Quels sites naturels découvrir à Beaumont-en-Véron ?
Les Puys du Chinonais sont le site phare de la commune, qu’ils partagent avec Chinon et Huismes : une dizaine de buttes silico-calcaires dont huit forment un site Natura 2000 de 127 hectares, classé depuis 2007. Le Conservatoire d’espaces naturels en gère 55 hectares, dont 42 appartiennent au Département d’Indre-et-Loire depuis 1981. On y marche sur des pelouses sèches où cohabitent flore méditerranéenne et espèces submontagnardes : anémone pulsatille, globulaire commune, une douzaine d’orchidées sauvages. Le puy du Pérou offre un panorama sur les plaines du Véron, et les puys Cruchon, Grésilles et Roche Honneur complètent l’enfilade. En contrebas, les rives de la Vienne alignent chemins ombragés, haies bocagères et postes de pêche, sur près de trois kilomètres de berges communales. À dix minutes, le lieu-dit Bertignolles conserve des pelouses sèches en bord de Loire ; à une quinzaine de kilomètres, le belvédère de Candes-Saint-Martin et sa table d’orientation embrassent la confluence de la Loire et de la Vienne.
Quels monuments visiter à Beaumont-en-Véron et alentour ?
La commune conserve un mégalithe néolithique, le dolmen de la Grosse Pierre, planté sur le parcours du circuit de randonnée ouest. L’église Notre-Dame-du-Rosaire dessert le bourg. Le manoir de la Courtinière, rue du Véron, est inscrit au titre des monuments historiques depuis le 6 mai 1927 : cette ancienne ferme du prieuré de Beaumont, bâtie au XVIe siècle, montre depuis la voie un portail surmonté d’une galerie et les ruines d’une chapelle — la propriété reste privée et ne se visite pas. Plusieurs autres logis jalonnent le territoire, dont celui qui appartint à la famille de Razilly, d’où était issu Isaac de Razilly, lieutenant-général en Nouvelle-France au XVIIe siècle. Les grandes visites se font à six kilomètres, à Chinon : la forteresse royale, propriété du Département, la chapelle troglodytique Sainte-Radegonde et sa peinture murale de la Chasse royale, la collégiale Saint-Mexme. À Savigny-en-Véron, le Musée du Véron, labellisé Musée de France, conserve environ 3 000 objets du patrimoine rural de la presqu’île.
Que faire en plein air à Beaumont-en-Véron ?
Deux boucles balisées partent du centre du bourg, près de la mairie : le circuit Est, 7,9 kilomètres à plat, qui traverse les vignes AOC Chinon et longe les Puys ; le circuit Ouest, 7,8 kilomètres pour 61 mètres de dénivelé, qui passe par le dolmen de la Grosse Pierre et d’anciennes carrières de tuffeau – attention, il devient impraticable en période de crue de la Vienne. À vélo, la boucle n° 38 « Entre Chinon et Candes-Saint-Martin » forme un circuit facile de 24,3 kilomètres qui traverse Beaumont-en-Véron, Avoine et Savigny-en-Véron, et se raccorde à La Loire à Vélo, itinéraire national de 900 kilomètres dont la section Rigny-Ussé – Candes-Saint-Martin passe au nord de la commune. Les Puys du Chinonais se parcourent librement toute l’année, par des sentiers balisés dotés de panneaux d’interprétation.
Envie d’une expérience inoubliable proche de vous ?
Où découvrir l’artisanat et les produits du terroir à Beaumont-en-Véron ?
Beaumont-en-Véron figure parmi les 26 communes de l’aire de l’AOC Chinon, reconnue par décret du 31 juillet 1937 : environ 240 hectares de vignes occupent le territoire communal, sur les quelque 2 300 hectares de l’appellation, qui produit près de 110 000 hectolitres par an. Le cépage roi est le cabernet franc, appelé ici « breton » depuis qu’il est remonté la Loire par le port de Nantes — Rabelais évoquait dès 1534 ce « bon vin breton » en précisant qu’il venait du Véron, et non de Bretagne. Les blancs, minoritaires, sont issus du chenin. Les sols racontent trois histoires différentes : terrasses de graviers le long de la Vienne, coteaux de tuffeau, plateaux d’argile à silex. Le marché hebdomadaire le plus proche se tient le jeudi, place Jeanne-d’Arc à Chinon, et les caves de dégustation troglodytiques ponctuent les coteaux de la presqu’île.
Quels hébergements de charme autour de Beaumont-en-Véron ?
Le Véron aligne des maisons de tuffeau blanc et des logis viticoles reconvertis en chambres d’hôtes, souvent au milieu des parcelles d’AOC Chinon. À six kilomètres, la ville de Chinon propose des adresses de caractère dans le tissu médiéval, au pied de la forteresse et le long de la Vienne. Vers Candes-Saint-Martin, classé parmi les Plus Beaux Villages de France, et vers Fontevraud-l’Abbaye, les hébergements occupent d’anciennes demeures de village, à une quinzaine de kilomètres du bourg.
Que manger à Beaumont-en-Véron ?
La table du Chinonais commence par les rillons, cubes de poitrine de porc confits, et les rillettes de Tours, cuites longuement jusqu’à brunir et protégées par une IGP depuis 2013. La fouace, ce pain rond au four à bois qui déclenche la guerre picrocholine dans Gargantua, reste le marqueur littéraire du pays : on la retrouve aujourd’hui sous forme de fouées, petits pains soufflés que l’on ouvre chauds pour les garnir. Le sainte-maure-de-touraine, bûche de chèvre cendrée traversée d’une paille de seigle, est en AOC depuis 1990. Les rouges de cabernet franc de l’AOC Chinon accompagnent l’ensemble, et les blancs de chenin ouvrent le repas.
Beaumont-en-Véron, le pays entre deux rivières
Une presqu’île qui porte son nom depuis 1314. Le Véron n’est pas une commune mais un pays : une langue de terre agricole prise entre la Loire au nord et la Vienne au sud, qui se rétrécit d’est en ouest jusqu’à la confluence. Beaumont-en-Véron en occupe l’entrée, côté Chinon. Les archives donnent Bellis Mons, puis Bellis Montis en 1290, et le nom actuel s’impose en 1314 – les Bellimontois y ont gardé leur gentilé. Le relief a fait la réputation du lieu bien avant le tourisme : ces buttes que l’on appelle ici des puys ont résisté à l’érosion parce que leur tuffeau jaune est chargé de silice, quand la craie tendre des alentours s’est effacée. Le microclimat qui en découle – vents faibles, fort ensoleillement, sols drainants – a longtemps servi à la vigne et au maraîchage. La commune vit aujourd’hui au rythme des crues, aussi : la Vienne et le Négron ont valu à Beaumont-en-Véron quatre arrêtés de catastrophe naturelle, en 1982, 1993, 1999 et 2013.
Dix buttes devenues un site protégé. Les Puys du Chinonais forment l’un des ensembles de pelouses sèches les plus remarquables du Centre-Val de Loire. Huit de ces buttes composent une zone spéciale de conservation Natura 2000 de 127 hectares, désignée en 2007 ; le Conservatoire d’espaces naturels en assure la gestion sur 55 hectares, dont 42 propriété du Département d’Indre-et-Loire depuis 1981 et une douzaine acquis en 2001. La biodiversité y tient à l’entretien. Faute de troupeaux, la fauche sélective remplace le pâturage disparu, et des expérimentations d’éco-pâturage ovin sont menées dans le cadre d’un plan de gestion courant de 2022 à 2031. Ce travail obstiné maintient ouvert un milieu où poussent une douzaine d’espèces d’orchidées sauvages, l’anémone pulsatille et la globulaire commune, et où l’on entend en été la cigale rouge, espèce que l’on n’attend pas si haut sur la carte. Les sentiers balisés et les panneaux d’interprétation permettent de traverser le site sans le piétiner : c’est une promenade de deux heures, pas une réserve interdite.
Du cabernet franc et un mot de Rabelais. Beaumont-en-Véron est en plein cœur du vignoble de Chinon, dont l’aire compte 26 communes d’Indre-et-Loire – d’Avoine à Seuilly en passant par Cravant-les-Côteaux et L’Île-Bouchard. Le cahier des charges de l’appellation autorise le cabernet franc en cépage principal, le cabernet-sauvignon dans la limite de 10 %, et le chenin pour les blancs. Le nom local du cabernet franc, le « breton », est un contresens géographique parfaitement documenté : le cépage est remonté depuis Nantes par la Loire, et Rabelais, dans Gargantua en 1534, précise déjà que ce bon vin breton « ne vient pas de Bretagne, mais du bon pays de Véron ». Sur la commune, environ 240 hectares de vignes se répartissent entre les terrasses de graviers proches de la Vienne et les coteaux de tuffeau, deux terroirs qui donnent des vins très différents – les premiers plus souples, les seconds taillés pour la garde.
Chinon à six kilomètres, la confluence à quinze. La position de Beaumont-en-Véron en fait une base commode. Chinon est à six kilomètres : sa forteresse royale, propriété du Département d’Indre-et-Loire et classée dès 1840, domine la Vienne sur un éperon où se sont succédé Henri II Plantagenêt, mort ici en juillet 1189, les dignitaires templiers interrogés à l’été 1308, et Jeanne d’Arc, reçue par le futur Charles VII le 6 mars 1429. À l’ouest, la presqu’île se termine à Candes-Saint-Martin, village de 227 habitants classé parmi les Plus Beaux Villages de France, où saint Martin est mort le 8 novembre 397 et où la collégiale qui lui est dédiée, protégée depuis 1840, s’ouvre sur la confluence. Quinze kilomètres plus loin, l’abbaye royale de Fontevraud, fondée en 1101 sur 13 hectares, abrite les gisants d’Henri II, d’Aliénor d’Aquitaine, de Richard Cœur de Lion et d’Isabelle d’Angoulême. Entre les deux, la boucle cyclable n° 38 relie tout cela en 24,3 kilomètres de routes tranquilles. Pour composer votre séjour, Totem Adventure recense les activités, les sites et les prestataires de Beaumont-en-Véron et du pays de Véron.
À retenir
- Commune d’Indre-et-Loire, 2 719 habitants (2022), 18,83 km², à 6 km au nord-ouest de Chinon. Gentilé : les Bellimontois.
- Nom attesté Bellis Montis en 1290, fixé sous la forme Beaumont-en-Véron en 1314.
- Puys du Chinonais : une dizaine de buttes-témoins de tuffeau siliceux, site Natura 2000 de 127 hectares depuis 2007, partagé avec Chinon et Huismes ; 55 hectares gérés par le Conservatoire d’espaces naturels, dont 42 propriété du Département depuis 1981.
- Une douzaine d’espèces d’orchidées sauvages, anémone pulsatille, globulaire commune et cigale rouge sur les pelouses sèches.
- Aire de l’AOC Chinon (décret du 31 juillet 1937, 26 communes) : environ 240 hectares de vignes sur la commune, cabernet franc dominant.
- Manoir de la Courtinière, ancienne ferme du prieuré (XVIe siècle), inscrit monument historique le 6 mai 1927 — propriété privée, non visitable.
- Dolmen de la Grosse Pierre, mégalithe néolithique sur le circuit de randonnée ouest.
- Randonnée : circuit Est 7,9 km, circuit Ouest 7,8 km (±61 m). Vélo : boucle n° 38 Chinon – Candes-Saint-Martin, 24,3 km, connectée à La Loire à Vélo.
- Parc naturel régional Loire-Anjou-Touraine (créé le 30 mai 1996, 129 communes, 310 000 hectares).
Vos questions avant de partir à Beaumont-en-Véron
Ceux qui préparent une étape dans le Véron posent presque toujours les mêmes questions : que voir exactement sur place, comment rejoindre Chinon, où marcher, et à quelle saison venir pour les orchidées. Voici de quoi caler votre journée.
Trois choses, essentiellement : parcourir les Puys du Chinonais, site Natura 2000 de 127 hectares aux pelouses couvertes d’orchidées sauvages ; suivre l’une des deux boucles balisées de 7,8 et 7,9 kilomètres qui partent du bourg, entre vignes AOC Chinon, dolmen néolithique et anciennes carrières de tuffeau ; et rejoindre la Vienne, à quelques minutes, pour ses chemins de berge et ses postes de pêche.
En Indre-et-Loire, à 6 kilomètres au nord-ouest de Chinon, sur la presqu’île du Véron, entre la Loire et la Vienne. Tours est à une cinquantaine de kilomètres, Saumur à 25 kilomètres. La commune appartient au Parc naturel régional Loire-Anjou-Touraine.
Oui, librement et toute l’année. Le site, propriété en partie du Département d’Indre-et-Loire et géré par le Conservatoire d’espaces naturels, est parcouru de sentiers balisés et de panneaux d’interprétation. Le printemps, entre avril et juin, reste la meilleure période pour observer la douzaine d’espèces d’orchidées sauvages et l’anémone pulsatille.
Oui. La commune figure parmi les 26 communes de l’aire de l’AOC Chinon, reconnue par décret du 31 juillet 1937, et compte environ 240 hectares de vignes, majoritairement plantées en cabernet franc — le cépage que Rabelais appelait déjà le « breton du Véron » en 1534.
La forteresse royale de Chinon et sa ville médiévale à 6 kilomètres, le Musée du Véron à Savigny-en-Véron, le village de Candes-Saint-Martin et sa collégiale à la confluence Loire-Vienne, le musée Rabelais de La Devinière à Seuilly, et l’abbaye royale de Fontevraud avec ses quatre gisants Plantagenêt.
Oui. La boucle balisée n° 38, 24,3 kilomètres au dénivelé négligeable, relie Chinon à Candes-Saint-Martin en traversant la commune, Avoine et Savigny-en-Véron. Elle se raccorde à La Loire à Vélo, dont la section Rigny-Ussé – Candes-Saint-Martin longe la presqu’île au nord.
