Quels espaces naturels découvrir à Valence et autour ?
À Valence, la nature se découvre d’abord en ville, au parc Jouvet, jardin de 7 hectares labellisé Jardin remarquable en 2006, puis le long des canaux, dont 17 km coulent à ciel ouvert entre les maisons et les jardins. Deux boucles d’environ 1 h 30, celle des canaux de l’Épervière et celle de Châteauvert, se suivent à pied, même avec une poussette. Les berges du Rhône longent toute la ville. Juste en face, à 3 km à vol d’oiseau, le rocher de Crussol, site classé, porte les ruines du château au bord d’un plateau qui domine la plaine de plus de 200 mètres. Comptez 9 km jusqu’au parc départemental de Lorient, à Montéléger, 17 hectares au bord de la Véore, et 17 km jusqu’à la cascade de la Dame, à La Baume-Cornillane, au bout d’un sentier de 2,2 km.
Quels monuments et musées visiter à Valence ?
Le centre de Valence réunit quatre monuments protégés : la cathédrale Saint-Apollinaire, consacrée en 1095, le Pendentif, monument funéraire Renaissance de 1548, la Maison des Têtes, bâtie entre 1528 et 1532 et classée en 1944, et le kiosque Peynet, classé en 1982. Grande Rue, la Maison des Têtes abrite la Maison du patrimoine, gratuite et ouverte tous les jours. Le musée de Valence art et archéologie occupe depuis 1911 l’ancien palais épiscopal et conserve plus de 20 000 œuvres ; ses dessins d’Hubert Robert viennent d’un don fait en 1836, et son belvédère vitré ouvre une vue à 360° sur le Rhône et le Vercors. Rue Louis-Gallet, le Centre du patrimoine arménien retrace en sept séquences le génocide, l’exil et l’installation des Arméniens en France, à partir de plus de 2 000 documents d’archives. Autour, voyez les ruines de Crussol, inscrites en 1927 (3 km), et à Tournon-sur-Rhône (15 km) le château-musée et la passerelle Marc-Seguin, achevée en 1849.
Quelles activités nautiques pratiquer à Valence ?
À Valence, les activités nautiques se pratiquent sur le Rhône, à bord d’un catamaran électro-solaire qui part du quai Frédéric-Mistral, au pied du parc Jouvet, et sur les plans d’eau des environs, comme la base de loisirs d’Étoile-sur-Rhône et son téléski nautique de 650 mètres, à 11 km. Le catamaran avance sans bruit sur le fleuve, entre Andancette et La Voulte-sur-Rhône selon les sorties. Plus au sud, le port de l’Épervière est le port de plaisance de la ville. Installée aux îles du Chez, la base d’Étoile-sur-Rhône accueille le wakeboard et le ski nautique ; on y loue aussi des paddles et des pédalos, et un aquapark complète l’offre. En ville, on pêche aussi dans les canaux.
Que faire en plein air à Valence ?
En plein air, Valence se parcourt à vélo sur la ViaRhôna, la véloroute du Léman à la Méditerranée : l’étape qui arrive de Tournon-sur-Rhône compte 24 km et franchit le 45e parallèle à Pont-de-l’Isère, et celle qui repart vers Le Pouzin, 33 km, quitte la ville par le parc Jouvet. Dans le parc, les enfants retrouvent le petit train, les manèges, la volière et l’enclos des daims. De l’autre côté du Rhône, les ruines de Crussol, au-dessus de Saint-Péray, sont en accès libre tous les jours, et un sentier les relie aux grottes de Soyons. À Upie, à 17 km, un parc zoologique de 6 hectares réunit 180 espèces. Depuis Saint-Jean-de-Muzols, à 18 km, un train historique remonte les gorges du Doux sur une voie métrique posée entre 1886 et 1891. On trouve encore un parc de miniatures à Soyons, des parcs de loisirs à Châteaudouble et un mini-golf à Châteauneuf-sur-Isère.
Envie d’une expérience inoubliable proche de vous ?
Valence, la ville d’un pape, d’un lieutenant et de deux amoureux
Une ville du Rhône irriguée par ses canaux. Valence occupe la rive gauche du Rhône entre 106 et 191 mètres d’altitude. Son nom viendrait, selon l’office de tourisme, d’un mot celte désignant un lieu habité riche en eau. Exploités par les Romains puis par les ordres monastiques, les canaux ont arrosé champs et vergers, fait tourner des moulins au Moyen Âge, puis servi aux lavandières au XIXe siècle. Jugés insalubres, plusieurs ont été couverts ; une prise de conscience, dans les années 1960, a conduit à les aménager pour la promenade. Le canal des Malcontents a ouvert la voie en 1980. En face, la crête de Crussol monte de 306 à 406 mètres ; le château de pierre y a été bâti au XIIe siècle, puis démantelé sous Louis XIII.
De Valentia à l’université du dauphin. La colonie romaine de Valentia a laissé son plan à la vieille ville : la cathédrale Saint-Apollinaire, construite sous l’évêque Gontard entre 1063 et 1099, occupe deux carrés de la trame antique. Incendiée par les huguenots en 1562 et en 1567, elle a été reconstruite à partir de 1604 dans son style roman. L’université fondée en 1452 a attiré des juristes : Jacques Cujas y a enseigné de 1557 à 1559, puis de 1567 à 1575. L’un de ses professeurs, Antoine de Dorne, également consul de la ville, a fait bâtir la Maison des Têtes, dont la façade montre les Vents, la Fortune et le Temps. En 1548, le chanoine Nicolas Mistral fait élever dans le cloître de la cathédrale son tombeau en forme d’arc de triomphe, le Pendentif ; vendu comme bien national en 1796, il est acquis par la ville et classé en 1840. La place des Clercs voisine a vu, en 1755, le supplice du contrebandier Louis Mandrin.
Un lieutenant et un pape. Le 3 novembre 1785, Napoléon Bonaparte arrive à Valence pour rejoindre le régiment de La Fère. Il loge Grande Rue chez Marie-Claudine Bou, prend la garde au poste de la place des Ormeaux en janvier 1786 et quitte la ville à la fin de l’été. Il revient en juin 1791 comme premier lieutenant, puis repasse le 12 octobre 1799, au retour d’Égypte. La Maison du patrimoine consacre un espace à ce passé militaire. Six semaines avant ce dernier passage, Valence avait vu mourir un prisonnier du Directoire : le pape Pie VI, arrivé dans l’été, s’éteint le 29 août 1799. Son corps repart pour Rome après le Concordat, mais la ville obtient son cœur et ses entrailles, conservés dans la cathédrale. Selon la tradition, un boulanger valentinois crée alors le suisse en hommage aux gardes du pape.
Le kiosque, le parc et le Champ de Mars. Un premier kiosque à musique se dresse sur le Champ de Mars en 1862. Celui d’aujourd’hui, dessiné par l’architecte Eugène Poitoux, date de 1890. En 1942, le dessinateur Raymond Peynet, de passage à Valence, y place un jeune violoniste et une jeune fille qui l’écoute ; il intitule le dessin « La Symphonie inachevée », et le journaliste Max Favalelli le rebaptise « Les Amoureux de Peynet ». Le kiosque porte le nom de l’artiste depuis sa visite d’avril 1966 et il est classé monument historique en 1982. Longtemps, un parking l’a encerclé ; en 2000, la ville a enterré ce parking et rendu les trois hectares de l’esplanade aux promeneurs. En contrebas, face à Crussol, le parc Jouvet occupe des terrains achetés grâce à l’argent offert par le mécène Théodore Jouvet ; Émile Loubet, président de la République et enfant de la Drôme, l’a inauguré le 13 août 1905.
Des scènes et des tables. Deux scènes valentinoises portent un label national. Lux, scène nationale installée boulevard du Général-de-Gaulle, place les images et les arts visuels au centre de sa programmation. La Comédie de Valence, créée en 1997 et centre dramatique national depuis 2001, joue place Charles-Huguenel dans une salle de 880 places. L’été, le Champ de Mars devient une grande scène : le festival Sur le Champ !, gratuit, a réuni plus de 42 000 spectateurs en 2024, et sa dixième édition s’est tenue du 22 au 24 juillet 2026. En septembre, Valence en Gastronomie y installe chefs, producteurs et vignerons ; la onzième édition a eu lieu du 10 au 13 septembre 2026. En août, le parc Jouvet accueille aussi, le dimanche en début de soirée, les concerts de Jazz sur le Gazon.
Pour continuer, la page Drôme présente tout le département, du Vercors à la Drôme provençale. À 17 km, la page Upie détaille la sortie au parc zoologique ; plus au sud, Crest et sa tour, puis Montélimar. De l’autre côté du Rhône, Crussol, Tournon-sur-Rhône et les gorges du Doux appartiennent à l’Ardèche. Sur Totem Adventure, les activités et les prestataires de Valence et de ses environs sont classés par type d’expérience, sur la carte de la région Auvergne-Rhône-Alpes.
À retenir
- Valence compte 64 458 habitants, les Valentinois (Insee, 2023). Préfecture de la Drôme et commune la plus peuplée du département, sur la rive gauche du Rhône.
- La cathédrale Saint-Apollinaire a été consacrée le 5 août 1095 par le pape Urbain II ; le Pendentif (1548) est classé monument historique depuis 1840.
- Valence est Ville d’art et d’histoire depuis 1985 ; la Maison des Têtes (1528-1532) abrite la Maison du patrimoine, en accès gratuit.
- Bonaparte arrive à Valence le 3 novembre 1785 ; le pape Pie VI y meurt le 29 août 1799, et le biscuit suisse en garde le souvenir.
- Le kiosque Peynet (1890), dessiné par Raymond Peynet en 1942, est classé depuis 1982 ; le parc Jouvet (7 ha), inauguré en 1905, est Jardin remarquable depuis 2006.
- Les canaux forment un réseau d’environ 40 km, dont 17 km à ciel ouvert, avec deux boucles de promenade d’environ 1 h 30.
- En cas de canicule : centre aqualudique de l’Épervière (tous les jours de 10 h à 20 h en juillet et en août), piscines en plein air de Chabeuil et de Peyrus, grottes de Soyons, canaux et parc Jouvet tôt le matin.
- Marché de la place des Clercs le jeudi et le samedi matin, avec près de 150 exposants le samedi.
- Sur le Champ de Mars : festival Sur le Champ ! en juillet (gratuit) et Valence en Gastronomie en septembre.
Valence pratique : vos questions avant la visite
À Valence, les questions des visiteurs portent surtout sur les monuments à voir en une journée, les sorties avec des enfants, la chaleur de l’été et les jours de marché. Les réponses ci-dessous s’appuient sur les sites de l’office de tourisme Valence Romans Tourisme, de Valence Romans Agglo et du musée de Valence, relevés en octobre 2026. Les distances sont mesurées à vol d’oiseau depuis le centre-ville.
À Valence, sortez aux heures fraîches : le parc Jouvet ouvre dès 7 h 30 en été et les canaux offrent des promenades à l’ombre. Aux heures chaudes, le centre aqualudique de l’Épervière accueille les baigneurs tous les jours de 10 h à 20 h en juillet et en août, avec bassin extérieur et toboggans. Chabeuil (9 km) et Peyrus (18 km) ont des piscines municipales en plein air. Le musée de Valence se visite à l’abri, et les grottes de Soyons (6 km) ouvrent chaque jour l’été.
À Valence, commencez par la place des Clercs et la cathédrale Saint-Apollinaire, consacrée en 1095, puis le Pendentif de 1548 et la Maison des Têtes, Grande Rue, où la Maison du patrimoine raconte gratuitement l’histoire de la ville. L’après-midi, montez au belvédère du musée de Valence, dans l’ancien palais épiscopal, avant de rejoindre le kiosque Peynet, sur le Champ de Mars, et le parc Jouvet. En fin de journée, suivez un canal, puis revenez sur l’esplanade, face aux ruines de Crussol.
À Valence, le parc Jouvet réserve aux enfants un petit train, des manèges, une volière et l’enclos des daims. Le centre aqualudique de l’Épervière a des toboggans et une rivière rapide avec simulateur de surf. Autour de Valence, un parc zoologique de 6 hectares attend les familles à Upie (17 km), un train historique remonte les gorges du Doux depuis Saint-Jean-de-Muzols (18 km), et à la grotte de Néron, à Soyons (6 km), les enfants peuvent s’initier à la fouille préhistorique.
Le suisse est la spécialité de Valence : un biscuit sablé parfumé à la fleur d’oranger, garni de petits morceaux d’écorce d’orange confite et façonné en petit soldat : chapeau, moustache, yeux en grains de café, boutons en raisins de Corinthe. Selon la tradition, il rend hommage aux gardes suisses du pape Pie VI, mort à Valence le 29 août 1799. On le fabrique depuis plus de 200 ans, et il se déguste surtout autour de Pâques, en particulier le dimanche des Rameaux, son jour de fête.
À Valence, le grand marché du centre se tient place des Clercs, au pied de la cathédrale : le jeudi de 7 h à 12 h 30 et le samedi de 7 h à 14 h, avec près de 150 exposants qui gagnent les places de l’Université et des Ormeaux. D’autres marchés ont lieu dans la ville tous les jours sauf le dimanche. En été, des marchés nocturnes d’artisans s’installent place des Clercs le mardi soir, du 16 juin au 11 août en 2026.
Autour de Valence, voyez les ruines de Crussol (3 km), Saint-Péray et ses vins effervescents (5 km), les grottes et le musée archéologique de Soyons (6 km), le parc départemental de Lorient à Montéléger (9 km), le bourg médiéval d’Étoile-sur-Rhône (11 km), Tournon-sur-Rhône et Tain-l’Hermitage, reliées par la passerelle Marc-Seguin (15 km), le parc zoologique installé à Upie (17 km), la cascade de la Dame à La Baume-Cornillane (17 km) et Romans-sur-Isère (19 km). Distances à vol d’oiseau depuis le centre de Valence.
