Quels espaces naturels découvrir à Pierrelatte et autour ?
À Pierrelatte, l’espace naturel le plus visible est le rocher : un bloc de calcaire urgonien de 32 mètres, classé sur 2 hectares, en accès libre et gratuit tous les jours de 8 h à 20 h, rue du Château. Le lac de Pignedoré, plan d’eau artificiel de la commune, se parcourt sur une boucle goudronnée de 2,6 km. Au nord, à 8,5 km à vol d’oiseau, le Rhône s’engage dans le défilé de Donzère, entre des falaises calcaires percées de baumes ; un arrêté de protection de biotope y couvre 262 hectares depuis 2007, avec 64 espèces végétales rares ou protégées. À 13 km au sud-ouest, l’Ardèche sort de ses gorges à Saint-Martin-d’Ardèche, en bordure de la réserve naturelle créée en 1980. À à 5 km, le Val-des-Nymphes garde une source et un étang au pied du village.
Quels monuments et musées visiter à Pierrelatte ?
La visite de Pierrelatte commence rue du Château, au pied du rocher. Le musée municipal Yvon-Gueret, gratuit, occupe une ancienne prison attestée en 1785 et présente des collections d’archéologie, de paléontologie et de minéralogie ; à Noël, on y voit la crèche provençale d’Yvon Gueret. Dans le centre ancien, repérez la chapelle des Pénitents, église paroissiale de 1562 à 1569, les halles de 1611, l’hôtel des Gouverneurs, de style Renaissance, et l’église Saint-Jean-Baptiste, reconstruite de 1847 à 1853. Autour, la cathédrale Notre-Dame de Saint-Paul-Trois-Châteaux (6 km), achevée vers 1220, est classée depuis 1841, et Bourg-Saint-Andéol (4 km) garde un bas-relief de Mithra du IIIe siècle, sculpté dans le rocher du vallon de la Tourne. Côté patrimoine industriel, l’usine André-Blondel et l’écluse de Bollène, à 9 km, se visitent avec un guide.
Que faire en plein air à Pierrelatte ?
En plein air, Pierrelatte se parcourt à pied et à vélo sur des chemins presque plats : la balade « De silhouettes en silhouettes » part de l’office de tourisme pour une boucle facile de 4,8 km, environ deux heures et 10 mètres de dénivelé positif, qui relie quatre chapelles, dont celles des Pénitents et de Saint-Roch, et passe près du lac de Pignedoré. Autour du lac, la piste goudronnée accueille rollers et vélos ; un mini-golf y a ouvert en 2025, à côté du terrain de beach-volley, du skate-park et des aires de jeux. À vélo, le tronçon de la ViaRhôna entre Montélimar et Pont-Saint-Esprit, long de 41 km, passe par le défilé de Donzère, Bourg-Saint-Andéol et la plaine de Pierrelatte, sur enrobé côté Drôme.
Que faire à Pierrelatte quand il pleut ou en cas de canicule ?
Quand il pleut à Pierrelatte, le premier abri est à 2 km du centre : une serre tropicale où vivent 350 crocodiliens, avec des tortues géantes, des serpents et 150 oiseaux en vol libre, qui se visite en grande partie à couvert, entre 25 et 30 °C, toute l’année sauf deux semaines en janvier. Le musée Yvon-Gueret, gratuit, ouvre l’été du mardi au samedi après-midi. À Saint-Paul-Trois-Châteaux (6 km), la Maison de la truffe et du Tricastin suit la truffe noire de sa formation à la table et retrace l’histoire du vignoble (5 €, gratuit pour les moins de 18 ans). En cas de canicule, faites le tour du rocher et du centre ancien tôt le matin, puis passez aux bassins : 50 mètres en plein air l’été à la piscine municipale, avenue Pierre-de-Coubertin, ou baignade surveillée l’après-midi à Pignedoré. La grotte de Saint-Marcel, à 13,5 km, reste autour de 14 °C ; la visite guidée dure une heure.
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Pierrelatte, la pierre large du Tricastin
Un rocher seul dans la plaine. Le rocher de Pierrelatte est fait du même calcaire urgonien, daté de l’ère secondaire, que les falaises du défilé de Donzère, au nord. Haut de 32 mètres, il dessine une sorte de cirque qui abritait le vieux bourg du mistral. Les géologues discutent encore de l’origine de cette émergence isolée. La légende, elle, a tranché : Gargantua, assis sur le mont Ventoux, aurait retiré de sa botte un caillou gênant et l’aurait laissé tomber dans la plaine. Une autre lecture, reprise par la destination Drôme Provençale, traduit le nom provençal de la ville, Pèiralata, par « pierre toute seule ».
Du château de Louis XI au théâtre de verdure. Une communauté se forme autour du rocher au XIe siècle, et le nom apparaît au XIIe siècle sous la forme Peire Lapta. En 1450, le dauphin Louis, futur Louis XI, rattache la seigneurie au Dauphiné ; devenu roi, il fait élever en 1475 un château fort sur le rocher, avec une église dédiée à saint Michel. Le baron des Adrets prend et pille la ville en 1562, pendant les guerres de Religion. Au XVIIe siècle, à l’époque de Richelieu, le château est rasé, et il n’en reste rien. Le dernier seigneur est le comte de Provence, futur Louis XVIII, qui rachète les droits du prince de Conty en 1783. De 1813 à 1913, le rocher sert de carrière : on en tire de la chaux et des moellons. La commune le rachète en 1919 et le fait classer en 1921 ; cette année-là, des comédiens de la Comédie-Française y jouent les grands classiques. Le Festival du Rocher, organisé chaque été par la ville, y programme aujourd’hui des concerts ; sa dixième édition a eu lieu les 17 et 18 juillet 2026.
Le Rhône détourné. Après la guerre, la plaine devient un chantier : de 1947 à 1952, on creuse entre Donzère et Mondragon un canal de dérivation de 28 km, présenté par la presse locale comme le plus long du Rhône. Le président Vincent Auriol inaugure l’usine André-Blondel, à Bollène, le 25 octobre 1952. Ses six groupes produisent environ 2 milliards de kilowattheures par an, et l’usine, dont la salle des machines a été dessinée par l’architecte Théodore Sardnal, élève des frères Perret, est protégée au titre des monuments historiques depuis 1992. À côté, l’écluse de Bollène rattrape une dénivellation de 23 mètres en une dizaine de minutes : elle est présentée comme la plus haute de France. Sur le flanc nord du rocher de Pierrelatte, le grand mur est celui d’un château d’eau bâti en 1953, puis désaffecté une dizaine d’années plus tard. En 1960, le Commissariat à l’énergie atomique installe à Pierrelatte une usine d’enrichissement de l’uranium ; le site nucléaire du Tricastin se développe, et la population de Pierrelatte triple en quelques années.
Des crocodiles dans la plaine. En juillet 1994, une serre tropicale peuplée de crocodiles ouvre ses portes à Pierrelatte. Elle a d’abord été chauffée par l’eau chaude du circuit de refroidissement des compresseurs de l’usine Eurodif voisine ; depuis l’arrêt de cette usine, en 2012, une centrale de cogénération au bois a pris le relais. Le site réunit environ 1 200 animaux, dont 350 crocodiliens et 150 oiseaux en vol libre, au milieu de 600 espèces et variétés de plantes tropicales. Ses bassins et aquariums contiennent 1 200 m³ d’eau, et une quinzaine de guides et de soigneurs y travaillent.
La truffe, les vignes et les villages perchés. À l’est de la ville, les collines du Tricastin portent les vignes de l’appellation grignan-les-adhémar et la truffe noire. Saint-Paul-Trois-Châteaux, l’ancienne Augusta Tricastinorum, capitale gallo-romaine des Tricastins, vend ses truffes le dimanche matin de décembre à mars. La Garde-Adhémar, qui porte le label des Plus Beaux Villages de France, conserve une église Saint-Michel romane du XIIe siècle, à deux absides, et un jardin des herbes créé en 1990, labellisé Jardin remarquable, qui rassemble sur 3 000 m² plus de 200 espèces de plantes, surtout médicinales. En contrebas, la chapelle du Val-des-Nymphes est le vestige d’un prieuré bénédictin des XIe et XIIe siècles. À Clansayes, une statue de la Vierge couronne depuis 1859 un donjon de 15 mètres, d’où la vue porte jusqu’aux Cévennes. Plus au sud-est, le château de Suze-la-Rousse, propriété du Département depuis 1965, garde la salle de jeu de paume aménagée en 1564 pour la venue de Charles IX et de Catherine de Médicis.
Pour poursuivre le voyage, la page Montélimar présente la ville du nougat, à 20 km au nord, et la page Drôme le reste du département. Sur l’autre rive du Rhône commence l’Ardèche, et au sud de Bollène le Vaucluse. Sur Totem Adventure, les activités et les prestataires de Pierrelatte et de ses environs sont classés par type d’expérience, sur la carte de la région Auvergne-Rhône-Alpes.
À retenir
- Pierrelatte compte 13 756 habitants, les Pierrelattins (Insee, 2023). Commune du sud-ouest de la Drôme, dans la plaine du Tricastin, à 20 km de Montélimar à vol d’oiseau.
- Le rocher, bloc de calcaire de 32 m qui a donné son nom à la ville, est un site classé depuis le 16 avril 1921 ; accès libre et gratuit de 8 h à 20 h.
- Louis XI fait élever un château fort sur le rocher en 1475 ; il est rasé au XVIIe siècle.
- Le musée municipal Yvon-Gueret, gratuit, occupe une ancienne prison au pied du rocher (archéologie, paléontologie, minéralogie).
- Le canal de Donzère-Mondragon (1947 à 1952) alimente l’usine André-Blondel, inaugurée le 25 octobre 1952 ; l’écluse de Bollène, à 9 km, a une chute de 23 m.
- Une serre tropicale ouverte en 1994, à 2 km du centre, abrite 350 crocodiliens parmi environ 1 200 animaux.
- En cas de canicule : baignade surveillée au lac de Pignedoré (du 29 juin au 30 août, de 13 h 30 à 18 h 45), bassin extérieur de 50 m à la piscine municipale, grotte de Saint-Marcel à 14 °C (13,5 km).
- Marché le vendredi matin, place du Champ-de-Mars et place de l’Église ; marché aux truffes le dimanche matin à Saint-Paul-Trois-Châteaux, de mi-décembre à début mars.
- À 5 km, La Garde-Adhémar (Plus Beaux Villages de France) : église Saint-Michel du XIIe siècle et jardin des herbes de 3 000 m².
Préparer sa visite à Pierrelatte : les questions fréquentes
Avant de venir à Pierrelatte, on nous demande surtout quoi faire avec des enfants, où trouver de la fraîcheur l’été, si l’on peut se baigner au lac et comment visiter l’écluse de Bollène. Les réponses ci-dessous s’appuient sur les informations de la commune, de l’office de tourisme Drôme Sud Provence, des fiches Drôme Provençale et de la presse locale, relevées en octobre 2026. Les distances sont données à vol d’oiseau.
Commencez par la serre tropicale, à 2 km du centre : 350 crocodiliens, des tortues géantes et 150 oiseaux en vol libre, sur un parcours de plain-pied, avec des nourrissages pédagogiques. Le musée Yvon-Gueret, gratuit, montre fossiles et minéraux au pied du rocher. Au lac de Pignedoré, les enfants trouvent aires de jeux, mini-golf, skate-park et, l’été, une baignade surveillée. À partir de 8 ans, ils peuvent suivre la visite guidée de l’usine André-Blondel et de l’écluse de Bollène, à 9 km.
Visitez le rocher et le centre ancien tôt le matin. L’après-midi, la baignade est surveillée au lac de Pignedoré de 13 h 30 à 18 h 45, du 29 juin au 30 août, et la piscine municipale ouvre l’été son bassin extérieur de 50 mètres. Pour la fraîcheur sans baignade, la grotte de Saint-Marcel, à 13,5 km, reste autour de 14 °C toute l’année. À l’abri du soleil, le musée Yvon-Gueret, gratuit, ouvre l’après-midi en été, et la serre tropicale reste entre 25 et 30 °C.
Oui, dans la zone réservée à la baignade. En 2026, des maîtres-nageurs l’ont surveillée tous les jours de 13 h 30 à 18 h 45, du 29 juin au 30 août. L’accès est gratuit, et le site, chemin de Sérignan, ouvre de 7 h à 21 h 30 en juillet et en août. L’autre partie du plan d’eau accueille les sports nautiques sans moteur, avec votre propre matériel, car il n’y a pas de location. Les animaux ne sont pas admis.
C’est un bloc de calcaire urgonien de 32 mètres, isolé dans la plaine, qui a donné son nom à la ville, la « pierre large » en occitan. Louis XI y fit élever un château fort en 1475, rasé au XVIIe siècle. Exploité comme carrière de 1813 à 1913, le rocher a été racheté par la commune en 1919 et classé le 16 avril 1921. Il abrite le théâtre de verdure du Festival du Rocher et reste en accès libre de 8 h à 20 h.
Uniquement en visite guidée, sur réservation en ligne. En 2026, les visites individuelles sont proposées d’avril à fin octobre et durent environ deux heures, à partir de 8 ans, avec des chaussures plates et fermées. Le tarif est de 10 euros par adulte et de 5 euros par enfant. Le parcours mêle salle des machines, écluse, maquettes et films sur l’eau, le vent et le soleil comme sources d’énergie. Le site est à 9 km de Pierrelatte, et les photos y sont limitées dans certaines zones.
Bourg-Saint-Andéol (4 km) et son bas-relief de Mithra, La Garde-Adhémar (5 km), Saint-Paul-Trois-Châteaux (6 km) et sa cathédrale, Donzère (8 km) et son défilé, Clansayes (9 km), l’écluse de Bollène (9 km), Saint-Martin-d’Ardèche et la sortie des gorges (13 km), la grotte de Saint-Marcel (13,5 km), le château de Suze-la-Rousse (15 km) et Montélimar (20 km). Distances à vol d’oiseau depuis la mairie de Pierrelatte.
