Beaumont-en-Véron

Vue de Beaumont-en-Véron en Indre-et-Loire, avec les vignes au premier plan, les maisons du village et le clocher de l’église.
Village de Beaumont-en-Véron
Dix buttes sèches plantées d'orchidées sauvages, la Vienne en contrebas, et la Loire qui attend à trois kilomètres.

Beaumont-en-Véron occupe la pointe orientale du Véron, cette presqu’île agricole coincée entre la Loire et la Vienne qui se termine, en aval, à la confluence de Candes-Saint-Martin. La commune comptait 2 719 habitants au recensement de 2022, sur 18,83 km², à six kilomètres au nord-ouest de Chinon. Ses habitants se nomment les Bellimontois, en souvenir direct du nom latin du lieu : le village apparaît comme Bellis Montis en 1290 avant de prendre définitivement le nom de Beaumont-en-Véron en 1314. Ces « beaux monts » ne sont pas une figure de style. Le territoire ondule entre 28 et 81 mètres d’altitude, et cette amplitude de cinquante mètres tient à un accident géologique remarquable : les Puys du Chinonais, une dizaine de buttes-témoins de tuffeau jaune que sa teneur en silice a rendues plus résistantes à l’érosion que les terrains alentour. Le résultat est un paysage sec, ensoleillé, presque méridional, classé site Natura 2000 depuis 2007 et géré comme Espace naturel sensible par le Département d’Indre-et-Loire, où l’on recense une douzaine d’espèces d’orchidées sauvages et où chante la cigale rouge. Le reste de la commune est en vignes : environ 240 hectares plantés en cabernet franc, dans l’aire de l’AOC Chinon reconnue le 31 juillet 1937. Beaumont-en-Véron appartient au Parc naturel régional Loire-Anjou-Touraine, créé le 30 mai 1996, qui réunit 129 communes sur 310 000 hectares de part et d’autre de la limite entre Touraine et Anjou.

Affichage des résultats dans un rayon de 35 km
Voir tous les résultats

Quels sites naturels découvrir à Beaumont-en-Véron ?

Les Puys du Chinonais sont le site phare de la commune, qu’ils partagent avec Chinon et Huismes : une dizaine de buttes silico-calcaires dont huit forment un site Natura 2000 de 127 hectares, classé depuis 2007. Le Conservatoire d’espaces naturels en gère 55 hectares, dont 42 appartiennent au Département d’Indre-et-Loire depuis 1981. On y marche sur des pelouses sèches où cohabitent flore méditerranéenne et espèces submontagnardes : anémone pulsatille, globulaire commune, une douzaine d’orchidées sauvages. Le puy du Pérou offre un panorama sur les plaines du Véron, et les puys Cruchon, Grésilles et Roche Honneur complètent l’enfilade. En contrebas, les rives de la Vienne alignent chemins ombragés, haies bocagères et postes de pêche, sur près de trois kilomètres de berges communales. À dix minutes, le lieu-dit Bertignolles conserve des pelouses sèches en bord de Loire ; à une quinzaine de kilomètres, le belvédère de Candes-Saint-Martin et sa table d’orientation embrassent la confluence de la Loire et de la Vienne.

Quels monuments visiter à Beaumont-en-Véron et alentour ?

La commune conserve un mégalithe néolithique, le dolmen de la Grosse Pierre, planté sur le parcours du circuit de randonnée ouest. L’église Notre-Dame-du-Rosaire dessert le bourg. Le manoir de la Courtinière, rue du Véron, est inscrit au titre des monuments historiques depuis le 6 mai 1927 : cette ancienne ferme du prieuré de Beaumont, bâtie au XVIe siècle, montre depuis la voie un portail surmonté d’une galerie et les ruines d’une chapelle — la propriété reste privée et ne se visite pas. Plusieurs autres logis jalonnent le territoire, dont celui qui appartint à la famille de Razilly, d’où était issu Isaac de Razilly, lieutenant-général en Nouvelle-France au XVIIe siècle. Les grandes visites se font à six kilomètres, à Chinon : la forteresse royale, propriété du Département, la chapelle troglodytique Sainte-Radegonde et sa peinture murale de la Chasse royale, la collégiale Saint-Mexme. À Savigny-en-Véron, le Musée du Véron, labellisé Musée de France, conserve environ 3 000 objets du patrimoine rural de la presqu’île.

Que faire en plein air à Beaumont-en-Véron ?

Deux boucles balisées partent du centre du bourg, près de la mairie : le circuit Est, 7,9 kilomètres à plat, qui traverse les vignes AOC Chinon et longe les Puys ; le circuit Ouest, 7,8 kilomètres pour 61 mètres de dénivelé, qui passe par le dolmen de la Grosse Pierre et d’anciennes carrières de tuffeau – attention, il devient impraticable en période de crue de la Vienne. À vélo, la boucle n° 38 « Entre Chinon et Candes-Saint-Martin » forme un circuit facile de 24,3 kilomètres qui traverse Beaumont-en-Véron, Avoine et Savigny-en-Véron, et se raccorde à La Loire à Vélo, itinéraire national de 900 kilomètres dont la section Rigny-Ussé – Candes-Saint-Martin passe au nord de la commune. Les Puys du Chinonais se parcourent librement toute l’année, par des sentiers balisés dotés de panneaux d’interprétation.

Envie d’une expérience inoubliable proche de vous ?

Où découvrir l’artisanat et les produits du terroir à Beaumont-en-Véron ?

Beaumont-en-Véron figure parmi les 26 communes de l’aire de l’AOC Chinon, reconnue par décret du 31 juillet 1937 : environ 240 hectares de vignes occupent le territoire communal, sur les quelque 2 300 hectares de l’appellation, qui produit près de 110 000 hectolitres par an. Le cépage roi est le cabernet franc, appelé ici « breton » depuis qu’il est remonté la Loire par le port de Nantes — Rabelais évoquait dès 1534 ce « bon vin breton » en précisant qu’il venait du Véron, et non de Bretagne. Les blancs, minoritaires, sont issus du chenin. Les sols racontent trois histoires différentes : terrasses de graviers le long de la Vienne, coteaux de tuffeau, plateaux d’argile à silex. Le marché hebdomadaire le plus proche se tient le jeudi, place Jeanne-d’Arc à Chinon, et les caves de dégustation troglodytiques ponctuent les coteaux de la presqu’île.

Quels hébergements de charme autour de Beaumont-en-Véron ?

Le Véron aligne des maisons de tuffeau blanc et des logis viticoles reconvertis en chambres d’hôtes, souvent au milieu des parcelles d’AOC Chinon. À six kilomètres, la ville de Chinon propose des adresses de caractère dans le tissu médiéval, au pied de la forteresse et le long de la Vienne. Vers Candes-Saint-Martin, classé parmi les Plus Beaux Villages de France, et vers Fontevraud-l’Abbaye, les hébergements occupent d’anciennes demeures de village, à une quinzaine de kilomètres du bourg.

Que manger à Beaumont-en-Véron ?

La table du Chinonais commence par les rillons, cubes de poitrine de porc confits, et les rillettes de Tours, cuites longuement jusqu’à brunir et protégées par une IGP depuis 2013. La fouace, ce pain rond au four à bois qui déclenche la guerre picrocholine dans Gargantua, reste le marqueur littéraire du pays : on la retrouve aujourd’hui sous forme de fouées, petits pains soufflés que l’on ouvre chauds pour les garnir. Le sainte-maure-de-touraine, bûche de chèvre cendrée traversée d’une paille de seigle, est en AOC depuis 1990. Les rouges de cabernet franc de l’AOC Chinon accompagnent l’ensemble, et les blancs de chenin ouvrent le repas.

Vos questions avant de partir à Beaumont-en-Véron

Ceux qui préparent une étape dans le Véron posent presque toujours les mêmes questions : que voir exactement sur place, comment rejoindre Chinon, où marcher, et à quelle saison venir pour les orchidées. Voici de quoi caler votre journée.

Trois choses, essentiellement : parcourir les Puys du Chinonais, site Natura 2000 de 127 hectares aux pelouses couvertes d’orchidées sauvages ; suivre l’une des deux boucles balisées de 7,8 et 7,9 kilomètres qui partent du bourg, entre vignes AOC Chinon, dolmen néolithique et anciennes carrières de tuffeau ; et rejoindre la Vienne, à quelques minutes, pour ses chemins de berge et ses postes de pêche.

En Indre-et-Loire, à 6 kilomètres au nord-ouest de Chinon, sur la presqu’île du Véron, entre la Loire et la Vienne. Tours est à une cinquantaine de kilomètres, Saumur à 25 kilomètres. La commune appartient au Parc naturel régional Loire-Anjou-Touraine.

Oui, librement et toute l’année. Le site, propriété en partie du Département d’Indre-et-Loire et géré par le Conservatoire d’espaces naturels, est parcouru de sentiers balisés et de panneaux d’interprétation. Le printemps, entre avril et juin, reste la meilleure période pour observer la douzaine d’espèces d’orchidées sauvages et l’anémone pulsatille.

Oui. La commune figure parmi les 26 communes de l’aire de l’AOC Chinon, reconnue par décret du 31 juillet 1937, et compte environ 240 hectares de vignes, majoritairement plantées en cabernet franc — le cépage que Rabelais appelait déjà le « breton du Véron » en 1534.

La forteresse royale de Chinon et sa ville médiévale à 6 kilomètres, le Musée du Véron à Savigny-en-Véron, le village de Candes-Saint-Martin et sa collégiale à la confluence Loire-Vienne, le musée Rabelais de La Devinière à Seuilly, et l’abbaye royale de Fontevraud avec ses quatre gisants Plantagenêt.

Oui. La boucle balisée n° 38, 24,3 kilomètres au dénivelé négligeable, relie Chinon à Candes-Saint-Martin en traversant la commune, Avoine et Savigny-en-Véron. Elle se raccorde à La Loire à Vélo, dont la section Rigny-Ussé – Candes-Saint-Martin longe la presqu’île au nord.