Indre-et-Loire

Pont sur l'Indre, Azay-le-Rideau, Indre-et-Loire
Pont sur l'Indre, Azay-le-Rideau,
Quatre rivières, un fleuve inscrit à l'UNESCO et une trentaine de châteaux ouverts à la visite : la Touraine se parcourt aussi bien à vélo qu'à table.

L’Indre-et-Loire occupe le centre de la région Centre-Val de Loire et recouvre presque exactement l’ancienne province de Touraine, ce qui explique que ses habitants se disent tourangeaux plutôt qu’indre-et-loiriens. Le département porte le numéro 37, s’étend sur 6 127 km² et comptait 616 326 habitants au recensement de 2022, avec Tours pour préfecture, Chinon et Loches pour sous-préfectures. Sa géographie tient en un mot : la confluence. La Loire le traverse d’est en ouest et reçoit sur son parcours le Cher, l’Indre et la Vienne, quatre vallées parallèles qui ont chacune attiré leur lot de bâtisseurs. C’est dans ce couloir que le Val de Loire a été inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO en 2000, sur 280 kilomètres entre Sully-sur-Loire et Chalonnes-sur-Loire, au titre de paysage culturel vivant. Le sous-sol y est fait de tuffeau, cette craie blanche tendre que l’on a extraite pendant des siècles pour bâtir les châteaux et dont les carrières vidées sont devenues caves, habitations troglodytiques et champignonnières. Le résultat est un territoire où le patrimoine ne se visite pas seulement de l’extérieur : on descend dedans. Trente-quatre châteaux se visitent en Touraine, une centaine de caves accueillent les dégustations sur douze appellations, et la Loire à Vélo trace une centaine de kilomètres de piste à plat le long du fleuve. Le surnom de « jardin de la France » n’est pas qu’une formule : Villandry, Chenonceau et Rivau en font une réalité horticole.

Découvrez les villes emblématiques de l’Indre-et-Loire

Le département s’organise autour d’une agglomération centrale et d’un chapelet de petites villes de vallée, chacune adossée à un château, un vignoble ou un savoir-faire. Les fiches ci-dessous rassemblent les activités, les sites et les prestataires recensés autour de chaque commune. Tours : la préfecture et ses 138 668 habitants, la cathédrale Saint-Gatien et le vieux quartier autour de la place Plumereau. Amboise : le château royal, le Clos Lucé où Léonard de Vinci passa ses trois dernières années, et la pagode de Chanteloup. Chinon : la forteresse royale au-dessus de la Vienne et l’un des plus anciens vignobles rouges de Loire. Loches : la cité royale, son donjon de 36 mètres et le logis où vécut Agnès Sorel. Chenonceaux : le village qui a donné son nom au château posé sur le Cher. Villandry : ses jardins Renaissance en terrasses, dont le fameux potager ornemental. Azay-le-Rideau : le château bâti entre 1518 et 1524 sur une île de l’Indre. Langeais : son donjon de pierre date de 994, l’un des plus anciens conservés en France. Vouvray et Montlouis-sur-Loire : les deux appellations de chenin qui se font face de part et d’autre de la Loire. Bourgueil : le cabernet franc de la rive droite, entre coteau et terrasse alluviale. Candes-Saint-Martin : Plus Beau Village de France à la confluence de la Loire et de la Vienne. Montrésor et Crissay-sur-Manse : les deux autres Plus Beaux Villages du département. Le Grand-Pressigny : son musée de la Préhistoire raconte le silex tourangeau exporté dans toute l’Europe néolithique. Villaines-les-Rochers : le village de la vannerie d’osier, en vallée de l’Indre.

Quels sites naturels voir en Indre-et-Loire ?

Le relief tourangeau est doux, mais le sous-sol est spectaculaire. Les grottes pétrifiantes de Savonnières, creusées dans le tuffeau au-dessus du Cher, laissent voir des concrétions calcaires qui se reforment sous l’eau chargée en calcaire. Tout au long des vallées de la Loire, du Cher et de la Vienne, les coteaux sont percés de sites troglodytiques : caves, habitations et champignonnières installées dans les anciennes carrières. La confluence de la Loire et de la Vienne, à Candes-Saint-Martin, et les massifs domaniaux de Chinon, d’Amboise et de Loches complètent le tableau.

Quels châteaux et musées visiter en Indre-et-Loire ?

Trente-quatre châteaux se visitent en Touraine, et trois d’entre eux figurent parmi les monuments les plus fréquentés de France. Chenonceau, bâti à partir de 1514 et prolongé sur le Cher par une galerie de 60 mètres élevée entre 1570 et 1576, est le deuxième château le plus visité du pays après Versailles. Azay-le-Rideau, achevé en 1524, se reflète dans un bras de l’Indre. Villandry est connu pour ses jardins Renaissance reconstitués. Ajoutez la cité royale de Loches, la forteresse de Chinon, le château de Langeais, celui d’Ussé qui aurait inspiré la Belle au bois dormant, et le musée de la Préhistoire du Grand-Pressigny.

Quelles activités nautiques pratiquer en Indre-et-Loire ?

Les quatre rivières du département offrent des parcours calmes, accessibles aux débutants comme aux familles. L’Indre se descend en canoë entre Veigné et Cormery, le Cher et la Vienne se prêtent au kayak et au stand-up paddle, et la Loire se navigue en bateau traditionnel à fond plat, ces gabares et toues cabanées qui servaient autrefois au transport du vin et du tuffeau. Une quarantaine d’activités fluviales sont recensées en Touraine, entre balades commentées, locations et descentes à la journée.

Que faire en plein air en Indre-et-Loire ?

La Loire à Vélo traverse le département sur une centaine de kilomètres, entre Amboise et Candes-Saint-Martin, sur un itinéraire de 800 kilomètres devenu en 2022 le plus fréquenté d’Europe avec 1,2 million de passages. Autour, la Touraine compte quatre véloroutes, une cinquantaine de boucles cyclables et 6 800 kilomètres de sentiers balisés, dont le GR 655, la voie de Tours vers Saint-Jacques-de-Compostelle. Les vols en montgolfière au-dessus des vallées, la randonnée équestre en forêt et les parcours acrobatiques complètent la saison.

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Quels hébergements de charme en Indre-et-Loire ?

L’hôtellerie tourangelle occupe volontiers d’anciennes demeures : manoirs de tuffeau, maisons de maître dans les bourgs viticoles, dépendances de propriétés entourées de vignes. Tours concentre l’offre urbaine, autour de la gare et du vieux quartier ; Amboise, Chinon et Loches proposent des adresses de centre historique à quelques minutes à pied de leur château. Plus de deux mille meublés et chambres d’hôtes complètent le maillage, y compris dans les villages de la vallée de l’Indre et du Richelais.

Que manger en Indre-et-Loire ?

Le répertoire tourangeau est charcutier et sucré. Les rillettes de Tours, cuites longuement jusqu’à brunir, et les rillons, ces cubes de poitrine confits, ouvrent la plupart des repas. Suivent les fouées, petits pains soufflés cuits au four à bois et fendus pour être garnis, et le sainte-maure-de-touraine, bûche de chèvre cendrée traversée d’une paille de seigle, en AOC depuis 1990. Côté sucré, le nougat de Tours associe génoise, confiture d’abricot et fruits confits, et les poires tapées séchées au four se réhydratent dans du vin.

Vos questions sur les activités et loisirs en Indre-et-Loire

Ceux qui préparent un séjour en Touraine butent presque tous sur les mêmes arbitrages : combien de châteaux voir sans saturer, comment circuler entre eux, quelle saison choisir, et où loger pour limiter les trajets. Voici de quoi trancher.

Les cinq sites les plus demandés sont le château de Chenonceau et sa galerie sur le Cher, les jardins de Villandry, le château d’Azay-le-Rideau, la cité royale de Loches avec son donjon de 36 mètres, et le Clos Lucé d’Amboise, dernière demeure de Léonard de Vinci. La forteresse royale de Chinon complète la liste pour qui s’intéresse au Moyen Âge.

Deux, trois au maximum. Chenonceau et Villandry demandent chacun deux à trois heures avec les jardins, et les distances entre châteaux vont de 15 à 40 kilomètres. Un bon rythme consiste à associer un grand château le matin, un déjeuner en bord de rivière et un site plus intime l’après-midi, comme Ussé, Langeais ou le château du Rivau.

Les valeurs sûres sont les grottes pétrifiantes de Savonnières, les aquariums d’eau douce du bord de Loire, la descente de l’Indre en canoë, la montée des 149 marches de la pagode de Chanteloup à Amboise, et les ateliers du musée de la Préhistoire du Grand-Pressigny. Plusieurs châteaux proposent aussi des parcours de visite conçus pour les plus jeunes.

Mai, juin et septembre réunissent les meilleures conditions : jardins en pleine forme, températures adaptées au vélo, affluence modérée dans les châteaux. Juillet et août concentrent les spectacles nocturnes et les visites aux flambeaux. L’hiver reste intéressant pour les caves, les musées et les tarifs d’hébergement.

Oui. La Loire à Vélo et ses boucles connexes relient Tours à Villandry, Langeais, Amboise et Azay-le-Rideau par des itinéraires majoritairement plats et séparés de la circulation. Comptez 15 à 30 kilomètres par étape. Les gares de Tours, Amboise, Langeais et Azay-le-Rideau permettent de raccourcir un parcours en cours de route.

Les coteaux de Vouvray et de Montlouis-sur-Loire abritent les caves de chenin, creusées dans le tuffeau ; Chinon, Bourgueil et Saint-Nicolas-de-Bourgueil concentrent le cabernet franc. Le département compte douze appellations et une centaine de caves ouvertes à la dégustation, souvent sur rendez-vous en dehors de la haute saison.