1840), Villandry (9,8 km), Azay-le-Rideau (10 km), Ussé (13,7 km), lac de Rillé (200 ha, créé en 1977).
Vos questions avant de partir à Langeais
Avant de réserver, les visiteurs veulent surtout savoir combien de temps prévoir pour le château, ce qui distingue Langeais des autres châteaux de la Loire, comment venir depuis Tours et ce que l’on peut voir alentour sans faire de route. Voici de quoi organiser votre journée.
Comptez deux heures pour l’ensemble. Une heure à une heure et demie pour les quinze salles meublées, la salle des Preux et ses tapisseries et la scène de cire du mariage de 1491, puis une trentaine de minutes dans le parc, entre les vestiges du donjon de 994, la cabane perchée dans le cèdre et le belvédère sur la Loire.
Trois éléments : les vestiges du donjon élevé par Foulques Nerra en 994, l’un des plus anciens donjons de pierre conservés en France ; un pont-levis toujours en fonctionnement, abaissé chaque matin ; et la salle des Preux, qui réunit sept des neuf tapisseries subsistantes de cette tenture du XVIe siècle, le plus grand ensemble connu.
Langeais se trouve à une trentaine de kilomètres à l’ouest de Tours. La ville dispose d’une gare desservie par le TER sur la ligne Tours – Saumur, à quelques minutes à pied du château. En voiture, l’accès se fait par l’A85 ou par la route de la levée qui longe la Loire. À vélo, l’itinéraire La Loire à Vélo relie Tours à Langeais le long du fleuve.
Le parc du château et sa cabane perchée dans un cèdre centenaire, l’échafaudage médiéval reconstitué qui montre comment on bâtissait au Moyen Âge, les animations estivales du château, la navigation en bateau traditionnel sur la Loire et les boucles à vélo sans dénivelé entre les villages de la levée.
La pile gallo-romaine de Cinq-Mars, haute de 29,60 mètres, les jardins de Villandry à 9,8 km, le château d’Azay-le-Rideau à 10 km, celui d’Ussé à 13,7 km, le vieux bourg et l’église de Saint-Étienne-de-Chigny, le port marinier de Bréhémont et le lac de Rillé, plan d’eau de 200 hectares réputé pour ses oiseaux.
Oui. Le pont suspendu de Langeais, achevé en 1849 et reconstruit en 1949, est l’un des rares points de franchissement de la Loire entre Tours et Saumur. Il permet de basculer d’une rive à l’autre depuis l’itinéraire La Loire à Vélo, vers Villandry en amont ou vers le vignoble de Bourgueil en aval.
