Découvrez les villes emblématiques de l’Indre-et-Loire
Le département s’organise autour d’une agglomération centrale et d’un chapelet de petites villes de vallée, chacune adossée à un château, un vignoble ou un savoir-faire. Les fiches ci-dessous rassemblent les activités, les sites et les prestataires recensés autour de chaque commune. Tours : la préfecture et ses 138 668 habitants, la cathédrale Saint-Gatien et le vieux quartier autour de la place Plumereau. Amboise : le château royal, le Clos Lucé où Léonard de Vinci passa ses trois dernières années, et la pagode de Chanteloup. Chinon : la forteresse royale au-dessus de la Vienne et l’un des plus anciens vignobles rouges de Loire. Loches : la cité royale, son donjon de 36 mètres et le logis où vécut Agnès Sorel. Chenonceaux : le village qui a donné son nom au château posé sur le Cher. Villandry : ses jardins Renaissance en terrasses, dont le fameux potager ornemental. Azay-le-Rideau : le château bâti entre 1518 et 1524 sur une île de l’Indre. Langeais : son donjon de pierre date de 994, l’un des plus anciens conservés en France. Vouvray et Montlouis-sur-Loire : les deux appellations de chenin qui se font face de part et d’autre de la Loire. Bourgueil : le cabernet franc de la rive droite, entre coteau et terrasse alluviale. Candes-Saint-Martin : Plus Beau Village de France à la confluence de la Loire et de la Vienne. Montrésor et Crissay-sur-Manse : les deux autres Plus Beaux Villages du département. Le Grand-Pressigny : son musée de la Préhistoire raconte le silex tourangeau exporté dans toute l’Europe néolithique. Villaines-les-Rochers : le village de la vannerie d’osier, en vallée de l’Indre.
Quels sites naturels voir en Indre-et-Loire ?
Le relief tourangeau est doux, mais le sous-sol est spectaculaire. Les grottes pétrifiantes de Savonnières, creusées dans le tuffeau au-dessus du Cher, laissent voir des concrétions calcaires qui se reforment sous l’eau chargée en calcaire. Tout au long des vallées de la Loire, du Cher et de la Vienne, les coteaux sont percés de sites troglodytiques : caves, habitations et champignonnières installées dans les anciennes carrières. La confluence de la Loire et de la Vienne, à Candes-Saint-Martin, et les massifs domaniaux de Chinon, d’Amboise et de Loches complètent le tableau.
Quels châteaux et musées visiter en Indre-et-Loire ?
Trente-quatre châteaux se visitent en Touraine, et trois d’entre eux figurent parmi les monuments les plus fréquentés de France. Chenonceau, bâti à partir de 1514 et prolongé sur le Cher par une galerie de 60 mètres élevée entre 1570 et 1576, est le deuxième château le plus visité du pays après Versailles. Azay-le-Rideau, achevé en 1524, se reflète dans un bras de l’Indre. Villandry est connu pour ses jardins Renaissance reconstitués. Ajoutez la cité royale de Loches, la forteresse de Chinon, le château de Langeais, celui d’Ussé qui aurait inspiré la Belle au bois dormant, et le musée de la Préhistoire du Grand-Pressigny.
Quelles activités nautiques pratiquer en Indre-et-Loire ?
Les quatre rivières du département offrent des parcours calmes, accessibles aux débutants comme aux familles. L’Indre se descend en canoë entre Veigné et Cormery, le Cher et la Vienne se prêtent au kayak et au stand-up paddle, et la Loire se navigue en bateau traditionnel à fond plat, ces gabares et toues cabanées qui servaient autrefois au transport du vin et du tuffeau. Une quarantaine d’activités fluviales sont recensées en Touraine, entre balades commentées, locations et descentes à la journée.
Que faire en plein air en Indre-et-Loire ?
La Loire à Vélo traverse le département sur une centaine de kilomètres, entre Amboise et Candes-Saint-Martin, sur un itinéraire de 800 kilomètres devenu en 2022 le plus fréquenté d’Europe avec 1,2 million de passages. Autour, la Touraine compte quatre véloroutes, une cinquantaine de boucles cyclables et 6 800 kilomètres de sentiers balisés, dont le GR 655, la voie de Tours vers Saint-Jacques-de-Compostelle. Les vols en montgolfière au-dessus des vallées, la randonnée équestre en forêt et les parcours acrobatiques complètent la saison.
Envie d’une expérience inoubliable proche de vous ?
Quels hébergements de charme en Indre-et-Loire ?
L’hôtellerie tourangelle occupe volontiers d’anciennes demeures : manoirs de tuffeau, maisons de maître dans les bourgs viticoles, dépendances de propriétés entourées de vignes. Tours concentre l’offre urbaine, autour de la gare et du vieux quartier ; Amboise, Chinon et Loches proposent des adresses de centre historique à quelques minutes à pied de leur château. Plus de deux mille meublés et chambres d’hôtes complètent le maillage, y compris dans les villages de la vallée de l’Indre et du Richelais.
Que manger en Indre-et-Loire ?
Le répertoire tourangeau est charcutier et sucré. Les rillettes de Tours, cuites longuement jusqu’à brunir, et les rillons, ces cubes de poitrine confits, ouvrent la plupart des repas. Suivent les fouées, petits pains soufflés cuits au four à bois et fendus pour être garnis, et le sainte-maure-de-touraine, bûche de chèvre cendrée traversée d’une paille de seigle, en AOC depuis 1990. Côté sucré, le nougat de Tours associe génoise, confiture d’abricot et fruits confits, et les poires tapées séchées au four se réhydratent dans du vin.
L’Indre-et-Loire, quatre vallées et mille ans de bâtisseurs
Le tuffeau, matière première d’un paysage. Rien ne s’explique ici sans la pierre. Le tuffeau est une craie marine tendre, blanche, facile à scier, qui durcit à l’air : elle a fourni la matière des châteaux, des églises et des maisons de bourg, et laissé derrière elle des kilomètres de galeries. Ces vides ont trouvé une seconde vie. Les coteaux de Vouvray et de Montlouis-sur-Loire abritent des caves creusées à même la roche, où la température reste stable toute l’année ; ailleurs, les carrières abandonnées sont devenues champignonnières ou habitations troglodytiques, avec cheminée débouchant au milieu d’un champ. Les grottes pétrifiantes de Savonnières, ouvertes au public sur la rive gauche du Cher, montrent le phénomène inverse : l’eau chargée en calcaire y dépose ses concrétions et pétrifie les objets qu’on y suspend. Comprendre le tuffeau, c’est comprendre pourquoi les châteaux de Touraine sont clairs, pourquoi les vignerons ne construisent pas de chai, et pourquoi la Loire à Vélo longe des falaises habitées.
Des châteaux qui racontent la fabrique du pouvoir royal. La Touraine a été la salle du trône officieuse du royaume pendant près d’un siècle et demi. Le donjon de Langeais, élevé en 994 par Foulques Nerra, compte parmi les plus anciens donjons de pierre conservés en France ; le château qui lui succède, reconstruit entre 1465 et 1469, accueillit le mariage de Charles VIII et d’Anne de Bretagne, acte fondateur du rattachement du duché de Bretagne. À Loches, le donjon bâti entre 1013 et 1035 s’élève sur 36 mètres au-dessus de la ville close ; Jeanne d’Arc y rencontra Charles VII le 23 mai 1429, et Agnès Sorel, première favorite officielle de l’histoire de France, y résida de 1443 jusqu’à sa mort en 1450. Chinon, en surplomb de la Vienne, garde la mémoire d’Henri II Plantagenêt, mort dans la forteresse le 6 juillet 1189, et de la rencontre entre Jeanne d’Arc et le futur Charles VII au début de 1429. Puis vient la Renaissance : Amboise, où Léonard de Vinci s’installe au Clos Lucé de 1516 à sa mort en 1519 et où Marie Stuart passe une partie de son enfance ; Azay-le-Rideau, bâti de 1518 à 1524 par un financier royal ; Chenonceau, dont la galerie sur le Cher, dessinée par Philibert de l’Orme puis prolongée par Jean Bullant, reste l’invention architecturale la plus audacieuse du Val de Loire. En 1775, le duc de Choiseul fait construire à Amboise une pagode de 40 mètres et 149 marches, seul vestige d’un château disparu en 1823, qui rappelle le goût du siècle pour les fabriques de jardin.
Des vignes, des jardins et un savoir-faire d’osier. Le vignoble tourangeau se lit comme une carte géologique. Sur la rive droite de la Loire, autour de Bourgueil et de Saint-Nicolas-de-Bourgueil, le cabernet franc pousse sur graviers et sur tuffeau, deux terroirs qui donnent des vins de garde très différents. Au sud, Chinon prolonge la même logique le long de la Vienne. Entre Loire et Cher, Vouvray et Montlouis-sur-Loire cultivent le chenin blanc sur les plateaux argilo-siliceux, et le vinifient en sec, en demi-sec, en moelleux ou en bulles selon ce que l’année leur donne. Au total, douze appellations et une centaine de caves de dégustation, presque toutes creusées dans le coteau. Le jardin, lui, est l’autre spécialité tourangelle : Villandry a reconstitué au début du XXe siècle des parterres Renaissance en terrasses dont le potager ornemental, planté en damiers de légumes et de fleurs, se renouvelle deux fois par an. Enfin, à Villaines-les-Rochers, en vallée de l’Indre, la vannerie d’osier est une économie continue depuis le XIXe siècle : la coopérative fondée en 1849 a professionnalisé le métier, et la trentaine de vanniers encore en activité y produit environ un tiers de la vannerie française.
Une Touraine qui se goûte autant qu’elle se visite. L’art de vivre tourangeau tient dans quelques gestes simples et anciens. On fait cuire des fouées dans un four à bois, on les sort gonflées, on les ouvre et on y glisse des rillettes ou des mogettes. On sert le sainte-maure-de-touraine avec sa paille de seigle encore plantée dans la bûche, on ouvre une bouteille de vouvray sec, et le repas prend le temps qu’il faut. Le calendrier suit le même rythme : dégustations de printemps dans les caves, spectacles nocturnes dans les cours de château en été, Journées européennes du patrimoine à la mi-septembre, vendanges dans la foulée. Pour composer votre séjour, Totem Adventure recense les activités, les sites et les prestataires de chaque commune du département, de la vallée de la Vienne aux coteaux de Vouvray.
À retenir
- Département 37, en Centre-Val de Loire : 6 127 km², 616 326 habitants (2022), préfecture Tours.
- Le Val de Loire est inscrit à l’UNESCO depuis 2000, sur 280 km entre Sully-sur-Loire et Chalonnes-sur-Loire.
- 34 châteaux ouverts à la visite en Touraine, dont Chenonceau, deuxième château le plus visité de France après Versailles.
- Trois Plus Beaux Villages de France : Candes-Saint-Martin, Crissay-sur-Manse, Montrésor.
- 12 appellations viticoles et une centaine de caves de dégustation, la plupart creusées dans le tuffeau.
- Une centaine de kilomètres de Loire à Vélo, sur un itinéraire de 800 km qui a accueilli 1,2 million de voyageurs en 2022
Vos questions sur les activités et loisirs en Indre-et-Loire
Ceux qui préparent un séjour en Touraine butent presque tous sur les mêmes arbitrages : combien de châteaux voir sans saturer, comment circuler entre eux, quelle saison choisir, et où loger pour limiter les trajets. Voici de quoi trancher.
Les cinq sites les plus demandés sont le château de Chenonceau et sa galerie sur le Cher, les jardins de Villandry, le château d’Azay-le-Rideau, la cité royale de Loches avec son donjon de 36 mètres, et le Clos Lucé d’Amboise, dernière demeure de Léonard de Vinci. La forteresse royale de Chinon complète la liste pour qui s’intéresse au Moyen Âge.
Deux, trois au maximum. Chenonceau et Villandry demandent chacun deux à trois heures avec les jardins, et les distances entre châteaux vont de 15 à 40 kilomètres. Un bon rythme consiste à associer un grand château le matin, un déjeuner en bord de rivière et un site plus intime l’après-midi, comme Ussé, Langeais ou le château du Rivau.
Les valeurs sûres sont les grottes pétrifiantes de Savonnières, les aquariums d’eau douce du bord de Loire, la descente de l’Indre en canoë, la montée des 149 marches de la pagode de Chanteloup à Amboise, et les ateliers du musée de la Préhistoire du Grand-Pressigny. Plusieurs châteaux proposent aussi des parcours de visite conçus pour les plus jeunes.
Mai, juin et septembre réunissent les meilleures conditions : jardins en pleine forme, températures adaptées au vélo, affluence modérée dans les châteaux. Juillet et août concentrent les spectacles nocturnes et les visites aux flambeaux. L’hiver reste intéressant pour les caves, les musées et les tarifs d’hébergement.
Oui. La Loire à Vélo et ses boucles connexes relient Tours à Villandry, Langeais, Amboise et Azay-le-Rideau par des itinéraires majoritairement plats et séparés de la circulation. Comptez 15 à 30 kilomètres par étape. Les gares de Tours, Amboise, Langeais et Azay-le-Rideau permettent de raccourcir un parcours en cours de route.
Les coteaux de Vouvray et de Montlouis-sur-Loire abritent les caves de chenin, creusées dans le tuffeau ; Chinon, Bourgueil et Saint-Nicolas-de-Bourgueil concentrent le cabernet franc. Le département compte douze appellations et une centaine de caves ouvertes à la dégustation, souvent sur rendez-vous en dehors de la haute saison.