Quels sont les incontournables à voir à Salon-de-Provence ?
Trois sites concentrent l’essentiel du patrimoine salonais : le château de l’Empéri, la collégiale Saint-Laurent et la vieille ville avec sa porte de l’Horloge. Le château domine la cité depuis son éperon rocheux ; son musée de l’Empéri conserve la collection Raoul et Jean Brunon, consacrée à l’histoire militaire française de Louis XIV à la Première Guerre mondiale (billet plein tarif : 6 €). La collégiale Saint-Laurent, achevée en 1480, abrite le tombeau de Nostradamus, à deux pas de sa maison natale dans les ruelles voisines. Un peu plus loin, la porte de l’Horloge, bâtie entre 1626 et 1664, et la fontaine moussue typique du vieux Salon complètent une promenade dans le centre ancien. Notre page dédiée à Salon-de-Provence détaille l’ensemble du patrimoine et des activités de la ville.
Que faire à Salon-de-Provence en famille ?
À moins de 15 minutes de route, les familles trouvent un château médiéval entouré d’un parc animalier, une steppe protégée peuplée d’oiseaux rares et les rives d’un vaste plan d’eau salé. Le château de la Barben, à 10,4 km du centre-ville, surplombe un parc paysager où évoluent librement de nombreuses espèces animales. Plus au sud, la réserve naturelle nationale des Coussouls de Crau protège sur 7 411 hectares un écosystème steppique unique en France, entretenu depuis le Néolithique par le pâturage de quelque 60 000 moutons : elle abrite 150 espèces d’oiseaux, dont l’outarde canepetière et le ganga cata. Du côté de l’étang de Berre, l’une des plus grandes lagunes salées d’Europe (155 km², 75 km de rives), les plages permettent la baignade et les premières sorties à la voile. En ville, les ateliers de fabrication du savon de Marseille, encore en activité, ouvrent leurs portes aux visites en famille pour découvrir un savoir-faire local vieux de plusieurs générations.
Où profiter de Salon-de-Provence gratuitement ou à petit budget ?
Le musée de l’Empéri est gratuit le premier dimanche de chaque mois ainsi que pour les moins de 26 ans ; le reste du temps, le billet plein tarif reste à 6 €. Le tombeau de Nostradamus, dans la collégiale Saint-Laurent, se visite librement. Les marchés rythment la semaine sans qu’il soit nécessaire de dépenser un centime pour en profiter : grand marché du mercredi matin sur les cours et la place du Général-de-Gaulle, marché des producteurs le samedi matin place Morgan, marché bio le même jour place Saint-Michel. Pour les amateurs de nature, les sentiers de la Chaîne des Côtes et le tracé du GR2013, qui relie Salon-de-Provence à Pélissanne, offrent des randonnées gratuites aux portes de la ville.
Que découvrir aux alentours de Salon-de-Provence ?
Au-delà du château de la Barben (10 km) et des rives de l’étang de Berre, deux excursions méritent le détour pour qui dispose d’une demi-journée. La réserve des Coussouls de Crau, à une vingtaine de kilomètres au sud vers Saint-Martin-de-Crau, permet d’observer la steppe et son avifaune protégée. Un peu plus loin, à 41 km et 38 minutes de route, Les Baux-de-Provence, classé parmi Les Plus Beaux Villages de France, ouvre l’accès au massif des Alpilles. Pour organiser un séjour plus large en région, notre page dédiée à la Provence-Alpes-Côte d’Azur recense les autres destinations du territoire.
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Où découvrir les produits du terroir à Salon-de-Provence ?
Le terroir salonais tient en quatre produits : l’huile d’olive, le savon de Marseille, le foin de Crau et les vins de l’étang de Berre. Surnommée dès le XIXe siècle « la ville de l’huile et du savon » sur le modèle marseillais issu de l’édit de Colbert de 1688, Salon-de-Provence a bâti sa prospérité sur le commerce de l’huile d’olive, un essor accéléré par l’arrivée du chemin de fer en 1873. Plusieurs moulins familiaux de la campagne environnante perpétuent aujourd’hui cette tradition sous l’appellation d’origine protégée Huile d’olive de Provence, avec visite du moulin et dégustation. Les ateliers savonniers du centre-ville transforment toujours l’huile locale selon le procédé traditionnel du savon de Marseille. Au sud, la plaine irriguée depuis le XVIe siècle par le canal de Craponne produit le foin de Crau, seul fourrage d’Europe distingué par une appellation d’origine. Enfin, les vignes de l‘AOC Coteaux d’Aix-en-Provence, qui encerclent l’étang de Berre, bordent la commune côté sud et ouest. Tous ces produits se retrouvent sur les étals du marché du mercredi matin et du marché de producteurs du samedi, place Morgan.
Où camper à Salon-de-Provence et dans ses environs ?
Trois ambiances se distinguent pour le camping autour de Salon-de-Provence : la campagne oléicole au sud de la ville, les rives de l’étang de Berre à une quinzaine de kilomètres, et l’axe vers les Alpilles en direction des Baux-de-Provence. Les terrains installés parmi les oliveraies et les champs de la plaine de la Crau offrent un cadre calme, souvent complété d’hébergements atypiques — cabanes, tentes équipées, roulottes — pour les séjours en famille. Sur l’étang de Berre, les campings profitent d’un accès direct aux plages et aux activités nautiques. Plus au sud-est, vers les Alpilles, quelques terrains permettent de rayonner facilement vers Les Baux-de-Provence tout en restant à moins de 30 minutes du centre historique de Salon.
Où dormir à Salon-de-Provence ?
Deux profils d’hébergement se complètent à Salon-de-Provence : les adresses de caractère du centre historique, aux pieds du château de l’Empéri, et les mas provençaux disséminés dans la campagne environnante, au milieu des oliveraies. En cœur de ville, les hôtels de charme occupent souvent d’anciennes bâtisses des ruelles proches de la collégiale Saint-Laurent, à quelques minutes à pied des monuments et des cours ombragées. À la campagne, les mas et bastides offrent un cadre plus calme, entre plaine de la Crau et premiers reliefs de la Chaîne des Côtes. Salon-de-Provence, située au croisement des autoroutes A7 et A54, compte aussi des hôtels pratiques en périphérie, appréciés des visiteurs de passage ou venus assister à un meeting de la Patrouille de France.
Que faire à Salon-de-Provence : visites et activités
Salon-de-Provence, de la cité des archevêques à la ville de l’astrologue
Dès le Xe siècle, un premier fort se dresse sur l’éperon rocheux qui domine aujourd’hui la vieille ville : il devient le siège du pouvoir temporel des archevêques d’Arles sur Salon. À partir du XIe siècle, ces derniers deviennent vassaux du Saint-Empire romain germanique jusqu’en 1481, ce qui vaut au château son nom d’Empéri. Les archevêques le transforment en résidence palatiale au XVIe siècle et l’occupent jusqu’à la Révolution, en 1792.
C’est dans cette ville sous influence archiépiscopale que le médecin et astrologue Michel de Nostredame, dit Nostradamus, choisit de s’installer en 1547 : il s’y marie la même année avec Anne Ponsard, dont il aura six enfants, et achète la maison de la rue qui porte aujourd’hui son nom. En 1555, il y publie Les Prophéties, qui le propulsent sur le devant de la scène ; la reine Catherine de Médicis, qu’il rencontre une première fois à Paris en 1556, vient elle-même le consulter au château de l’Empéri en 1564. Nostradamus meurt à Salon en 1566, dix-neuf ans après s’y être établi ; sa sépulture demeure dans la collégiale Saint-Laurent.
Un séisme frappe la région en 1909 et endommage sérieusement le château, restauré à partir de 1920. Au tournant du XXe siècle, Salon connaît une seconde mue : le commerce de l’huile d’olive, dopé par l’arrivée du chemin de fer en 1873, fait de la ville une rivale de Marseille pour l’huile et le savon. En 1964, l’installation de la Patrouille de France sur la base aérienne 701 ouvre un nouveau chapitre, toujours d’actualité aujourd’hui, tandis que le château de l’Empéri, désaffecté par les archevêques depuis la Révolution, retrouve une vocation culturelle en 1967 en accueillant le musée militaire de la collection Brunon.
Une ville rythmée par ses festivals, de mars à août
Trois rendez-vous récurrents structurent le calendrier salonais. Dès la mi-mars, le festival des Rencontres Cinématographiques de Salon-de-Provence anime les salles de la ville sur une dizaine de jours (34e édition du 13 au 22 mars 2026). Début mai, la fête de la Transhumance fait descendre plus de 1 200 moutons dans les rues du centre-ville, dans le cadre de la Semaine provençale qui réunit aussi le grand marché provençal de la place Morgan. Enfin, début août, le château de l’Empéri accueille depuis 1993 le Festival International de Musique de Chambre de Provence, fondé par les musiciens Éric Le Sage, Paul Meyer et Emmanuel Pahud : chaque année, une trentaine de solistes internationaux s’y produisent (34e édition en 2026). À cela s’ajoutent les journées européennes du patrimoine de septembre, l’une des rares occasions de pénétrer sur la base aérienne 701, habituellement fermée au public.
À retenir
- Salonais et Salonaises, 44 194 habitants au recensement 2023, 7 030 hectares, à 35 km d’Aix-en-Provence, 52 km de Marseille et 55 km d’Avignon.
- Château de l’Empéri : un des trois plus grands châteaux forts de Provence avec le palais des Papes d’Avignon et le château de Tarascon, résidence des archevêques d’Arles jusqu’en 1792, musée depuis 1967 (collection Raoul et Jean Brunon, histoire militaire de Louis XIV à 1918), billet à 6 €.
- Nostradamus installé et marié à Salon en 1547, auteur des Prophéties publiées en 1555, reçoit la reine Catherine de Médicis au château de l’Empéri en 1564, mort en 1566, tombeau à la collégiale Saint-Laurent (construite de 1344 à 1480).
- Porte de l’Horloge, vestige de l’enceinte fortifiée de la vieille ville, construite de 1626 à 1664.
- Patrouille de France basée depuis 1964 à la base aérienne 701, entraînements aériens visibles au-dessus de la ville d’octobre à avril.
- Réserve naturelle nationale des Coussouls de Crau : 7 411 hectares protégés depuis 2001, 150 espèces d’oiseaux dont l’outarde canepetière et le ganga cata, pâturage de 60 000 moutons.
- Étang de Berre : 155 km² (15 500 hectares) et 75 km de rives, une des plus grandes lagunes salées d’Europe, à une quinzaine de kilomètres du centre-ville.
- Terroir à moins de 45 km : huile d’olive AOP de Provence et savon de Marseille en ville, foin de Crau AOP au sud, AOC Coteaux d’Aix-en-Provence autour de l’étang de Berre, Les Baux-de-Provence (Plus Beaux Villages de France) à 41 km.
Foire aux questions sur Salon-de-Provence
Voici les réponses aux questions que se posent le plus souvent les visiteurs avant de préparer leur venue à Salon-de-Provence.
Salon-de-Provence compte environ 45 000 habitants, appelés Salonais et Salonaises, ce qui en fait l’une des principales villes du nord du département des Bouches-du-Rhône.
Nostradamus s’y installe et s’y marie en 1547, y publie Les Prophéties en 1555, et y reçoit la reine Catherine de Médicis au château de l’Empéri en 1564. Il meurt à Salon en 1566 et repose dans la collégiale Saint-Laurent.
L’entrée est payante (6 € plein tarif) sauf le premier dimanche de chaque mois et pour les visiteurs de moins de 26 ans, qui bénéficient d’un accès gratuit toute l’année.
Le grand marché hebdomadaire se tient le mercredi matin sur les cours et la place du Général-de-Gaulle. Le samedi matin, un marché de producteurs anime la place Morgan et un marché bio la place Saint-Michel.
Trois rendez-vous rythment le calendrier : les Rencontres Cinématographiques à la mi-mars, la fête de la Transhumance et ses 1 200 moutons début mai, et le Festival International de Musique de Chambre de Provence au château de l’Empéri début août.
Une journée suffit pour le centre historique. Comptez un week-end complet pour combiner la ville avec ses environs proches (étang de Berre, château de la Barben) et une excursion aux Baux-de-Provence.