Saint-Cyprien

Entrée du Port de Saint-Cyprien
Le village a plus de mille ans, la station en a soixante : entre les deux, six kilomètres de sable et un port qui n'existait pas avant 1967.

Saint-Cyprien occupe 15,8 km² de plaine du Roussillon entre l’étang de Canet-Saint-Nazaire et l’embouchure du Tech, à une quinzaine de kilomètres de Perpignan et à sept kilomètres d’Elne. La commune comptait 12 068 habitants au recensement de 2023, chiffre entré en vigueur au 1er janvier 2026, et sa population est multipliée par sept l’été. Ce rapport dit tout de son histoire récente. En 1968, on recensait ici 2 592 personnes, dans un bourg agricole de la plaine dont la première chapelle remonte à 904 et dont la chapelle Saint-Étienne de Villerase, consacrée en 1150, est aujourd’hui inscrite aux monuments historiques par arrêté du 21 janvier 1992. Tout a basculé en une décennie. Le 18 juin 1963, l’État crée la mission interministérielle d’aménagement touristique du littoral du Languedoc-Roussillon, présidée par le conseiller d’État Pierre Racine, chargée d’ouvrir au tourisme quelque 200 kilomètres de côte du golfe du Lion restés jusque-là marécageux et infestés de moustiques. Saint-Cyprien figure parmi les sept unités touristiques nouvelles retenues. Le port sort de terre à partir de 1967 : prévu pour 300 bateaux en 1969, il en accueille 700 l’année suivante et compte aujourd’hui 1 885 places, dont 780 en marina, ce qui en fait l’un des plus vastes ports de plaisance de la Méditerranée française. Autour de lui se sont greffés les quartiers de la Plage, des Capellans, de Cap-Roig et de la Lagune, tandis que le village ancien est resté à sa place, à trois kilomètres du rivage. Les plages et le port sont labellisés Pavillon Bleu en 2026.

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Quelles activités nautiques pratiquer à Saint-Cyprien ?

Le port de plaisance donne la mesure : construit à partir de 1967, il aligne aujourd’hui 1 885 places dont 780 en marina, une capitainerie, une zone technique dédiée aux métiers du nautisme et le label Pavillon Bleu 2026. On y embarque pour la voile habitable, la sortie à la journée vers la côte Vermeille ou la pêche en mer, et les clubs installés au port organisent régates et challenges de printemps. Sur la plage nord, le vent de tramontane a fait le reste : c’est le secteur de la planche à voile, du kitesurf et des sports de glisse tractée, avec des écoles ouvertes d’avril à octobre. Le reste du littoral se prête plutôt au paddle, au kayak de mer et à la baignade surveillée en saison, plusieurs plages étant équipées pour l’accès des personnes à mobilité réduite. Pour l’eau douce, la base nautique du lac de Villeneuve-de-la-Raho accueille aviron et canoë, et la baignade y est surveillée de fin juin à fin août sur la seule retenue touristique.

Que faire en plein air à Saint-Cyprien ?

Le terrain est plat, ce qui en fait un pays de vélo : la commune est reliée à Canet-en-Roussillon au nord et à Argelès-sur-Mer au sud, à dix kilomètres, par des itinéraires cyclables littoraux, et les chemins agricoles du village mènent aux vergers et aux vignes de la plaine du Roussillon en quelques minutes. Le golf se pratique ici sur un vaste domaine posé entre la mer, l’étang et une réserve ornithologique, avec un parcours de 18 trous, un parcours de 9 trous et un practice, le Canigó en toile de fond. Le jardin des plantes des Capellans déroule cinq hectares et plus de 500 espèces botaniques, dont une bambouseraie et une roseraie de variétés anciennes, et porte le label Jardin remarquable. Ajoutez le parc de la Prade et son panorama sur la montagne catalane, les boucles de marche autour du lac de la Raho, 1,7 kilomètre pour la retenue touristique et 6,7 kilomètres pour la grande, et les parcours acrobatiques en forêt et centres équestres du secteur. Le triathlon de Saint-Cyprien, disputé chaque année, enchaîne natation en mer, vélo dans la plaine et course à pied sur le front de mer.

Que faire à Saint-Cyprien en loisir Indoor ?

Le musée municipal rue Émile-Zola est la réponse la plus simple : plus de 700 œuvres au sec, des expositions temporaires renouvelées et un tarif d’entrée modeste. Quand l’orage passe sur la plaine, les visites guidées du village ancien et de la chapelle de Villerase, les salles de sport couvertes, le cinéma et les activités de loisirs en salle du secteur, escape games et bowlings compris, prennent le relais. En cas de canicule, la logique s’inverse et il faut chercher l’ombre ou l’altitude : la bambouseraie et les sous-bois du jardin des plantes des Capellans restent nettement plus frais qu’une plage à midi, un parc aquatique occupe les enfants dans l’eau, et une heure de route suffit pour gagner les vallées du Conflent et du Vallespir, où les grottes aménagées et les gorges tiennent une température stable. La plage de la Lagune, moins fréquentée et balayée par la brise marine, reste aussi une option en fin de journée, quand le sable a cessé de brûler.

Envie d’une expérience inoubliable proche de vous ?

Vos questions avant de partir à Saint-Cyprien

Une station créée de toutes pièces soulève des questions particulières : ce qu’il reste du village d’origine, ce que l’on peut faire hors de la plage, et jusqu’où pousser dans l’arrière-pays. Les six réponses ci-dessous s’appuient sur les données de la mairie, du Département et du musée municipal.

Parce qu’il en est une. Le 18 juin 1963, l’État crée la mission Racine pour aménager environ 200 kilomètres de littoral du golfe du Lion, et retient Saint-Cyprien parmi sept unités touristiques nouvelles. Le port sort de terre à partir de 1967. Le village ancien, lui, subsiste à trois kilomètres du rivage, avec son église du XVIIIe siècle.

La plage de l’Art, au nord, réunit les activités de glisse tractée et l’animation ; la plage du Port et celle des Capellans conviennent aux familles, avec surveillance estivale et accès adaptés aux personnes à mobilité réduite ; la plage de la Lagune, au sud du pont tournant, reste la plus naturelle et la plus calme, face à la ligne des Albères.

Le musée municipal des Collections de Saint-Cyprien et ses 700 œuvres, ouvert du mardi au dimanche rue Émile-Zola, le jardin des plantes des Capellans et ses 500 espèces botaniques, la chapelle romane de Villerase consacrée en 1150, un parcours de golf entre mer et étang, les pistes cyclables du littoral et les boucles de marche du lac de Villeneuve-de-la-Raho.

Il compte parmi les plus vastes ports de plaisance de la Méditerranée française, avec 1 885 places dont 780 en marina, une capitainerie, une criée et une zone technique dédiée aux industries nautiques. Les classements exacts varient selon les sources ; le fait établi est sa croissance continue depuis 1967, de 300 places à l’ouverture aux capacités actuelles.

La cathédrale d’Elne consacrée en 1069 et son cloître de marbre à sept kilomètres, l’étang de Canet-Saint-Nazaire et son village de cabanes de pêcheurs au nord, les plages d’Argelès-sur-Mer à dix kilomètres, le port de Collioure à dix-sept kilomètres, le lac de Villeneuve-de-la-Raho et Perpignan à une quinzaine de kilomètres.

La station se vide dès la rentrée, et c’est là qu’elle est la plus agréable : septembre garde une mer à bonne température, des tarifs plus doux et la Festa Major sur trois jours. Octobre apporte la castanyada i vi nou, novembre la fête du muscat. Juin convient pour la voile et le vélo avant l’affluence. En juillet et en août, la population communale est multipliée par sept.