Quelles activités nautiques pratiquer au Barcarès ?
Deux plans d’eau, deux pratiques. Sur l’étang de Salses-Leucate, peu profond et balayé par la tramontane, se concentrent la planche à voile, le wingfoil et le kitesurf, avec un spot réputé au niveau du parc des Dosses ; un téléski nautique y permet aussi de s’initier au wakeboard sans bateau. Côté mer, les huit kilomètres de plage se prêtent au paddle, au catamaran, au ski nautique, au jet-ski et au parachute ascensionnel, et le port de plaisance sert de base aux sorties en mer, aux locations de bateau et aux plongées le long du littoral. La baignade est surveillée en saison depuis neuf postes de secours, dont quatre équipés de fauteuils amphibies.
Que faire en plein air au Barcarès ?
La voie verte de l’Agly relie la station à l’arrière-pays de la Salanque sur un relief nul, et raccorde l’itinéraire de la Méditerranée à vélo qui longe toute la côte roussillonnaise. À pied, le sentier d’interprétation des Dosses fait le tour des milieux lagunaires, jumelles conseillées pour les flamants roses et les échasses. Sur le sable, beach-volley, beach-soccer et cours collectifs en plein air occupent les matinées d’été ; l’arrière-pays ajoute les centres équestres de la plaine, les parcours acrobatiques en forêt, le karting, le mini-golf et les parcs de loisirs familiaux qui bordent la route du littoral.
Que faire au Barcarès en loisirs indoor ?
Quand l’averse tombe, ou quand la mi-journée devient intenable sur le sable, le Lydia offre le premier refuge : ses expositions se visitent à l’abri, dans un décor de paquebot des années 1930. La Maison des Arts complète l’offre culturelle de la station. Autour, la forteresse de Salses garde une fraîcheur constante derrière ses murailles de six à dix mètres d’épaisseur, et le Mémorial du camp de Rivesaltes se parcourt entièrement à couvert. À une vingtaine de minutes, Perpignan aligne le Palais des rois de Majorque, le musée Hyacinthe-Rigaud, les cinémas, les bowlings et les salles d’escalade ; Canet-en-Roussillon a son grand aquarium, et les centres aquatiques couverts du littoral prennent le relais aux heures les plus chaudes.
Envie d’une expérience inoubliable proche de vous ?
Où camper ou dormir insolite au Barcarès ?
Le Barcarès concentre l’une des plus fortes densités de terrains de plein air du littoral catalan, la plupart posés entre la plage et la lagune, avec accès direct au sable pour certains. L’offre va du terrain familial ombragé aux domaines dotés de parcs aquatiques, et se prolonge vers Torreilles et Sainte-Marie-la-Mer, à moins de dix kilomètres. Pour dormir autrement, les formules atypiques se sont multipliées : lodges sous toile face aux dunes, cabanes et roulottes dans l’arrière-pays viticole de la Salanque, hébergements flottants et logements sur l’eau du côté du port.
Le Barcarès, la station née d’un plan et d’un paquebot
Un cordon de sable entre deux eaux. Regardez la carte : Le Barcarès n’est qu’une bande, une langue de sable de quelques centaines de mètres de large qui sépare la mer d’une lagune presque aussi vaste que la commune elle-même. L’étang de Salses-Leucate s’étend sur environ 7 000 hectares, à cheval sur les Pyrénées-Orientales et l’Aude, et son eau saumâtre est alimentée à la fois par la mer, par les graus, et par des sources karstiques venues des Corbières. Cette géographie explique tout le reste : la tramontane qui balaie le plan d’eau et en a fait un terrain de kitesurf, les 280 espèces d’oiseaux recensées sur ses rives, dont 89 protégées, et l’élevage d’huîtres qui s’y pratique depuis 1963. La commune, elle, culmine à quatre mètres au-dessus du niveau de la mer.
Avant la station : les baraques, puis le camp. Le Barcarès a longtemps été le port de Saint-Laurent-de-la-Salanque, un alignement de baraques de pêcheurs bâties en roseau et en terre, dont la cabane de Coudalère, inscrite aux monuments historiques en 1994, garde la mémoire. La commune ne devient autonome qu’en 1929. Dix ans plus tard, l’histoire européenne s’invite sur cette plage : en 1939, après la chute de la République espagnole, des dizaines de milliers de réfugiés de la Retirada franchissent la frontière et sont parqués sur le littoral roussillonnais, au Barcarès comme à Argelès-sur-Mer et à Saint-Cyprien, dans des camps de sable ouverts au vent. Le Mémorial du camp de Rivesaltes, ouvert en 2015 à une quinzaine de kilomètres, raconte la suite de cette histoire d’internements successifs.
Candilis, la Mission Racine et le musée des Sables. En 1963, l’État lance la Mission Racine pour équiper le littoral du Languedoc-Roussillon, alors marécageux et infesté de moustiques. Port-Barcarès en sort dessiné d’un trait, sous la houlette de l’architecte Georges Candilis. La station y ajoute un geste que personne n’attendait : en 1969, à l’initiative du sénateur Gaston Pams et du galeriste John Craven, une promenade de front de mer devient un musée de sculptures en plein air. Les premières œuvres sont installées en 1970, à commencer par Le Vent, signé collectivement par huit artistes internationaux. Suivront, entre autres, Les Polymorphes de Victor Roman et les Six prises électriques de Peter Klasen, en 1971. Candilis parlait de musée des Sables ; l’Allée des Arts a reçu le label Patrimoine du XXe siècle en 2010, en même temps que d’autres ensembles de la station.
Le Lydia, quatrième plus vieux paquebot du monde. Il fallait un emblème. La Société d’équipement du Barcarès en trouve un à Chypre : un paquebot mixte de 90 mètres sur 13, jaugeant 2 600 tonneaux, construit en 1931 par les chantiers Burmeister & Wain à Copenhague sous le nom de Moonta, du nom d’une ville d’Australie-Méridionale. Pendant vingt-quatre ans, il a promené les couples en voyage de noces autour du golfe de Spencer. Racheté en 1955 par la Hellenic Mediterranean Lines et rebaptisé Lydia, il assure la ligne Marseille-Beyrouth jusqu’à son désarmement en 1966. Acquis en décembre de la même année, il est remorqué jusqu’au Barcarès en juin 1967 et échoué volontairement dans le sable, via un chenal de 600 mètres et une souille creusée pour l’occasion. Casino et discothèque de 1973 à 2008, racheté par la commune en 2011, il est aujourd’hui un lieu culturel municipal, et compte parmi les plus anciens paquebots encore existants au monde.
Le calendrier des Barcarésiens. L’été s’ouvre sur les marchés nocturnes et les animations de front de mer, et culmine le 15 août avec la fête des Pêcheurs et des Plaisanciers, qui rend hommage aux métiers de la mer et de l’étang. L’hiver, la station change complètement de registre : son Village de Noël, déployé de novembre à janvier, attire un public venu de toute l’Occitanie et fait du Barcarès l’une des rares stations balnéaires catalanes réellement animées hors saison. Entre les deux, la lagune et la plage suffisent à occuper les journées. Pour composer votre séjour, Totem Adventure recense les activités, les sites et les prestataires du Barcarès et de la côte de la Salanque. Retrouvez aussi les autres destinations des Pyrénées-Orientales et de l’Occitanie.
À retenir
- Commune créée en 1929, détachée de Saint-Laurent-de-la-Salanque : 6 203 habitants en 2022 sur 1 165 hectares, à 4 mètres d’altitude maximum.
- 8 kilomètres de plage de sable labellisée Pavillon Bleu, surveillée en saison depuis neuf postes de secours, dont quatre équipés de fauteuils amphibies.
- Le paquebot Lydia, construit au Danemark en 1931, échoué volontairement dans le sable en juin 1967 après le creusement d’un chenal de 600 mètres ; 90 mètres de long, aujourd’hui lieu culturel municipal.
- L’Allée des Arts, créée en 1969, un kilomètre de sculptures monumentales installées à partir de 1970, labellisée Patrimoine du XXe siècle en 2010.
- L’étang de Salses-Leucate : environ 7 000 hectares, 14 km de long, site Ramsar depuis 2017, 280 espèces d’oiseaux dont 89 protégées, environ 600 tonnes d’huîtres par an.
- Le site naturel des Dosses, en accès libre, plus de 200 espèces végétales et une cinquantaine d’espèces d’oiseaux, avec vue sur le Canigó.
- La forteresse de Salses (1497-1503) et le Mémorial du camp de Rivesaltes (ouvert en 2015) à une douzaine de kilomètres.
Vos questions avant de partir au Barcarès
Une station de plage, une lagune et un paquebot dans le sable : les questions qui reviennent portent presque toujours sur la même chose, savoir ce qui se visite réellement, où se baigner avec des enfants et quand venir. Voici les réponses les plus utiles pour caler votre séjour.
Oui. Le Lydia, échoué sur la plage depuis juin 1967 et racheté par la commune en 2011, accueille des expositions et des événements culturels. Ce paquebot de 90 mètres, construit au Danemark en 1931 sous le nom de Moonta, figure parmi les plus anciens navires de ce type encore existants. Vérifiez les horaires et la programmation en cours avant de vous déplacer.
Oui. La station aligne huit kilomètres de sable en pente douce, labellisés Pavillon Bleu, avec baignade surveillée en saison depuis neuf postes de secours et quatre postes équipés de fauteuils amphibies. Le front de mer piéton, l’Allée des Arts, les parcs de loisirs et les animations gratuites du soir complètent une offre pensée pour les enfants.
Sur l’étang de Salses-Leucate, dont l’eau peu profonde et la tramontane régulière en font l’un des plans d’eau les plus courus du Sud pour le kitesurf, la planche à voile et le wingfoil. Le secteur du parc des Dosses concentre l’essentiel des pratiquants. La mer, plus ouverte, se prête davantage au paddle, au catamaran et aux sports tractés.
La forteresse de Salses, construite de 1497 à 1503 pour les Rois catholiques, et le Mémorial du camp de Rivesaltes, ouvert en 2015, se trouvent à une douzaine de kilomètres. Perpignan et son Palais des rois de Majorque sont à une vingtaine de kilomètres, Canet-en-Roussillon et son étang à une distance comparable au sud.
Les huîtres et les moules de l’étang de Salses-Leucate, où l’élevage se pratique depuis 1963 pour environ 600 tonnes par an, se dégustent directement chez les producteurs installés le long du canal. Ajoutez la brasucade de moules, les poissons grillés, la cargolade catalane, les boles de picolat, la rousquille et le muscat de Rivesaltes.
Juillet et août pour la baignade et les animations, avec 2 600 heures de soleil annuelles. Mai, juin et septembre pour le vélo, l’observation des oiseaux aux Dosses et une plage nettement plus calme. De novembre à janvier, le Village de Noël fait du Barcarès une des rares stations catalanes animées en plein hiver.
