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Pyrénées-Orientales

Pyrénées-Orientales

Église Notre-Dame-des-Anges, Collioure
Seul département français à la fois catalan, méditerranéen et pyrénéen, il fait tenir un sommet de 2 921 mètres et dix stations balnéaires dans 4 116 km².

Trois fleuves seulement, l’Agly, la Têt et le Tech, drainent les Pyrénées-Orientales, de la crête frontalière jusqu’à la Méditerranée. Le département numéro 66, rattaché à l’Occitanie, tient sur 4 116 km² et comptait 492 964 habitants en 2022, répartis dans 224 communes et trois arrondissements dont les chefs-lieux sont Perpignan, préfecture de 120 996 habitants, Céret et Prades. Les activités et loisirs dans les Pyrénées-Orientales profitent de cette compacité : la haute montagne et le rivage tiennent dans le même département. À l’ouest, le pic Carlit culmine à 2 921 mètres au-dessus du plateau cerdan, qui s’étale lui-même à plus de 1 200 mètres d’altitude. À l’est, dix stations balnéaires se partagent le rivage, de Cerbère au Barcarès, avec une rupture nette entre les criques rocheuses de la côte Vermeille et les longues plages de sable de la Salanque. Entre les deux, les vallées de ces trois fleuves traversent le Fenouillèdes, le Conflent, les Aspres et le Vallespir avant de rejoindre la plaine du Roussillon. Le pic du Canigou, 2 784 mètres, montagne emblématique des Catalans, a reçu le label Grand Site de France en 2012 sous son nom catalan de Canigó. La sardane se danse toujours sur les places de village, et les fêtes du feu du solstice d’été, inscrites au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO en 2015, partent chaque 22 juin de son sommet. Avec près de 300 jours de soleil par an et 29,1 millions de nuitées enregistrées en 2024, le département vit du tourisme sans avoir renoncé à ses vergers d’abricotiers ni à son vignoble, le plus méridional de France.

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Le département se lit comme une succession de pays qui ne se ressemblent pas : la plaine du Roussillon et ses stations balnéaires, la côte Vermeille et ses ports de pêche adossés aux Albères, le Conflent et le Vallespir remontés par les vallées de la Têt et du Tech, la Cerdagne et le Capcir posés en altitude. Voici quinze communes pour organiser votre séjour, du bord de mer aux stations de montagne. Perpignan : préfecture et ancienne capitale continentale du royaume de Majorque, elle conserve le Castillet, tour-porte de brique élevée vers 1368 et haute de 29,2 mètres, aujourd’hui musée des arts et traditions populaires catalans. Collioure : élue Village préféré des Français en 2024, ce port de 2 637 habitants a vu naître le fauvisme à l’été 1905, quand Henri Matisse et André Derain y peignirent côte à côte. Banyuls-sur-Mer : la première réserve marine de France y a été créée par arrêté du 26 février 1974, sur 650 hectares et 6,5 kilomètres de côte partagés avec Cerbère. Argelès-sur-Mer : sept kilomètres de sable au nord, la crique du Racou au sud, et sur les hauteurs la réserve naturelle nationale de la forêt de la Massane, hêtraie d’altitude laissée en libre évolution. Canet-en-Roussillon : station de la plaine adossée à l’étang de Canet-Saint-Nazaire, où subsiste un village de cabanes de pêcheurs en roseau tressé. Saint-Cyprien : l’un des plus vastes ports de plaisance de la Méditerranée française, doublé d’un golf en bord de mer et d’une collection d’art municipale. Le Barcarès : le paquebot Lydia y a été échoué volontairement dans le sable en 1967, à quelques centaines de mètres de l’étang de Salses-Leucate et de ses 5 400 hectares. Céret : capitale du Vallespir, elle accueillit Picasso dès l’été 1911 ; son musée d’art moderne, fondé en 1950, détient 78 œuvres du peintre, dont 57 données par lui. Prades : au pied du Canigó, la ville où Pablo Casals s’installa en exil accueille depuis 1950 un festival de musique de chambre d’une quarantaine de concerts. Villefranche-de-Conflent : cité fondée en 1092, classée Plus Beau Village de France et inscrite à l’UNESCO en 2008 avec son enceinte, son fort Libéria et la grotte fortifiée de la Cova Bastera. 205 habitants. Font-Romeu-Odeillo-Via : station cerdane où voisinent le four solaire d’Odeillo, en service depuis 1969, et le Centre national d’entraînement en altitude ouvert en février 1967 à 1 850 mètres. Les Angles : porte du Capcir et de ses lacs de barrage, la station domine un plateau réputé pour ses hivers rigoureux et son ciel sec. Amélie-les-Bains-Palalda : ville d’eaux du Vallespir dont les Romains exploitaient déjà les sources sulfureuses, comme l’attestent les vestiges de thermes antiques encore visibles. Tautavel : la Caune de l’Arago, fouillée chaque année depuis avril 1964, a livré des restes humains datés de 300 000 à 450 000 ans, présentés au musée de préhistoire du village. Elne : siège d’un évêché jusqu’en 1601, l’ancienne Illiberis garde une cathédrale consacrée en 1069 et l’un des plus beaux cloîtres de marbre du Midi.

Quels sites naturels voir dans les Pyrénées-Orientales ?

Le massif du Canigó, labellisé Grand Site de France en 2012, domine le département depuis ses 2 784 mètres et se gravit par trois itinéraires de deux à quatre heures. Plus à l’ouest, le lac des Bouillouses s’étend sur 149 hectares à 2 016 mètres, au départ des sentiers du massif du Carlit. Le Parc naturel régional des Pyrénées catalanes, créé le 5 mars 2004 sur environ 137 000 hectares, protège le Capcir, la Cerdagne et le Conflent. Onze réserves naturelles catalanes couvrent quelque 17 000 hectares, de la forêt de la Massane à la vallée d’Eyne. Côté mer, l’étang de Salses-Leucate, partagé avec l’Aude, est classé site Ramsar depuis 2017.

Quelles activités nautiques pratiquer dans les Pyrénées-Orientales ?

Le littoral offre deux terrains distincts. Sur la côte Vermeille, entre Argelès-sur-Mer et Cerbère, les fonds rocheux se prêtent à la plongée : la réserve marine de Cerbère-Banyuls, première du genre en France, a aménagé un sentier sous-marin balisé qui s’explore à la palme et au tuba. Au nord, les plages de Sainte-Marie-la-Mer, Torreilles, Le Barcarès et Canet-en-Roussillon conviennent mieux à la voile légère, au paddle et au catamaran. L’étang de Salses-Leucate, vaste et peu profond, compte parmi les plans d’eau les plus courus du Sud pour la planche à voile et le kitesurf, grâce à la tramontane.

Que faire en plein air dans les Pyrénées-Orientales ?

Le Train jaune constitue à lui seul une sortie : ses 62,5 kilomètres relient Villefranche-Vernet-les-Bains, à 427 mètres, à Latour-de-Carol-Enveitg, en franchissant le pont Gisclard, dernier pont suspendu ferroviaire encore exploité en France. La gare de Bolquère-Eyne, à 1 592 mètres, est la plus haute du réseau SNCF. Les GR 10 et GR 36 traversent le massif du Canigó, tandis que sept domaines réunis sous la bannière des Neiges Catalanes couvrent l’hiver entre 1 500 et 2 700 mètres. En saison douce, comptez sur les via ferrata du Conflent, les parcours acrobatiques en forêt et les randonnées équestres du Capcir.

Que faire dans les Pyrénées-Orientales quand il pleut ?

Quand l’averse tombe sur la plaine, ou quand la canicule vide les plages à la mi-journée, l’eau thermale reste la meilleure réponse : cinq stations, Amélie-les-Bains, Le Boulou, Molitg-les-Bains, La Preste et Vernet-les-Bains, ouvrent leurs bassins et leurs espaces bien-être aux visiteurs de passage. Les grottes du Conflent et de Fontrabiouse gardent une température constante toute l’année. À Perpignan, le Palais des rois de Majorque, le musée Hyacinthe-Rigaud et le Campo Santo, unique cloître-cimetière médiéval de France, se visitent à couvert, comme le musée de préhistoire de Tautavel. S’y ajoutent un grand aquarium à Canet-en-Roussillon, des centres aquatiques, des salles d’escalade et des escape games.

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Où découvrir l’artisanat et les produits du terroir dans les Pyrénées-Orientales ?

Le Roussillon est le vignoble le plus méridional de France et le premier producteur français de vins doux naturels, avec les appellations Banyuls, Banyuls Grand Cru, Maury, Rivesaltes et Muscat de Rivesaltes, complétées par les vins secs des AOP Collioure et Côtes du Roussillon. Les terrasses de schiste de la côte Vermeille, entretenues à la main, comptent parmi les vignobles les plus escarpés du pays et se parcourent à pied. Ailleurs, on visite des moulins à huile, des ateliers de poterie et d’espadrilles, des salaisons d’anchois à Collioure et des ruchers de montagne. Les marchés de Céret, Prades et Perpignan alignent abricots rouges, artichauts et fromages fermiers.

Vos questions sur les activités et loisirs dans les Pyrénées-Orientales

Mer et montagne se touchent presque dans ce département, et la question qui revient le plus souvent porte justement sur la façon d’articuler les deux en un seul séjour. Voici les réponses aux interrogations les plus fréquentes, sur les sites à voir, les saisons, le budget et les spécialités à goûter. Chaque réponse s’appuie sur des données vérifiées.

Le massif du Canigó, Grand Site de France depuis 2012, la cité fortifiée de Villefranche-de-Conflent et la citadelle de Mont-Louis, toutes deux inscrites à l’UNESCO en 2008, le port de Collioure élu Village préféré des Français en 2024, la forteresse de Salses bâtie de 1497 à 1503, et le musée de préhistoire de Tautavel constituent la première liste à cocher.

Oui, en pratique. Les stations des Neiges Catalanes, situées entre 1 500 et 2 700 mètres, se trouvent à environ une heure trente de route des plages du Roussillon. Font-Romeu, Les Angles ou Porté-Puymorens se rejoignent facilement dans la matinée depuis Perpignan, et la mer reste accessible l’après-midi au printemps.

Le Train jaune, ses wagons découverts et ses 19 tunnels séduisent tous les âges, tout comme le musée de préhistoire de Tautavel, les grottes aménagées du Conflent et de Fontrabiouse, le sentier sous-marin de la réserve de Cerbère-Banyuls et les plages de sable peu profondes de Sainte-Marie-la-Mer, Canet-en-Roussillon et Torreilles.

Mai, juin et septembre réunissent le plus d’atouts : mer déjà ou encore baignable, sentiers du Canigó dégagés, cerises de Céret en juin, vendanges en septembre et affluence modérée. L’hiver reste intéressant pour le ski et le thermalisme, avec près de 300 jours de soleil annuels sur le département.

La cargolade d’escargots grillés au sarment, les boles de picolat, l’ollada et l’escalivade côté salé ; la rousquille, les bunyetes et la crème catalane côté sucré. Ajoutez les anchois de Collioure IGP, les abricots rouges du Roussillon AOP depuis 2016, et les vins doux naturels de Banyuls, Maury et Rivesaltes.

Dix stations balnéaires se partagent le littoral. Le sable large et les fonds progressifs dominent au nord, du Barcarès à Canet-en-Roussillon et Saint-Cyprien. Au sud d’Argelès-sur-Mer commence la côte Vermeille, avec ses criques de schiste à Collioure, Port-Vendres, Banyuls-sur-Mer et Cerbère, plus adaptées au snorkeling.