Découvrez les villes emblématiques de la Drôme
Valence et Romans-sur-Isère au nord, Crest et Die le long de la rivière Drôme, Montélimar et Nyons au sud : chaque partie du département a sa ville repère. Voici les communes à connaître avant de préparer votre séjour, avec ce qui distingue chacune. Valence : préfecture et première ville du département avec 64 458 habitants, entre Rhône et Vercors ; son musée occupe l’ancien palais épiscopal, à côté de la cathédrale Saint-Apollinaire. Montélimar : 40 595 habitants, ville du nougat, attesté ici depuis 1701, et du château des Adhémar, propriété du Département depuis 1965. Crest : ville de la vallée de la Drôme, dominée par sa tour de 52 mètres, ancien donjon resté prison jusqu’en 1873. Saint-Nazaire-en-Royans : village du Royans au confluent de la Bourne et de l’Isère, dominé par son aqueduc, avec une grotte préhistorique à l’entrée du bourg. Pierrelatte : ville du Tricastin (13 756 habitants), connue pour sa réserve tropicale consacrée aux crocodiles. Upie : village de la plaine de Valence qui accueille un parc zoologique de 6 hectares. Romans-sur-Isère : 33 464 habitants, ville du cuir devenue au XIXe siècle la capitale de la chaussure de luxe, avec un musée international de la chaussure ouvert en 1971. Die : sous-préfecture du Diois, au pied des falaises du Glandasse (2 041 mètres), dans le vignoble de la clairette. Nyons : sous-préfecture de la Drôme provençale, terre de l’olive tanche et de la première huile d’olive française reconnue en AOC, en 1994. Grignan : l’un des cinq Plus Beaux Villages de France du département, avec le château où mourut Madame de Sévigné en 1696. Hauterives : commune du Palais idéal du facteur Cheval, bâti de 1879 à 1912. Buis-les-Baronnies : capitale historique du tilleul, dont la première foire remonte à 1808, et site d’escalade réputé. La Drôme est bordée par l’Ardèche de l’autre côté du Rhône, par l’Isère au nord et à l’est, par les Hautes-Alpes à l’est, par les Alpes-de-Haute-Provence au sud-est et par le Vaucluse au sud.
Quels sites naturels voir dans la Drôme ?
Les grands sites naturels de la Drôme sont le Vercors, la forêt de Saoû et les Baronnies provençales. Dans le Vercors drômois, le cirque d’Archiane, à Châtillon-en-Diois, et la combe Laval, une reculée longue de plus de 4 kilomètres et profonde de plus de 600 mètres, comptent parmi les paysages les plus impressionnants du massif. La forêt de Saoû est un synclinal perché, réputé comme l’un des plus hauts d’Europe : site classé depuis 1942 et propriété du Département depuis 2003, elle est dominée par les Trois Becs, dont le Veyou culmine à 1 589 mètres. Près de Luc-en-Diois, au site du Claps, la rivière Drôme fait un saut ; à Omblèze, la cascade de la Druise tombe de 72 mètres. Sous terre, le réseau de la grotte de la Luire, à Saint-Agnan-en-Vercors, dépasse 57 kilomètres, et la grotte de Thaïs, à Saint-Nazaire-en-Royans, garde les traces de chasseurs de la fin de la dernière glaciation. En aval de Crest, la réserve naturelle des Ramières protège depuis 1987 346 hectares de rivière, de bancs de galets et de forêts alluviales, où vivent le castor et l’apron du Rhône. Les quatre espèces de vautours de France nichent dans le département, surtout dans les Baronnies et le sud du Vercors.
Quels musées et monuments visiter dans la Drôme ?
Les deux monuments phares de la Drôme sont le Palais idéal du facteur Cheval, à Hauterives, et le château de Grignan. Ferdinand Cheval a bâti seul son palais de 1879 à 1912 : 26 mètres de long, 12 de haut, classé monument historique en 1969 avec l’appui d’André Malraux et propriété de la commune depuis 1994. Le château de Grignan, où Madame de Sévigné mourut en 1696, appartient au Département depuis 1979 ; il est classé monument historique depuis 1993 et labellisé Musée de France depuis 2002. Le Département possède aussi le château de Suze-la-Rousse, forteresse du XIe siècle transformée en demeure Renaissance, avec sa salle de jeu de paume, et le château des Adhémar à Montélimar, dont le logis roman est classé depuis 1889. À Crest, la tour de Crest, ancien donjon de 52 mètres, a servi de prison jusqu’en 1873 et ses murs portent des centaines de graffitis de détenus. À Valence, le musée installé dans l’ancien palais épiscopal a rouvert le 13 décembre 2013 et conserve un ensemble de sanguines et de peintures d’Hubert Robert. À Romans-sur-Isère, le musée international de la chaussure présente 16 500 pièces dans l’ancien couvent de la Visitation. Au col de la Chau, à Vassieux-en-Vercors, le Mémorial de la Résistance en Vercors, inauguré le 21 juillet 1994, retrace les combats de l’été 1944.
Quelles activités nautiques pratiquer dans la Drôme ?
Dans la Drôme, l’activité nautique phare est la descente de la rivière Drôme en canoë ou en kayak, en particulier entre Die et Aouste-sur-Sye, en passant par Saillans. Sur ce tronçon, la rivière se prête aussi à la baignade et, quand le débit le permet, au rafting. Le niveau d’eau suit les saisons : la Drôme est haute en avril et en mai, à la fonte des neiges, et basse en août, quand son débit moyen descend à 4 m³/s à Saillans. Au nord, à Saint-Nazaire-en-Royans, une croisière commentée d’environ 1 h 30 en bateau à roue navigue sur l’Isère au pied des falaises du Vercors, d’avril à septembre ; le plan d’eau du village se parcourt aussi en paddle ou en canoë. Dans les gorges du Vercors, le canyoning se pratique avec des moniteurs. Loueurs de canoës, bases nautiques et guides se répartissent le long de la vallée de la Drôme, de Die à Crest.
Que faire en plein air dans la Drôme ?
En plein air, la Drôme se parcourt à pied, à vélo et sur ses falaises d’escalade. À l’ouest, la ViaRhôna, véloroute de 815 kilomètres entre le lac Léman et la Méditerranée intégrée à l’EuroVelo 17, longe le Rhône ; à l’est, le Vercors et les Baronnies déroulent cols, plateaux et sentiers balisés. Les grimpeurs se retrouvent dans la forêt de Saoû, dans les gorges d’Omblèze et à Buis-les-Baronnies, l’un des deux sites d’escalade de renommée internationale du Parc naturel régional des Baronnies provençales, qui compte 1 500 voies équipées. Le département compte six stations de montagne, de Font d’Urle au col de Rousset ; l’été, celle du col de Rousset propose luge sur rail et trottinettes de descente. Pour une sortie en famille, un parc zoologique de 6 hectares à Upie réunit plus de 800 animaux de 180 espèces. Parcs accrobranche, centres équestres, balades avec des ânes dans le Royans et vols en parapente complètent l’offre.
Que faire dans la Drôme quand il pleut ou en cas de canicule ?
Quand il pleut ou en cas de canicule, les grottes sont les refuges les plus sûrs de la Drôme. La grotte de Thaïs, à Saint-Nazaire-en-Royans, reste à 13 °C toute l’année et se visite en une heure environ ; la grotte de la Luire, à Saint-Agnan-en-Vercors, s’ouvre à 875 mètres d’altitude et garde une température de 7 °C. Pendant les fortes chaleurs, montez aussi sur les plateaux du Vercors drômois, souvent au-dessus de 1 000 mètres : au col de la Chau, le Mémorial de la Résistance demande une visite de 1 h 30 à 2 heures. En ville, le musée de Valence, le musée international de la chaussure à Romans-sur-Isère et les salles des châteaux de Grignan, de Suze-la-Rousse et de Montélimar se visitent à l’abri. À Pierrelatte, une réserve tropicale sous serre consacrée aux crocodiles, à la température tempérée toute l’année, compte en moyenne 2 h 30 de visite. Le Palais idéal du facteur Cheval se découvre en plein air : en été, venez dès l’ouverture. Centres aquatiques, bowlings, escape games, laser games et trampoline parks prennent le relais dans les grandes villes du département, de Valence à Montélimar.
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La Drôme, des falaises du Vercors aux oliviers des Baronnies
Le Vercors, entre plateaux, falaises et mémoire. Le Parc naturel régional du Vercors, créé en 1970, couvre 206 000 hectares et 83 communes, réparties entre la Drôme et l’Isère. Côté drômois, le massif domine le Diois par des falaises de plusieurs centaines de mètres : celles du Glandasse, qui culmine à 2 041 mètres au-dessus de Die, et celles du cirque d’Archiane. Sur les hauteurs du massif, la réserve des Hauts-Plateaux n’abrite ni habitation permanente ni route à grande circulation ; seules des routes forestières la parcourent, entre 1 050 mètres et les 2 341 mètres du Grand Veymont. À l’ouest, la route de la combe Laval, ouverte en 1896 par l’administration forestière, suit la paroi à flanc de falaise. Le Vercors est aussi un lieu de mémoire. En juillet 1944, plus de 15 000 soldats allemands donnent l’assaut au maquis ; 201 civils et 639 maquisards y perdent la vie. Le 21 juillet, des planeurs se posent sur Vassieux-en-Vercors, que le général de Gaulle fait Compagnon de la Libération le 4 août 1945. Dans le porche de la grotte de la Luire, où un hôpital de fortune soignait les blessés, 17 d’entre eux sont achevés sur place et sept infirmières sont déportées à Ravensbrück. La nécropole de Vassieux, créée en 1948, rassemble 187 tombes. Aujourd’hui, les vautours fauves réintroduits entre 1999 et 2007 nichent de nouveau sur ces falaises, et le gypaète barbu s’y reproduit depuis 2022.
La vallée de la Drôme, de Die à la forêt de Saoû. La rivière Drôme traverse le département d’est en ouest sur 110 kilomètres. Torrentielle dans le Haut-Diois, elle fait un saut au site du Claps, près de Luc-en-Diois, puis s’élargit après Crest. Die, l’antique Dea Augusta Vocontiorum, fut l’une des cités importantes de la Gaule narbonnaise. Pline l’Ancien y vantait déjà le vin des Voconces, dont on arrêtait la fermentation en plongeant les jarres dans l’eau froide : la clairette actuelle commence, elle aussi, par une fermentation en cuve freinée par le froid. Le vignoble a pris son essor commercial en 1885, quand le chemin de fer a relié Die à la ligne Paris-Lyon-Marseille. Plus en aval, la forêt de Saoû forme une coque presque fermée, que la route ne franchit que par deux échancrures, le pas de Lauzens au nord et le défilé du Pertuis au sud. Le député du Haut-Rhin Maurice Burrus, devenu propriétaire de toute la forêt en 1924, y fit tracer un circuit de 27 kilomètres et bâtir l’auberge des Dauphins, inspirée du Petit Trianon et inaugurée en 1934. Depuis 1989, Saoû accueille chaque juillet un festival consacré à Mozart, né sous le nom de « Saoû chante Mozart », dont certains concerts se jouent dans la forêt. Avant le Rhône, la réserve des Ramières suit la rivière sur 10 kilomètres entre Allex et Livron-sur-Drôme ; 200 espèces d’oiseaux y ont été observées.
La Drôme provençale, châteaux, nougat et oliviers. Au sud de Montélimar, le paysage change : chênes verts, vignes, lavandes et villages perchés. Madame de Sévigné fit trois longs séjours à Grignan auprès de sa fille, mariée au comte de Grignan ; elle y mourut en 1696 et repose dans la collégiale Saint-Sauveur. Démantelé à la Révolution, le château fut reconstruit au début du XXe siècle par Marie Fontaine, avant d’être acheté par le Département en 1979. Depuis 1987, ses Fêtes nocturnes y jouent chaque été une pièce montée pour le lieu. Montélimar doit la renommée de son nougat, attesté dans la ville depuis 1701, à Émile Loubet, maire de la ville puis président de la République de 1899 à 1906, qui en offrait aux souverains reçus à l’Élysée. Plus à l’est, Nyons cultive la tanche, une variété d’olive sélectionnée pour sa résistance au froid, qui permit aux oliveraies de survivre au gel de 1890. Les Baronnies provençales, classées parc naturel régional en 2015, ont été jusqu’aux années 1990 la principale région française productrice de fleurs de tilleul. La première foire au tilleul de Buis-les-Baronnies remonte à 1808, et une fête du tilleul s’y tient encore chaque mois de juillet.
Le nord, entre palais de pierre et collines. Au nord de Valence, la Drôme des collines garde le monument le plus singulier du département. En 1879, le facteur Ferdinand Cheval bute sur une pierre au cours de sa tournée ; pendant trente-trois ans, il ramasse d’autres pierres et bâtit son Palais idéal la nuit, à la lampe à pétrole. Sur une façade, il a gravé le compte de son travail : « 10 mille journées, 93 mille heures, 33 ans d’épreuves ». Picasso et André Breton l’ont soutenu au début des années 1930, et André Malraux l’a fait classer en 1969, contre l’avis de ses propres services. Romans-sur-Isère, qui travaille le cuir depuis le XIVe siècle, est devenue au XIXe siècle la capitale de la chaussure de luxe, et son musée en raconte l’histoire. Au bord du Rhône, le belvédère de Pierre-Aiguille, à Crozes-Hermitage, compte parmi les grands sites français de suivi de la migration : plusieurs milliers de cigognes blanches y passent chaque année. Pour relier grottes, rivières, châteaux et marchés selon la saison et l’âge de chacun, Totem Adventure recense les expériences du département par type et par commune, et vous aide à composer un séjour à votre rythme.
À retenir
- La Drôme (26) compte 362 communes et 524 207 habitants (Insee, 2023) sur 6 530 km² ; son point culminant, le rocher Rond, atteint 2 453 mètres.
- La réserve naturelle des Hauts-Plateaux du Vercors, créée en 1985, couvre 17 030 hectares : c’est la plus vaste réserve naturelle terrestre de France métropolitaine.
- Le Palais idéal du facteur Cheval (1879-1912) et le château de Grignan, propriété du Département depuis 1979, sont les deux monuments phares du département.
- Quand il pleut ou en cas de canicule : grotte de Thaïs (13 °C), grotte de la Luire (7 °C), plateaux du Vercors, musées de Valence et de Romans-sur-Isère.
- Cinq Plus Beaux Villages de France : La Garde-Adhémar, Grignan, Mirmande, Montbrun-les-Bains et Le Poët-Laval.
- Au menu : clairette de Die (AOC 1942), picodon (AOP 1996), olives et huile d’olive de Nyons (AOC 1994), nougat de Montélimar et raviole du Dauphiné (IGP).
Vos questions sur les activités et loisirs dans la Drôme
Avant un séjour dans la Drôme, les mêmes questions reviennent : quels sites choisir entre le Vercors et la Drôme provençale, que faire avec des enfants, où se mettre au frais quand le thermomètre grimpe, où se baigner. Voici nos réponses, appuyées sur des sources vérifiées et valables pour tout le département, du Royans aux Baronnies.
Le Palais idéal du facteur Cheval à Hauterives, le château de Grignan, la tour de Crest et ses 52 mètres, la forêt de Saoû, la combe Laval et le cirque d’Archiane dans le Vercors, le Mémorial de la Résistance à Vassieux-en-Vercors et le musée de Valence, installé dans l’ancien palais épiscopal.
Une croisière en bateau à roue sur l’Isère à Saint-Nazaire-en-Royans, la grotte de Thaïs et ses traces de chasseurs préhistoriques, un parc zoologique à Upie, une réserve tropicale consacrée aux crocodiles à Pierrelatte, une descente de la Drôme en canoë et, l’été, la luge sur rail du col de Rousset.
Descendez sous terre : la grotte de Thaïs reste à 13 °C toute l’année et celle de la Luire à 7 °C. Montez ensuite sur les plateaux du Vercors, souvent au-dessus de 1 000 mètres, ou passez les heures chaudes au musée de Valence, au musée de la chaussure de Romans-sur-Isère ou dans les châteaux du Département.
Cinq communes portent le label des Plus Beaux Villages de France : La Garde-Adhémar, Grignan, Mirmande, Montbrun-les-Bains et Le Poët-Laval. Grignan y ajoute son château Renaissance, où mourut Madame de Sévigné en 1696. Au bord de la rivière Drôme, Saillans mérite aussi le détour, tout comme Cliousclat, voisin de Mirmande.
La raviole du Dauphiné, la pogne de Romans, la caillette, le picodon, les olives noires et l’huile d’olive de Nyons, la truffe noire du Tricastin et le nougat de Montélimar. Côté vins : la clairette de Die, effervescente, l’hermitage et le crozes-hermitage au nord, le grignan-les-adhémar au sud.
La rivière Drôme est le grand lieu de baignade du département, surtout entre Die et Aouste-sur-Sye, en passant par Saillans, où l’on se baigne et descend la rivière en canoë l’été. En août, le débit baisse nettement : avant de vous baigner, renseignez-vous auprès des offices de tourisme sur les zones surveillées et la qualité de l’eau.