Découvrez les villes emblématiques du Loir-et-Cher
Le département s’organise autour de quelques villes-portes, chacune ouvrant sur un pays différent. Elles servent de camp de base naturel pour rayonner. Blois : la préfecture, sur la rive droite de la Loire. Son château royal réunit quatre ailes de quatre époques, du gothique au classique, autour de l’escalier en vis de François Ier. Vendôme : capitale du Vendômois, posée sur les bras du Loir, avec son abbaye de la Trinité et son parc Ronsard. Romorantin-Lanthenay : porte de la Sologne, traversée par la Sauldre, où le musée de Sologne occupe d’anciens moulins. Saint-Aignan : cité médiévale perchée au-dessus du Cher, dominée par sa collégiale et son château. Montrichard Val de Cher : bourg médiéval dont le donjon surveille la vallée du Cher et les coteaux de tuffeau. Salbris : étape solognote sur la Sauldre, au milieu des massifs forestiers. Chaumont-sur-Loire, Cheverny, Lamotte-Beuvron, Selles-sur-Cher, Mondoubleau, Trôo, Lavardin complètent la carte, du Val de Loire au Perche.
Que faire en plein air dans le Loir-et-Cher ?
Le vélo est ici une pratique reine. La Loire à Vélo traverse le département sur 60 kilomètres, de Lestiou à Rilly-sur-Loire, avec Blois et Chaumont-sur-Loire en points d’étape, et deux variantes qui mènent à Chambord et à Cheverny. Le réseau balisé de boucles au départ des châteaux dépasse les 500 kilomètres d’itinéraires, en majorité sur terrain plat, ce qui le rend praticable avec des enfants. Côté marche, les sentiers de Sologne, les chemins de halage du Cher et les coteaux du Vendômois offrent des randonnées à plat ou en balcon. On trouve aussi des parcours accrobranche en forêt, des bases de loisirs avec disc-golf et mini-golf, des sorties à cheval en Sologne et des vols en montgolfière au lever du jour au-dessus du Val de Loire.
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Où loger dans un hôtel de caractère en Loir-et-Cher ?
Le Loir-et-Cher compte de nombreuses demeures anciennes reconverties en hôtels : manoirs de tuffeau, anciennes maisons de maître dans les centres historiques de Blois et de Vendôme, relais de campagne isolés en Sologne. Le centre-ville de Blois concentre les adresses les plus pratiques pour visiter le Val de Loire sans voiture, à distance de marche de la gare et du château. Autour de Chambord et de Cheverny, l’hébergement se fait plus rural, souvent dans des propriétés entourées de parcs. Le Vendômois, desservi par le TGV en 42 minutes depuis Paris, permet un week-end court sans conduire.
Où bien manger en Loir-et-Cher ?
La cuisine locale s’appuie sur le gibier de Sologne à l’automne, les poissons de Loire et d’étangs, les asperges au printemps et les fromages de chèvre toute l’année. Les tables des bords de Loire travaillent sandre, brochet et anguille, souvent au beurre blanc. En Sologne, la carte tourne autour du chevreuil, du sanglier et des champignons de forêt. Les auberges de village du Vendômois proposent des menus courts autour des produits du Perche, et les caves troglodytiques du Cher accueillent des tables installées dans la roche. Le dessert local reste la tarte Tatin, servie tiède, telle que l’ont popularisée les sœurs Tatin à Lamotte-Beuvron.
Le Loir-et-Cher, de la Renaissance aux étangs de Sologne
Un Val de Loire qui a inventé le château de plaisance. Il y a un moment, au début du XVIe siècle, où la vallée cesse d’être une frontière militaire pour devenir un lieu de villégiature. Les tours se percent de fenêtres, les douves deviennent décoratives, les jardins prennent le pas sur les remparts. Chambord est le manifeste de ce basculement : chantier ouvert en 1519 sur ordre de François Ier, achevé seulement au XVIIe siècle sous Louis XIV, avec son escalier à double révolution qui permet de monter et descendre sans se croiser. Le château royal de Blois raconte la même histoire par empilement : quatre ailes construites à quatre époques, autour d’une cour où l’on passe du gothique flamboyant à la façade classique en quelques pas. Beauregard, à Cellettes, a choisi la voie du cabinet de curiosités avec sa galerie des Illustres, ses portraits couvrant plus de trois siècles de pouvoir et son sol de faïence de Delft. Cheverny, resté dans la même famille, offre le contrepoint : un intérieur meublé, habité, que Hergé a redessiné en Moulinsart. Chaumont-sur-Loire, enfin, a fait le pari de l’art contemporain et accueille depuis 1992 son Festival international des jardins, une vingtaine de créations éphémères visibles de fin avril à mi-octobre.
Une Sologne d’eau, de bois et de silence. Passé la Loire vers le sud, le paysage change complètement. La Sologne est un pays de sable et d’argile, où l’eau ne s’écoule pas et forme des milliers d’étangs, creusés ou entretenus de main d’homme depuis le Moyen Âge pour la pisciculture. Le résultat est un damier de bois, de landes de bruyère et de miroirs d’eau, protégé au titre de Natura 2000, où l’architecture de brique rouge et de colombages tranche sur le vert sombre des chênes. On y vient pour observer les oiseaux à l’aube, pour randonner sur des chemins plats, pour écouter le brame du cerf en septembre. Romorantin-Lanthenay en est la capitale, avec son musée installé dans d’anciens moulins sur la Sauldre. Ce territoire discret a aussi donné son nom à un cépage, le romorantin, dont l’appellation Cour-Cheverny est aujourd’hui la seule expression au monde.
Le Vendômois et le Perche, l’autre versant du département. Au nord, le Loir dessine une vallée plus étroite et plus intime que celle de la Loire. Les coteaux de tuffeau y sont criblés de caves et d’habitations creusées dans la roche : Trôo en est l’exemple le plus spectaculaire, avec ses ruelles étagées et ses maisons troglodytiques accrochées au flanc de la colline. Un peu plus haut, Lavardin est le seul village du département labellisé Plus Beaux Villages de France, dominé par les ruines de sa forteresse. Vendôme, traversée par plusieurs bras du Loir, aligne son abbaye de la Trinité, son parc Ronsard et ses lavoirs. Vers l’ouest, le Perche vendômois prend des airs de bocage, avec Mondoubleau et ses vestiges médiévaux. C’est la partie du département où l’on croise le moins de monde, et probablement celle où le vélo prend le plus de sens.
Un territoire qui se parcourt à vélo et se vit toute l’année. Le Loir-et-Cher a misé tôt sur le tourisme à vélo, et cela se sent. La Loire à Vélo le traverse sur 60 kilomètres, de Lestiou à Rilly-sur-Loire, avec deux embranchements vers Chambord et Cheverny. Autour, plus de 500 kilomètres de boucles balisées relient les châteaux entre eux, presque toujours en terrain plat, ce qui permet d’emmener des enfants sans négocier chaque côte. Le calendrier, lui, tourne toute l’année : les jardins de Chaumont-sur-Loire d’avril à octobre, le brame du cerf en Sologne en septembre, les Rendez-vous de l’histoire à Blois en octobre, dont la 29e édition en 2026 portera sur les marchands, et les illuminations des châteaux à la fin de l’automne. Le printemps est la saison des asperges de Sologne, l’automne celle du gibier et des champignons.
Chez Totem Adventure, nous croyons qu’un département se découvre autant par ce qu’on y fait que par ce qu’on y voit. Explorez les activités, les hébergements et les tables du Loir-et-Cher recensés sur Totem Adventure, et composez votre séjour à votre rythme.
À retenir
- Le Loir-et-Cher (code 41) couvre 6 314 km² et 267 communes en Centre-Val de Loire, autour de trois rivières : la Loire, le Loir et le Cher.
- Le Val de Loire est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2000 ; Chambord l’est depuis 1981 et a reçu 1 218 055 visiteurs en 2025.
- La Sologne compte environ 3 000 étangs et constitue un vaste site Natura 2000.
- La Loire à Vélo traverse le département sur 60 kilomètres, complétés par plus de 500 kilomètres de boucles balisées.
- Spécialités à goûter : tarte Tatin de Lamotte-Beuvron, Selles-sur-Cher AOP, asperges de Sologne, vins de Cour-Cheverny issus du cépage romorantin.
- Lavardin est le seul village du département labellisé Plus Beaux Villages de France.
Vos questions sur le Loir-et-Cher
Avant de réserver, quelques points reviennent souvent : combien de jours prévoir, quels châteaux choisir quand on voyage avec des enfants, où se baigner l’été, que faire hors saison. Voici les réponses les plus utiles pour caler votre séjour.
Comptez trois jours pour l’essentiel du Val de Loire, avec Chambord, Blois, Cheverny et Chaumont-sur-Loire. Une semaine permet d’ajouter la Sologne au sud et la vallée du Loir au nord, qui demandent chacune au moins une journée pour être abordées sans course.
Chambord propose un vaste parc où courir et des sorties en barque sur le canal. Cheverny reste apprécié pour ses intérieurs meublés et son jardin. Chaumont-sur-Loire combine visite et jardins d’artistes. À Blois, la Maison de la Magie, en face du château, complète bien la journée avec ses spectacles en salle.
La baignade en Loire est interdite en raison des courants et des bancs de sable mobiles. Les baignades surveillées se trouvent sur les plans d’eau aménagés de Sologne et sur quelques bases de loisirs départementales, complétées par des centres aquatiques couverts à Blois, Vendôme et Romorantin-Lanthenay.
Les châteaux principaux restent ouverts une grande partie de l’année. L’automne est la meilleure période pour le brame du cerf en Sologne et pour le gibier à table, et Blois accueille les Rendez-vous de l’histoire en octobre. L’hiver, plusieurs monuments proposent des parcours illuminés et les caves de tuffeau se visitent quelle que soit la météo.
Blois est desservie par le train depuis Paris et Tours, et Vendôme par le TGV en 42 minutes depuis Paris. Depuis ces deux gares, la Loire à Vélo et les boucles balisées permettent de rejoindre Chambord, Cheverny et Chaumont-sur-Loire à vélo, sur des itinéraires majoritairement plats.
La tarte Tatin, née à Lamotte-Beuvron en Sologne, est la plus connue. Le département produit aussi le Selles-sur-Cher AOP, un fromage de chèvre cendré, les asperges et fraises de Sologne, le safran de la Chapelle-Vicomtesse et les vins de Cheverny et de Cour-Cheverny.