Quels sites naturels découvrir à Anglet ?
Le premier est le sable : 4,5 kilomètres de littoral découpés en onze plages, de la Barre au nord, adossée à la digue de l’Adour, jusqu’à la Chambre d’Amour au sud, sous les falaises de la pointe Saint-Martin. Derrière, la pinède couvre environ 220 hectares, soit 10 % du territoire communal, répartis entre le Pignada, Chiberta et le Lazaret ; l’incendie de l’été 2020 en a ravagé près de 75 hectares de parcelles publiques, replantés depuis 2022. Au nord, le parc écologique Izadia protège une quinzaine d’hectares de dunes, de lande à cistes et de deux lacs de salinité différente reliés à l’Adour, intégrés au réseau Natura 2000 depuis février 2012 ; le lézard ocellé y trouve l’un de ses derniers refuges du littoral basque. Ajoutez le lac de Chiberta et celui de Brindos, deux étangs dunaires enclavés dans la ville, et les barthes de l’Adour en amont, vers Bayonne.
Quels musées et monuments visiter à Anglet et alentour ?
La Villa Beatrix Enea, maison bourgeoise devenue centre d’art contemporain en 1993, expose une partie des quelque 1 300 œuvres de la collection municipale, constituée depuis une quarantaine d’années. Le patrimoine religieux raconte l’histoire éclatée de la commune : l’église Saint-Léon date de 1557, l’église Sainte-Marie de la Chambre d’Amour de 1932, et le domaine Saint-Bernard, ouvert en 1847 par le père Louis-Édouard Cestac, abrite une chapelle consacrée en 1886 et un cimetière de sable où reposent environ 300 religieuses sous des tombes anonymes signalées par une simple plante. À quatre kilomètres, Bayonne aligne sa cathédrale Sainte-Marie, inscrite à l’UNESCO en 1998 au titre des chemins de Compostelle, son Château-Vieux et le musée Basque et de l’histoire de Bayonne. Biarritz complète la journée avec son musée de la Mer et son rocher de la Vierge, à dix minutes.
Quelles activités nautiques pratiquer à Anglet ?
Le surf domine tout le reste, et la digue de la Barre y est pour beaucoup : en canalisant l’Adour, elle façonne des bancs de sable qui produisent des vagues creuses, notamment sur le spot des Cavaliers, réputé pour les séries d’automne. Les onze plages offrent des conditions très différentes selon la houle et la marée, des rouleaux de la Barre aux vagues plus abordables des Sables d’Or, avec baignade surveillée l’été sur les plages aménagées. Autour, on pratique le bodyboard, le longboard, le stand-up paddle et le kayak de mer, tandis que l’Adour et ses berges se prêtent aux sorties en aviron, en canoë et aux promenades en bateau vers le port de Bayonne. Le lac de Chiberta accueille de la voile légère, et la houle du golfe de Gascogne attire les amateurs de pêche en mer au départ des ports voisins.
Que faire en plein air à Anglet ?
Deux promenades structurent la ville : celle du littoral, longue de 4,5 kilomètres, qui suit la dune d’une plage à l’autre, et la promenade des falaises, trois kilomètres de sentier entre la Chambre d’Amour et la pointe Saint-Martin, avec vue sur la côte jusqu’aux premiers sommets basques. Le skatepark de la Barre déploie 1 700 m² de courbes en bord de plage, l’un des plus fréquentés de la côte. La forêt du Pignada offre des boucles de course à pied, des parcours de santé et des allées cavalières à l’ombre des pins maritimes, et le sentier patrimonial du Parme relie sur deux kilomètres les quartiers de l’intérieur. Anglet compte aussi deux parcours de golf, dont un tracé de 1927 dessiné par l’architecte britannique Tom Simpson entre pinède et lac. La véloroute du littoral rejoint Bayonne en une vingtaine de minutes de pédalage.
Que faire à Anglet quand il pleut ou en cas de canicule ?
La patinoire de la Barre est l’argument le plus solide : équipement municipal de l’avenue de l’Adour, ouvert au public en séances quotidiennes pendant les vacances scolaires, avec location de patins sur place et une fermeture technique du printemps au début de l’été. C’est aussi le terrain de l’équipe locale de hockey, dont les matchs remplissent les gradins. Côté nature, le parc écologique Izadia se parcourt en accès libre sur ses caillebotis, mais sachez que la maison de l’environnement qui l’accompagnait a été détruite dans l’incendie du Pignada : le parc reste une sortie de plein air, pas un abri de repli. La Villa Beatrix Enea et le théâtre Quintaou couvrent le versant culturel, et la commune dispose d’une dizaine d’installations de pelote basque, frontons couverts et trinquets, où assister à une partie par tous les temps. Quand la chaleur s’installe, deux réflexes fonctionnent : la pinède du Pignada, nettement plus fraîche que le front de mer en milieu de journée, et les salles obscures de Bayonne, à quatre kilomètres, du musée Basque à la cathédrale.
Envie d’une expérience inoubliable proche de vous ?
Où trouver l’artisanat et les produits du terroir autour d’Anglet ?
Le kiwi de l’Adour, Label Rouge depuis 1992 et IGP depuis 2002, pousse dans les terres alluviales voisines et représente environ un quart de la production française, sur près de 600 hectares ; il se récolte début novembre et se vend jusqu’au printemps. Les marchés de quartier, dont celui des Cinq-Cantons, réunissent maraîchers, fromagers de brebis et charcutiers de la vallée. Anglet possède aussi un artisanat qu’on ne trouve nulle part ailleurs en France à cette densité : une dizaine d’ateliers de shapers y façonnent des planches de surf à la main, prolongés par une cinquantaine d’entreprises de la filière glisse installées sur la commune. À vingt minutes, Bayonne perpétue le travail du chocolat et le séchage du jambon de Bayonne IGP, et Larressore fabrique encore le makhila, bâton de marche basque en néflier.
Quels hébergements de charme à Anglet ?
Anglet n’a pas de vieille ville à louer : ses adresses de caractère datent presque toutes de l’entre-deux-guerres, quand la dune de Chiberta a été lotie autour d’un parcours de golf tracé en 1927 par l’architecte britannique Tom Simpson. Les villas balnéaires bâties le long de ses allées, signées notamment William Marcel et Raymond Larrebat-Tudor, croisent le vocabulaire néo-basque et les lignes Art déco sous les pins ; plusieurs reçoivent aujourd’hui des hôtes, entre le lac et les fairways. Le second gisement est le front de mer de la Chambre d’Amour, dont l’urbanisation se lit dans l’église Sainte-Marie, bâtie en 1932 : villas et immeubles en balcon sur l’océan, vue frontale sur la pointe Saint-Martin, et le sable en contrebas sans reprendre la voiture. Autour du lac de Brindos, quelques grandes demeures du début du XXe siècle proposent des chambres dans un parc arboré, à cinq minutes de l’aéroport. Pour de la pierre plus ancienne, il faut aller la chercher à Bayonne, à quatre kilomètres, dans les rues du Petit Bayonne.
Que manger à Anglet ?
Ici, la carte commence à l’embouchure. L’Adour reste l’un des rares fleuves européens à conserver des frayères à saumon atlantique, et son estuaire livre aussi l’alose et la lamproie. La pibale, civelle d’anguille remontée au tamis dans les eaux troubles de l’hiver, en est le produit signature, mais ne comptez pas la trouver partout : sa pêche est réservée à des licenciés, limitée à une campagne d’environ cinq mois de novembre à mars et à des embarcations de dix mètres au plus, depuis que la population d’anguille européenne a chuté de près de trois quarts en trente ans. Le reste de l’année, la table vit du poisson de la Barre, débarqué au port aménagé sur le fleuve : merlu pêché à la ligne, maigre, poissons de roche, passés à la plancha plutôt qu’en sauce, avec du sel et de l’huile pour tout artifice. C’est la cuisine de plage qui prend ensuite le relais, de juin à septembre, sur les terrasses installées le long des onze plages : poisson entier, planches à partager, le sable pour salle à manger et le coucher de soleil pour horaire. Deux classiques bayonnais complètent la carte, à quatre kilomètres de là : le ttoro, soupe de poisson au merlu, au congre et aux langoustines, et le jambon de Bayonne IGP, séché dans l’arrière-pays de l’Adour.
Anglet, la ville que l’océan et la pinède se partagent
Un rivage fabriqué de main d’homme. L’histoire d’Anglet commence par un chantier. Au XIVe siècle, une tempête ensable l’accès de Capbreton et l’Adour part vers le nord, laissant Bayonne à trente kilomètres de la mer et son port à l’agonie. Charles IX ordonne en 1562 de ramener le fleuve ; l’ingénieur Louis de Foix reprend le chantier, creuse un chenal à travers les dunes et construit un barrage de bois puis une muraille de pierre. En octobre 1578, une crue de la Nive fait céder le passage et l’Adour rejoint l’océan à son emplacement actuel, entre Anglet et Boucau. Le fleuve n’a jamais cessé de contester la décision : la barre de sable qui se reforme à l’embouchure a réclamé quatre siècles de dragages et de digues. Celle de la Barre, la plus longue, modèle aujourd’hui les bancs de sable qui font la réputation des spots angloys. Ce que les visiteurs prennent pour un rivage naturel est en réalité l’un des plus vieux ouvrages hydrauliques du littoral français encore en service.
Trois cents hectares de pins contre le sable. Le deuxième chantier fondateur est végétal. Au XIXe siècle, les dunes mobiles progressent vers l’intérieur et menacent les cultures des barthes. Sous le Second Empire, on plante trois cents hectares de pins maritimes pour les fixer : le Pignada, dont le nom basque dit simplement la pinède, et la forêt de Chiberta. Cette ceinture verte couvre encore près de 220 hectares, soit un dixième de la superficie communale, et sert de poumon à une ville dont la densité atteint 1 607 habitants au kilomètre carré. L’été 2020 a bien failli en avoir raison : le feu a détruit environ 75 hectares de parcelles publiques en quelques heures. La replantation a démarré en 2022, avec des dizaines de milliers de pins maritimes et de chênes-lièges, ces derniers choisis pour leur écorce résistante au feu. Cinq ans après, la lande repousse sous les squelettes noircis et les scolytes restent surveillés de près.
Izadia, quinze hectares repris à l’industrie. Au nord, entre l’Adour et la plage de la Barre, un ancien terrain industriel est devenu en 2008 un parc écologique ouvert gratuitement au public. Izadia, la nature en basque, protège une quinzaine d’hectares de dunes grises, de lande à cistes, d’aulnaie et deux lacs dont la salinité diffère selon leur connexion au fleuve. On y observe le lézard ocellé, plus grand lézard d’Europe et espèce menacée, ainsi que des dizaines d’oiseaux migrateurs sur la plage aux oiseaux. Le site est classé Natura 2000 depuis février 2012 et sert de support pédagogique aux écoles de l’agglomération. Ses sentiers sur caillebotis se parcourent en une heure, ce qui en fait l’une des sorties les plus faciles à caler entre deux bains.
Une capitale discrète du surf. Anglet ne revendique pas la naissance française du surf, qui s’est jouée sur la Côte des Basques à Biarritz, mais elle en est devenue l’atelier. Une cinquantaine d’entreprises de la filière glisse y sont installées, dont une dizaine de fabricants de planches qui shapent à la main. Le skatepark de la Barre, 1 700 m² en bord de plage, prolonge la culture sur le bitume. Le calendrier suit : l’Anglet Surf de Nuit, disputé en août sur les Sables d’Or avec des planches lumineuses et des projecteurs braqués sur les vagues, se tient depuis plus de vingt ans et reste sans équivalent ailleurs ; l’Anglet Summer Fest lui a été adjoint en 2025, dix jours de cinéma, de photographie, de skate et de musique répartis le long des 4,5 kilomètres de plages, en accès libre.
Sept clochers, un cimetière de sable, une villa d’art. Reste ce qui ne se voit pas depuis la plage. Anglet n’a pas de vieille ville : elle s’est construite en quartiers, Saint-Jean, Blancpignon, Brindos, Chiberta, Sutar, Chassin, les Cinq-Cantons, chacun autour de son clocher, ce qui lui a valu le surnom de ville aux sept clochers. L’église Saint-Léon, fondée en 1557, est la doyenne. Le domaine Saint-Bernard, ouvert en 1847 par le père Cestac pour accueillir orphelines et femmes en difficulté, conserve un cimetière de sable unique en France, où trois cents religieuses reposent sous des tombes anonymes marquées d’une plante. La Villa Beatrix Enea, devenue centre d’art en 1993, et le théâtre Quintaou entretiennent une saison culturelle qui tourne toute l’année, y compris quand la pluie chasse les baigneurs. Pour composer votre séjour, de la digue de la Barre aux sentiers d’Izadia, Totem Adventure recense les activités, les sites et les prestataires d’Anglet et de la côte basque nord.
À retenir
- Angelu en basque, 43 271 habitants au recensement de 2023, 26,93 km², entre Bayonne et Biarritz, troisième ville des Pyrénées-Atlantiques.
- 4,5 kilomètres de littoral et onze plages : la Barre, les Cavaliers, les Dunes, l’Océan, la Madrague, la Petite Madrague, les Corsaires, Marinella, les Sables d’Or, le Club et la Chambre d’Amour.
- L’Adour détourné en octobre 1578 par l’ingénieur Louis de Foix, sur ordre de Charles IX donné en 1562 : c’est ce chantier qui a créé l’embouchure actuelle et la Barre.
- Environ 220 hectares de forêt (Pignada, Chiberta, Lazaret), soit 10 % du territoire, issus d’une pinède de 300 hectares plantée sous le Second Empire ; près de 75 hectares publics brûlés à l’été 2020, replantés depuis 2022.
- Parc écologique Izadia : ouvert en 2008, une quinzaine d’hectares, classé Natura 2000 depuis février 2012, entrée gratuite, refuge du lézard ocellé.
- Patinoire de la Barre : équipement municipal de l’avenue de l’Adour ouvert au public, terrain de l’équipe locale de hockey, fermeture technique du printemps au début de l’été ; skatepark voisin de 1 700 m².
- Cimetière de sable du domaine Saint-Bernard, ouvert en 1847, environ 300 tombes anonymes signalées par une plante, chapelle consacrée en 1886.
- Terroir : kiwi de l’Adour Label Rouge depuis 1992 et IGP depuis 2002 (un quart de la production française sur près de 600 hectares), poisson de la Barre et pibales de l’Adour à pêche strictement licenciée de novembre à mars, jambon de Bayonne IGP.
Vos questions avant de partir à Anglet
Les visiteurs arrivent presque tous avec les mêmes interrogations : quelle plage choisir selon son niveau, que faire des enfants un jour de pluie, comment se garer en août, et si la ville mérite mieux qu’une escale entre Bayonne et Biarritz. Voici de quoi trancher avant de réserver.
Les Cavaliers et la Barre, exposées plein ouest près de la digue, reçoivent les vagues les plus puissantes et conviennent aux surfeurs confirmés. Les Sables d’Or, Marinella et la Chambre d’Amour, plus au sud et abritées par la pointe Saint-Martin, se prêtent mieux à la baignade familiale et aux premières leçons. Toutes sont surveillées en saison sur les zones aménagées.
Les parkings du front de mer, échelonnés sur les 4,5 kilomètres qui séparent la Barre de la Chambre d’Amour, saturent en milieu de journée en juillet et en août. Le réflexe qui fonctionne est de se garer en retrait, côté Chiberta ou Pignada, puis de rejoindre le sable par la promenade du littoral, continue d’une plage à l’autre. À vélo, la véloroute du littoral dessert les onze plages et relie Bayonne en une vingtaine de minutes ; le réseau de bus de l’agglomération basque complète l’accès depuis Bayonne et Biarritz.
La patinoire de la Barre, avec location de patins sur place, le skatepark de 1 700 m² en bord de plage, les sentiers sur caillebotis du parc écologique Izadia, parcourus en une heure en accès libre, et les allées ombragées de la forêt du Pignada. À dix minutes, le musée de la Mer de Biarritz complète la journée si le temps tourne.
Une journée suffit pour parcourir la promenade du littoral, faire un détour par Izadia et finir sur la promenade des falaises. Comptez deux à trois jours si vous voulez y ajouter une session de surf, une visite de Bayonne à quatre kilomètres et une sortie sur la côte jusqu’à Bidart ou Saint-Jean-de-Luz.
En août, sur la plage des Sables d’Or, dans le quartier de la Chambre d’Amour. Les surfeurs s’affrontent par équipes sur des planches lumineuses, sous des projecteurs braqués sur les séries. L’épreuve existe depuis plus de vingt ans et s’inscrit désormais dans l’Anglet Summer Fest, dix jours de programmation gratuite en fin de mois.
Juin et septembre offrent le meilleur compromis : eau encore ou déjà tempérée, plages accessibles, stationnement possible. L’automne apporte les plus belles houles pour le surf et une lumière rasante sur les falaises. Juillet et août concentrent les événements et l’affluence, avec des accès de plage saturés en milieu de journée.
